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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 04:53
Le fait du Mystique et Le Vendredi Saint - La Passion du Christ
 
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 SAINTE VÉRONIQUE DE BINASCO OU DE MILAN)(1445-1497)
SAINTE VÉRONIQUE DE BINASCO +  passion du Christ  =>

 SAINTE VÉRONIQUE DE MILAN +  passion du Christ  =>

La religion

http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9ronique_de_Milan


Assomption de Véronique de Milan, fresque de Luigi Migliavacca (it), église de Binasco, XXe siècle
Giovanna Negri est née à Binasco près de Milan dans une famille très modeste de fermiers. Pieuse et solitaire, elle tente d'entrer en 1463 au couvent franciscain de Sainte-Ursule à Milan, puis à celui des Augustines où elle est repoussée à chaque fois en raison de son analphabétisme. Aussi, travaillant le jour, elle entreprend, seule, la nuit, l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. La Vierge Marie lui serait alors apparue, un jour de doute, pour lui enseigner ce qu'elle devait savoir. « Bannissez cette inquiétude, il suffit que vous connaissiez trois lettres : la première, est cette pureté de cœur qui consiste à aimer Dieu par-dessus tout, et à n'aimer les créatures qu'en lui et pour lui ; la seconde, est de ne murmurer jamais, et de ne point s'impatienter à la vue des défauts du prochain, mais de le supporter avec patience, et de prier pour lui ; la troisième, est d'avoir chaque jour un temps marqué pour méditer sur la passion de Jésus-Christ »[3].
Après trois ans de préparation, elle entre finalement au Monastère des filles Ermites de l'Ordre de Saint-Augustins, à Milan, sous le titre de Sainte Marthe[4],[5], à l'âge de 22 ans, en 1466-1467, elle a de nombreuses extases mystiques, mais n'en continue pas moins à travailler avec ferveur. Admise comme sœur converse, elle récoltait des aumônes en porte à porte dans les villes, malgré de grands maux de tête et d'estomac[6].
Elle reçoit en 1494 une vision du Christ qui lui donne un message pour le pape Alexandre VI, qu'elle rencontre le 5 septembre 1495 à Rome.

ÉLISABETH DE LA TRINITÉ
 ÉLISABETH CATEZ(1880-1906) CARMÉLITE, BIENHEUREUSE
ÉLISABETH DE LA TRINITÉ +  passion du Christ  =>

Elisabeth, la passion de la Trinité

Elle avait un tempérament de feu, était un être aux désirs fous que seul un « amour insensé » pouvait combler. Elisabeth de la Trinité est morte il y a cent ans
4/11/06 - 20 H 36 - Mis à jour le 3/11/06 - 10 H 48
Sur internet
Il a entrevu sa photo sur un présentoir, dans l'allée d'une grande église humide et sombre.
En ce temps-là, il ne croyait pas en Dieu.
Mais il aimait les images.
« Qui est-ce ? », a-t-il demandé à une religieuse.
 « Élisabeth de la Trinité », a répondu celle-ci, avant de préciser :
« Elle est morte au carmel de Dijon, elle avait 26 ans et avait écrit une prière qui commence ainsi :
 "Ô mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible.". »
Il n'a pas vraiment compris l'intérêt de « s'oublier », mais il a acheté l'image.
Après quoi, intrigué, il a cherché un livre qui racontait la vie de cette jeune fille.
 Puis, après vingt-trois ans de tergiversations et de scrupules, il a décidé de raconter son histoire.
 Le livre a paru sous le titre Élisabeth Catez, ou l'obsession de Dieu (1).
 Pourquoi l'écrivain Didier Decoin, habitué à mettre en scène des héroïnes tourmentées, a-t-il voulu conter son existence ? « Parce qu'Élisabeth n'est pas une héroïne.
Juste une fille jeune que Dieu aimait et qui aimait Dieu. »
Que dire de cette jeune fille ?
Elle est née le 18 juillet 1880 au camp d'Avord, à 21 kilomètres de Bourges, où son père était officier.
Naissance mouvementée.
 Deux ans plus tard, le capitaine Catez est muté à Dijon.
 C'est là que naît bientôt la cadette, Marguerite.
 Mais, en 1887, le père meurt brutalement dans les bras de son aînée, alors âgée de 7 ans.
Heureusement, sa veuve Marie a de l'énergie à revendre et des amis un peu partout,
 qu'elle s'est faits au hasard des mutations de son mari.
 Elle déménage et se met à voyager avec ses deux petites filles
 - ce qui fera d'Élisabeth une épistolière acharnée.
 Celle-ci n'a pourtant rien d'une petite fille rangée.

Le lourd rideau noir retombe

Turbulente, émotive, elle est aussi coléreuse et supporte mal d'être reprise par l'institutrice
 qui vient la faire travailler à la maison.
 En revanche, elle excelle en musique.
 À l'âge de 13 ans, elle décroche le premier prix de solfège et de piano du conservatoire de Dijon.
 Mais Élisabeth a un secret : elle veut être religieuse.
 À l'âge de 7 ans, elle l'a confié au curé de sa paroisse.
Sa mère fut alors tellement déchirée par ce cri du coeur de sa fille que, depuis, elle n'en parle plus
. Tout juste laisse-t elle entrevoir son émerveillement lorsque la prieure du carmel proche de chez elle lui apprend,
 le jour de sa première communion, que son prénom Élisabeth signifie « Maison de Dieu ».
 C'est toujours en secret que, pendant l'été 1894, elle se lie à Jésus et fait voeu de virginité.
Tant de détermination ne l'empêche pas de saisir le bonheur.
 Entre deux échappées vers la montagne ou les bords de mer, elle goûte chaque instant offert.
 Ses lettres abondent de détails sur les repas pris chez les uns chez les autres, les parties de tennis,
 la saveur des framboises ou des raisins,
 la jolie bague qu'une amie de la famille lui offre,
 et ce chignon qui lui donne « un air tout à fait important ».
Ce n'est qu'à l'approche de ses 18 ans qu'Élisabeth commence à souffrir de devoir garder le silence
sur celui qu'elle appelle son « Fiancé »,
 et sur sa vocation.
 Sa mère, en effet, a été très claire :
 elle pourra entrer au Carmel quand elle aura 21 ans,
 si c'est toujours son désir, mais pas avant.
 Dans la patience qui est exigée d'elle,
 elle se forge une spiritualité d'union à Dieu et de participation aux souffrances du Christ.
Écartelée, elle reste enjouée, toujours partante pour une danse,
 une excursion ou
 une soirée de musique,
attirant les uns,
 charmant les autres par sa seule présence,
accueillant tout sans limites,
 puisque tout lui parle de Dieu.
 Et c'est en silence qu'elle murmure le nom béni de celui qui habite en elle,
 qu'elle appelle aussi « mes Trois » depuis ce jour de février 1990
 où elle a rencontré le P. Vallée,
 un dominicain qui a élargi son amour passionné du Christ à la contemplation de la Trinité,
exaltée comme incandescence d'amour.
Les portes du Carmel vont pourtant finir par s'ouvrir.
 Derniers voyages.
Dernières visites.
 Et nouvelle souffrance de faire souffrir sa mère -
qui accepte désormais sans réserve la volonté de Dieu -
et sa soeur.
Enfin, le 2 août 1901, à 8 heures,
 les trois femmes pénètrent dans la chapelle,
assistent à la messe.
Puis Élisabeth s'avance vers la clôture.
 La sous-prieure, Mère Germaine de Jésus, l'accueille.
 Bientôt la grille se referme.
 Le lourd rideau noir retombe.

« Ô mon Dieu, Trinité que j'adore »

D'emblée, Élisabeth est enchantée par sa nouvelle vie.
 Du moins le tableau qu'elle en dresse est-il idyllique.
 « Ici, écrit-elle, il n'y a plus rien que Lui.
 On le trouve partout, à la lessive comme à l'oraison. »
 Comble de joie, le 8 décembre, elle prend l'habit.
 Mais son noviciat sera une éprouvante traversée du désert.
 Jusqu'à sa profession, le 11 janvier 1903, elle se reconnaît même « au comble de l'angoisse ».
Mais elle se laisse purifier au creuset de l'amour :
 « Il faut nous laisser transformer en une même image avec Lui,
 et cela tout simplement,
 en aimant tout le temps de cet amour qui établit l'unité entre ceux qui s'aiment »,
 écrira-t-elle.
 Un an après ses voeux,
 elle condense son idéal contemplatif dans les mots de son «cher saint Paul» :
 n'être plus que « louange de gloire ».
Puis, dans un texte qui a fait le tour du monde,
écrit le soir du 21 novembre 1904,
 elle formule sa prière
 « Ô mon Dieu, Trinité que j'adore ».
Ce chemin de l'amour passe par la souffrance.
 À partir de 1905, Élisabeth voit sa santé décliner du fait de la maladie d'Addison.
 Grande fatigue.
 Terribles douleurs.
 La Croix devient pour elle le lieu d'identification au Christ.
 « Si vous saviez quelle oeuvre de destruction je sens en tout mon être ;
c'est la route du calvaire qui s'est ouverte,
 et je suis toute joyeuse d'y marcher comme une épouse à côté du divin Crucifié »,
écrit-elle.
 Jusqu'au dernier moment, elle trouve un sourire, un petit mot pour ses soeurs.
Elle fait aussi des recommandations à ses amies :
« Marquez tout du sceau de l'Amour, leur dit-elle.
 Je vous laisse ma foi en la présence de Dieu,
 du Dieu tout amour habitant en nos âmes.
Je vous le confie. »
 Élisabeth meurt le 9 novembre 1906, à 26 ans.
En 1980, lors du centenaire de sa naissance,
 Mgr Albert Decourtray,
 alors évêque de Dijon,
 donnait une clé pour comprendre pourquoi,
aujourd'hui encore,
cette jeune carmélite demeurait si intensément « présente » aux hommes de tous horizons :
 « À un excès d'amour, résumait-il,
 Élisabeth a répondu par un autre excès :
la foi,
 la foi en l'amour de Dieu. »
Martine de SAUTO
 
(1) éd. Cerf, 2003
4/11/06 - 20 H 36 - Mis à jour le 3/11/06 - 10 H 48

    
http://blog.libnanews.com/instrumentdepaix/files/2008/03/catherineiconjpg-797355.jpgNée en 1347 à Sienne, elle est la plus jeune d'une famille nombreuse. Dès son enfance elle marque sa volonté d'être entièrement au Seigneur. A l'âge de six ans, elle a une vision du Seigneur la bénissant, en l'église saint Dominique.
A l'âge de 7 ans, elle fait voeux de virginité perpetuelle, et sait persevérer dans ce sens même lorsqu'à partir de ses 12 ans ses parents tentent de la marier.
 
A l'âge de 15 ans, elle entre dans le Tiers Ordre dominicain où elle vit à la fois l'action et la contemplation.
 
C'est le Christ Lui même qui la forme à la vie intérieure, c'est Lui qui lui apprend à lire et à écrire, Il prie les offices divin avec elle, Il partage Sa Passion avec elle, lui donnant les stigmates de ses blessures. Jésus prend même le coeur de sainte Catherine, mettant le Sien à la place.
Sa vie devenue souffrance perpétuelle, elle l'offre pour la Gloire de Dieu et le Salut de l'Eglise. Cette soufrance devient alors la forme visible de l'action invisible du Christ : ce n'est plus Catherine qui vit, mais c'est le Christ qui vit en elle !
 
C'est elle qui persuada le pape Grégoire XI de quitter Avignon pour retourner à Rome, mettant fin au grand Schisme de l'Eglise d'Occident.
 
Elle meurt à Rome le 29 avril 1380, est canonisée en 1461 par Pie II et est déclarée docteur de l'Eglise par Paul VI en 1970.
Elle est depuis 1866 sainte patronne de la communication et depuis 1999 sainte patronne de l'Europe
La Passion de Jésus
selon Angèle de Foligno

 
 
 Introduction
Le pardon, tendresse de Dieu
"Père! Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font."
 
Avertissement
 Les Évangélistes sont relativement discrets lorsqu'ils parlent de la Passion de Jésus. On peut le comprendre: ils s'étaient tous enfuis, sauf Jean... Au pied de la Croix il n'y avait que Marie, Jean, et Marie-Madeleine... Vinrent ensuite Joseph d'Arimatie et Nicodème, mais Jésus était déjà mort...
 Avec juste raison, l'Église est très prudente face aux révélations privées. Pourtant, dans quelques cas rarissimes, elle a proclamé bienheureux, et même saints, certains mystiques qui ont "vécu" dans leur chair la Passion de Jésus, ou qui y ont "assisté". À une époque où les contre-vérités s'efforcent d'étouffer la vérité, où tant de gens émettent des opinions souvent erronées qui sèment le doute dans les coeurs, il a semblé utile de faire revivre la Passion de Jésus racontée par des mystiques dont la sainteté est certaine. Naturellement, il n'est pas question de prendre leurs récits au pied de la lettre, mais simplement de méditer, grâce à eux, tout ce que Jésus a accepté de souffrir pour nous sauver, nous qui sommes pécheurs, car Il nous aime.
 L'auteur de la présente étude a retenu quatre mystiques bien connues:
 Angèle de FOLIGNO (1248-1309),                      +  passion du Christ  =>
 
Même si parfois l'auteur ajoute quelques méditations personnelles, aucun commentaire n'accompagne les textes cités. Seuls des résumés de chapitres ou de paragraphes ont été introduits, afin d'assurer une bonne compréhension.
 Il ne faut surtout pas oublier que tout ce qui suit n'est qu'une longue méditation. Avec tous ceux qui se sont penchés avec amour sur la Passion de Jésus, et, en parallèle sur celle de Marie, les lecteurs pourront parfois réagir, mais ils ne devront jamais perdre de vue que Jésus a vécu sa Passion pour sauver tous les hommes. Et ils verront combien Il y a associé sa Mère. Jésus et Marie étaient sans péché, ce qui n'est pas le cas des hommes. Tous les hommes sont pécheurs; il est donc juste et normal que, parfois, d'une manière ou d'une autre, ils deviennent participants de ce drame dont l'ampleur est véritablement à la taille du cosmos.

 Avant-Propos
 Avant de commencer une étude contemplative sur la Passion du Christ, il est indispensable de prier longuement. Cette prière conduit forcément au pardon. En effet, une des toutes dernières paroles de Jésus sur la Croix, quelques instants avant de mourir, a en effet été d'implorer le Père pour qu'Il pardonne à ses bourreaux, ces derniers ne "sachant pas vraiment ce qu'ils faisaient".
 Humainement parlant, ils croyaient au contraire bien savoir ce qu'ils faisaient: ils avaient condamné un homme qui s'était dit le Fils de Dieu, le Fils du Très-Haut, blasphème horrible pour les juifs de cette époque. Il y avait une autre raison, moins avouable, celle-là: ils avaient aussi très peur que ce Messie vers qui tout le peuple courait ne les supplantât et ne prît un jour leur place...
 Pourquoi alors Jésus dit-Il: "Ils ne savent pas ce qu'ils font?" Je pense qu'il faut ici étendre ce "ils" à tous les Chrétiens qui se confessent, ou qui ne se confessent plus, car eux non plus, en péchant, ne savaient pas vraiment ce qu'ils faisaient...
 Nous Chrétiens qui nous confessons, nous pensons avoir simplement égratigné la justice, avoir mal aimé nos frères, avoir transgressé la Loi ou la morale. Ce faisant, nous pensons surtout à nous. Nous avons aussi un peu la crainte de Dieu, mais crainte prise dans son sens le plus restrictif et vengeur d'une justice purement humaine, et nous exprimons le regret de nos fautes. Mais soyons francs: ce regret nous concerne essentiellement, nous voulons mettre notre conscience en ordre, et, si nous savons vraiment ce que nous faisons, nous avons également peur de mettre en cause notre devenir éternel. Quand nous récitons l'acte de contrition, même si cette récitation n'est pas trop machinale, elle reste le plus souvent entachée de craintes très humaines et très égoïstes.

 Remarque d'ordre général
 Les révélations privées ne sont pas articles de foi; la Révélation, en effet, est close depuis la mort du dernier des apôtres. Cependant Dieu peut accorder à certains voyants des éclairages jusque-là passés sous silence ou inaperçus, ou encore donner quelques compléments susceptibles de fortifier la foi des fidèles amenés à vivre, à certaines époques, des évènements douloureux ou déconcertants.
 Les révélations privées ne sont pas articles de foi. Elles peuvent parfois surprendre, voire choquer, mais elles ne laissent jamais le lecteur indifférent. Souvent même, certains aspects sont appelés à devenir des sujets de méditation fructueux.

 Méditation Préliminaire
 Écoutons maintenant la prière de Jésus, sur la Croix: "Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." Écoutons-Le avec le coeur et essayons de le comprendre, essayons de découvrir tout ce que contiennent ces quelques mots. J'ai fait cette expérience, et soudain je compris, et je fus comme saisie d'une épouvante métaphysique. Soudain je crus savoir ce que je faisais quand je commettais un péché et je restai hébétée, atterrée... Car en fait, quand je pèche, je blesse l'Amour, je fais souffrir Dieu Lui-même; pas seulement le Fils qui souffre sa Passion et continue à verser telle goutte de sang pour moi, aujourd'hui. Mais je touche le Coeur du Père, je Le blesse réellement dans son amour. Car l'Amour, fût-il Dieu, l'Amour pleure quand celui qu'Il aime ne répond pas à son Amour. Je fais pleurer Dieu quand, par mon péché, je refuse son amour! Cette découverte était tellement immense que je restai sans mot pour l'exprimer. Pourtant, il fallait bien que je poursuive la méditation qui devait me conduire à l'adoration du Fils de Dieu, et à l'Amour.
 L'Amour a façonné chacun de nous avec un Amour indicible. L'Amour nous a tout donné et, en plus, Il a voulu se donner Lui-même à nous. Il a voulu nous faire participants de sa vie, nous faire vivre de sa propre vie. Il voulait se donner à nous, nous unir à Lui, nous partager son bonheur... Et nous, nous disons non, et nous ne savons pas pourquoi! Nous refusons l'amour que Dieu nous donne, et nous ne savons pas pourquoi!!!...
 Comment exprimer ce que nous ressentons, ce qui ne peut pas être dit avec des mots humains, car ces mots n'existent pas. Prenons un exemple: un vieux couple. Les voyez-vous tous les deux, cet homme et cette femme, qui marchent la main dans la main pour se soutenir mutuellement. Jeunes, ils ont connu un grand amour, un amour passionné, celui qui donne la vie. Puis cet amour s'est élargi à chacun des enfants et à toute la famille, aux conjoints des enfants, aux petits enfants et maintenant aux arrière petits enfants. Depuis si longtemps qu'ils vivent ensemble ils n'ont même plus besoin de parler pour se comprendre: un simple regard suffit à dire un besoin, une affection, une tendresse. Car leur amour est devenu une immense tendresse qui les enveloppe, les attache l'un à l'autre de telle sorte qu'ils ne font plus qu'un. Ils pensent la même chose, ils aiment les mêmes personnes, ils connaissent les mêmes joies et ont les mêmes désirs. Ils ont les mêmes expressions, les mêmes intonations de voix. Et même physiquement ils se ressemblent. Et puis, on dirait qu'ils ont créé entre eux une extraordinaire complicité.
 Dieu voulait nous aimer ainsi, nous envelopper de sa tendresse infinie. Et nous, et moi, nous avons dit non. A la tendresse de Dieu, à l'onction de l'Amour, nous avons préféré des bagatelles... Chaque fois que nous commettons un péché, nous refusons la tendresse de Dieu, nous refusons l'Amour. Et nous blessons le Coeur de Dieu... C'est inouï! Cela le savions-nous? Y avions-nous jamais pensé...
 Jésus le savait, Lui, le Fils bien-aimé du Père, le Fils unique, qui a aimé jusqu'à vivre sa Passion, "son Baptême", jusqu'à accepter une croix d'infamie, une croix qui n'était pas encore la Croix glorieuse. Jésus connaissait la tendresse du Père, son Amour infini qui se donne sans cesse, infiniment, tendrement comme une mère attentive qui jamais n'abandonne ses enfants. Jésus savait exactement ce que faisaient ses bourreaux; Jésus savait ce que font vraiment les hommes quand ils pèchent, quand ils disent non à Dieu, même par légèreté, parce qu'ils n'ont rien compris à l'amour, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font, parce qu'ils ne savent pas que pécher, c'est faire de la peine à Dieu...
 Faire de la peine à Dieu? Blesser le Coeur de Dieu? Mon Dieu! Nous ne savions pas. Je ne savais pas ce que je faisais quand je m'éloignais de Vous.
 Mon Dieu, je suis bouleversée. Je ne savais pas. Je ne savais pas que chaque fois que nous préférons autre chose que Vous et votre amour, chaque fois que nous péchons, nous Vous faisons mal, Vous que pourtant nous prétendons aimer. Seigneur, pardonnez-nous, nous n'avions rien compris. Nous ne savions pas que Vous nous aimiez à ce point, jusqu'à sacrifier l'humanité de votre Fils unique.
 Maintenant je crois que nous pourrons méditer votre Passion, Jésus. Mais tenez sans cesse nos coeurs en éveil dans votre tendresse, votre tendresse de Dieu.
 Et puis, faites-nous souvenir aussi Seigneur, que si Vous êtes tendresse et amour, si Vous êtes pitié, Vous êtes aussi justice... et on ne bafoue pas indéfiniment votre justice. La contemplation de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, avec vos mystiques, en apporte une preuve irréfutable.
P. Leblanc
 
 La Passion de Jésus selon Angèle de Foligno
 
La spiritualité d'Angèle de Foligno (1248-1309)
 Angèle de Foligno est née en 1248, à Foligno, petite ville située à environ dix-sept kilomètres d'Assise. Ses parents étaient aisés, probablement nobles. Elle s'est mariée à vingt ans, et eut plusieurs fils. En 1288, tous les membres de sa famille proche étaient morts. C'est alors qu'elle se convertit totalement et entra résolument dans la voie de la pénitence. Elle n'a plus qu'un désir: en réponse d'amour, accorder sa vie à celle du Christ. En 1291, elle fut admise dans le Tiers Ordre de saint François. Elle bénéficia de nombreuses visions de la Passion du Christ, visions de plus en plus réalistes, et mourut en 1309.
 La Croix est au centre de la spiritualité d'Angèle. Elle voit, avec les yeux de l'esprit, de nombreuses scènes de la Passion du Christ. Les visions d'Angèle de Foligno sont, soit d'ordre sensible, soit d'ordre symbolique; elles peuvent être aussi des visions sans forme, probablement des visions dites intellectuelles: elle entend en effet le Christ lui parler et lui dire "des paroles très hautes qui ne peuvent pas être écrites."
 Pour Angèle, l'âme qui s'engage sur les voies de Dieu et de la pénitence doit parcourir trente pas. En ce qui concerne Angèle de Foligno, c'est à partir du 7ème pas qu'elle commença à tourner son regard vers la Croix. Au 8ème pas à la vue de la Croix, Angèle reçut une plus grande connaissance de la manière dont le Fils de Dieu était mort pour nos péchés, et elle sentit qu'elle l'avait elle-même crucifié. Le Christ lui dit en effet: "Je suis celui qui a été crucifié pour toi, qui a eu faim et soif pour toi, qui répandit son sang pour toi, tellement je t'ai aimée." Au 9ème pas, le chemin de la croix lui fut enseigné: pour aller à la croix elle devait se dépouiller de tout, c'est-à-dire pardonner à ceux qui l'avaient offensée, se dépouiller des choses terrestres, de tous ses amis et parents, de son avoir et d'elle-même, et donner son coeur au Christ.
 Au 10ème pas, Jésus lui demanda "de plonger son regard dans ses plaies... Jésus lui montrait les poils de sa barbe, de ses sourcils et de sa tête qu'on lui avait arrachés. Il énumérait toutes les flagellations... et Il disait: J'ai supporté tout cela pour toi."
 Au 11ème pas elle se mit à faire plus sérieusement pénitence, au 12ème, elle chercha la pauvreté, et au 13ème elle entra dans la douleur de la Mère du Christ et de Jean. Au 15ème pas, elle se centra sur Saint Jean et sur la Mère de Dieu: "Il lui était donné de comprendre que Saint Jean avait supporté une telle douleur, de la Passion et de la mort du Christ, et de la douleur de la Mère du Christ, qu'il fut plus que martyr."
 Au 16ème pas Angèle eut la révélation de son indignité et de ses péchés et se tourna vers la sainte Vierge pour obtenir la rémission de ses péchés. Au 17ème pas elle souffrit la Passion du Christ et les douleurs de Marie avec plus d'efficacité. Angèle reçut ensuite quelques révélations sur la familiarité divine, sur l'onction et la miséricorde divines, sur sa propre transformation en Dieu, et enfin sur l'union divine et l'Amour. Il convient d'ajouter qu'Angèle connut alternativement des périodes de désespoir, d'abandon total et souvent d'union intime avec Dieu.
 Une petite communauté entoura Angèle, de 1296 à sa mort en 1309, pour écouter ses enseignements. Elle fut déclarée bienheureuse le 11 juillet 1701, par le pape Clément XI.
 Remarque importante : Les citations en italique sont toutes extraites du Livre d'Angèle de Foligno, traduction de Jean-François Godet publiée par les Éditions Jérôme MILLON à partir du texte italien "Il libro della beata Angela da Foligno".
 
 La Passion de Jésus selon Angèle de Foligno
 
 

Avertissement important
 Angèle de Foligno n'a pas laissé de récit de la Passion du Christ qu'elle fut amenée à vivre à plusieurs reprises. Elle ne rapporte que quelques traits particulièrement saisissants des souffrances subies par Jésus dans son corps. Mais elle insiste beaucoup sur les douleurs intimes de l'âme de Jésus, douleurs qu'elle nous fait partager intensément. Elle montre comment nous sommes amenés à prendre en compte les douleurs de Jésus et à les vivre. Elle nous fait spécialement participer aux agonies de Jésus, notamment à Gethsémani, durant la flagellation et lors de sa mort sur la Croix.
Les souffrances physiques de Jésus
 Jésus dit à Angèle "qu'Il a souffert avec grande humilité et patience." Et Il énumérait une par une les souffrances de sa Passion dans tous ses membres, les peines et les paroles dures et injurieuses. Jésus dit: "La coupe que je bus était amère, mais, à cause de l'amour je la trouvais douce."
 Dès le début de sa Passion Jésus incita ses apôtres à prier pour ne pas entrer en tentation. Lui-même priait sans cesse: "Alors qu'Il priait plus intensément, sa sueur devint comme des gouttes de sang tombant à terre... Jésus alors priait pour nous... Il se laissa blasphémer, abaisser, injurier, prendre, emmener, flageller et crucifier, et toujours il resta comme quelqu'un d'impuissant. Cette pauvreté est un modèle pour notre vie; de cette pauvreté nous devons prendre exemple."
 Dans une autre de ses visions, Angèle contemple les résultats de l'écartèlement que Jésus dut subir pendant sa crucifixion: "Il semblait que toutes les articulations de ce corps béni étaient si disjointes, disloquées et désunies, à cause de la cruelle tension et de l'horrible traction infligées à ses membres virginaux, sur le gibet de la Croix, par les mains homicides de ces perfides. Les tendons et les jointures des os de ce corps très sacré semblaient avoir totalement quitté leur harmonie normale."

 Angèle parle également des cinq couteaux qui transpercèrent Jésus, Dieu et homme.
"-Le premier type de couteaux fut la cruauté perverse de ceux dont le coeur était obstiné contre Lui.
 -Le deuxième type de couteaux fut celui des langues criant contre Lui les choses les plus méchantes.
 -Le troisième type de couteaux fut celui des colères immenses et démesurées...
 -Le quatrième type de couteaux fut l'oeuvre qui consomma toute leur maudite intention, car ils firent contre Lui tout ce qu'ils voulurent.
 -Le cinquième type de couteaux qui transpercèrent le Christ furent ces clous terribles par lesquels ils Le fixèrent à la croix."
 
 
 
Les douleurs intimes de l'âme de Jésus - Les agonies de Jésus
 La passion de Jésus fut montrée à Angèle. Elle vit ce que le Christ voyait: "tous les coeurs dressés contre Lui de façon impie. Il vit tous les membres s'employer à détruire son Nom... Il vit toutes leurs subtilités contre Lui, le Fils de Dieu, la multitude de leurs desseins et l'énormité de leur colère. Il vit tous leurs préparatifs et toutes leurs cogitations afin de Le faire souffrir plus cruellement."
 Une autre fois il fut montré à Angèle la douleur aiguë que le Christ eut dans son âme... "Étant donné que l'homme n'offense pas Dieu avec le corps, mais avec l'âme, je me rends compte que l'âme du Fils de Dieu avait la plus grande raison d'avoir mal... Il a souffert à cause de la grande compassion qu'Il a eue pour ses élus... L'âme du Christ eut encore mal de toutes les douleurs et de toutes les peines qui furent infligées à son corps, car elles étaient toutes réunies dans son âme. Cette douleur si intense... faisait partie du plan divin... Je vois une telle douleur dans l'âme du Fils de la Sainte Vierge Marie, que mon âme en devient toute affligée et transformée en une douleur telle que je n'en ai jamais eue." Plus tard Angèle reçut la révélation que Jésus, l'homme de douleur, n'avait connu dans sa vie qu'une seule situation: la Croix, une Croix très amère et dans la pénitence.

 Pour mieux comprendre la Passion intime du Christ, il convient aussi de rapporter ce qu'Angèle de Foligno eut à connaître des sept douleurs du Christ.
"De toute éternité et de façon ineffable, le Christ fut uni au plan éternel de Dieu, ce qui rendit sa douleur extrême. Plus merveilleux en effet était le plan de Dieu, plus aiguë et intense fut la douleur du Christ.
 -Il y eut d'abord dans le Christ une douleur résultant de l'ineffable lumière divine qui Lui était donnée... Le Christ voyait en effet l'ineffable mesure de douleur extrême qui Lui était donnée,... et cette douleur, dont le plan divin fut la source et l'origine, serait cachée à toute créature.
 -Il y eut aussi dans le Christ une douleur très intense et aiguë, provenant de la compassion suprêmement admirable qu'Il eut pour le genre humain... Parce que le Christ aimait chacun de ses élus d'une façon ineffable et d'un amour viscéral, selon la mesure de chacun, Il ressentait, comme continuellement présentes à Lui, l'offense qui avait été ou qui serait commise, ainsi que la peine et les peines qu'ils (les hommes) devaient, à cause de cela, supporter. Il compatissait en portant leurs peines avec une douleur extrême.
 -Il y eut aussi dans le Christ une douleur provenant de la compassion pour Lui-même... car Il voyait que le Père L'avait envoyé pour porter dans sa propre personne les douleurs et les peines des élus.
-Il y eut aussi dans le Christ une douleur de compassion pour sa très douce Mère... qui, comme nous le verrons plus loin dans "La Passion de Marie" souffrit comme et avec son Fils et devint ainsi Corédemptrice.
-Il y eut aussi dans le Christ une douleur provenant de la compassion pour ses apôtres et ses disciples, à cause de la très violente douleur qu'ils devaient endurer... quand sa douce présence corporelle leur serait retirée.
 -Il y eut aussi dans le Christ une douleur violente et aiguë à cause de la gentillesse, de la noblesse et de la délicatesse de son âme..."

 Angèle de Foligno expose aussi les trois raisons que Jésus avait de crier son abandon.
 Jésus voulut nous montrer quelque chose de la douleur excessive qu'Il avait supportée pour nous:
"-Jésus cria pour prier, pour manifester Dieu et Lui. Dieu, en effet, ne pouvait pas être abandonné, mais Jésus se montra humain lorsqu'Il cria qu'Il était quasi abandonné par Dieu dans ses douleurs: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné?"
 -Jésus cria aussi pour manifester la douleur suraiguë et ineffable qu'Il avait supportée pour nous. C'est seulement pour nous qu'Il cria ces mots, pour nous faire connaître la douleur qu'Il avait supportée...
 -Le Christ cria aussi ces mots pour nous donner espoir et courage. Ainsi, même si nous sommes affligés et tourmentés, si nous nous sentons abandonnés dans des douleurs, nous ne sombrerons pas dans le désespoir...
 
 
 
Les trois compagnes du Christ
 Selon Angèle de Foligno, il est des douleurs qui furent les compagnes fidèles et continuelles de la vie du Christ, mais qui se manifestèrent avec un éclat particulier au moment de la Passion. C'est pourquoi il semble utile de les rapporter ici. Ces trois fidèles compagnes furent la pauvreté, le mépris et la douleur.
 Jésus voulut vivre la pauvreté et pour cela être pauvre de toutes les choses temporelles du monde. Il fut également pauvre de ses proches et de toute amitié temporelle: personne ne chercha à Lui épargner une seule de ses douleurs sur le chemin de Croix... Jésus, sur la terre, fut aussi "très pauvre de sa propre puissance, de sa propre sagesse et de sa propre gloire."
"La deuxième compagnie à laquelle la vie du Christ fut continuellement associée en ce monde fut le mépris voulu et parfait... Il vécut comme un serviteur... couvert d'opprobres, tourné en dérision, frappé, fustigé, flagellé, et finalement condamné sans raison et mis à mort."
"Enfin, sa troisième compagne, expérientée... fut une extrême douleur à laquelle l'âme du Christ fut immédiatement associée. Cette âme très sainte connaissait et voyait comment Il devait être trahi, vendu, capturé, abandonné, renié, ligoté, tourné en dérision, frappé, flagellé, jugé et condamné comme un voleur, mené à la Croix, dépouillé, crucifié, mis à mort, blasphémé, frappé par la lance, et ouvert en son saint côté." L'âme de Jésus connaissait tout cela, et ainsi sa vie fut accompagnée d'une douleur continuelle.

 
 
 
Pourquoi partager et vivre la Passion de Jésus
 Jésus, Fils de Dieu, n'était pas soumis à la Loi. Mais le Père voulut que son Fils devint sujet de la Loi, et que "Lui qui était libre devint esclave. C'est pourquoi ceux qui veulent servir le Christ doivent se conformer à la vie du Christ... en se soumettant à la Loi, aux préceptes et même aux conseils divins... car, plus la grâce divine plonge l'âme dans l'humilité, plus cet approfondissement de l'humilité fait grandir la grâce divine."
 Angèle nous confie aussi les enseignements de Jésus sur la "nécessité de partager la compagnie du Christ, c'est-à-dire sa pauvreté, sa douleur, son état de méprisé et son obéissance véritable." Jésus prend d'ailleurs la peine de lui faire comprendre qui sont ceux qui sont appelés par Dieu, et par quel chemin ils sont venus: "Ils sont venus par les chemins de la tribulation: ce sont les vierges, les chastes, les pauvres, les souffrants et les malades... Ceux-là sont ceux qui savent qu'ils sont beaucoup aimés de Dieu, mais savent aussi qu'ils en sont indignes. Pour apprendre cela, ils vont à la Croix; ils restent là à contempler et apprennent l'amour."
 Jésus dira aussi à Angèle: "Souffre et ressens de la douleur, âme qui dois passer près de la croix sur laquelle est mort le Christ. Il faut que tu t'y places et t'y reposes, car la croix est ton salut et ton lit." Dieu dit encore: "Que tous ceux qui veulent rester en état de grâce ne quittent pas la croix des yeux, quoi que je leur donne ou permette, joie ou tristesse."
 Jésus montra également à Angèle "la profondeur de l'humilité de Dieu à l'égard des hommes." Angèle comprit ainsi "pourquoi il y eut dans l'âme du Christ une douleur non mitigée." En effet, "lorsque l'âme d'Angèle fut transformée en la Passion du Christ, elle découvrit une telle douleur dans cette Passion du Christ qu'elle ne trouva en elle aucun adoucissement." Angèle dit encore: "C'est le signe du travail du véritable amour que d'apporter la Croix à l'âme, c'est-à-dire une pénitence aussi longue que la vie, et aussi grande et dure que possible..." Après, quand tout sera fini, nous nous apercevrons que nous ne sommes que des serviteurs inutiles.
 
 
 
Le pécheur et la Croix
 Comment une âme pécheresse peut-elle se convertir en regardant la Croix, "ce livre de vie, la vie et la mort du Dieu-homme crucifié." Bien sûr, il nous faut, pour comprendre, nous, hommes du 21ème siècle, nous resituer dans le contexte du Moyen Age, à la fin du 13ème siècle. Mais si nous transposons correctement, nous nous apercevons qu'il y a beaucoup à apprendre et à prendre, pour enrichir notre vie spirituelle.
"Lorsqu'elle regarde la Croix, l'âme considère comment elle a offensé Dieu avec sa tête, en la lavant, la peignant, la parfumant pour paraître aux yeux des autres, au déplaisir de Dieu... Parce que l'âme a exagéré en lavant, peignant et parfumant sa tête, la tête très sainte du Dieu-homme eut les cheveux arrachés, fut piquée et percée d'épines, tout ensanglantée de son sang précieux et même frappée avec un roseau... L'âme considère ainsi comment, en pénitence pour les péchés de ce genre, le visage de Jésus fut couvert d'opprobres... Parce qu'elle voit qu'elle a offensé Dieu en se lavant exagérément le visage, l'âme voit le Christ giflé et couvert de crachats.... Elle voit que le Christ, pour le péché de nos yeux, a les yeux voilés, ensanglantés par le sang coulant de sa tête percée d'épines...
 Parce qu'elle a offensé Dieu avec ses oreilles, ... l'âme réalise que le Christ a, pour ce péché, supporté la pénitence la plus horrible. De ses oreilles, en effet, il entendit les cris horribles de ceux qui lançaient contre Lui: "Crucifie-Le, crucifie-Le..." Il entendit les impies se moquer de Lui et blasphémer...
 "Et parce que l'âme sait qu'elle a offensé Dieu par sa bouche et sa langue en disant des paroles vaines et meurtrières, en se délectant de mets recherchés, elle voit qu'à cause de cela, les lèvres du Christ ont été souillées de crachats, sa langue et sa bouche ont goûté l'amertume du vinaigre et du fiel... parce qu'elle a offensé Dieu en se délectant de parfums, l'âme repense à la puanteur terrible des crachats que les narines du Christ ont respirée pour nous... Elle considère qu'à cause de ses mouvements de colère et d'orgueil contre Dieu, le Christ a été frappé de très cruels soufflets.
 "...elle voit encore qu'elle a offensé Dieu par des étreintes déshonnêtes et des gestes des épaules, et elle considère que le Christ a, pour cela, supporté une grande pénitence, car, de ses bras sacrés, Il a étreint la Croix, et Il l'a portée sur ses épaules, sous une masse d'insultes... Elle voit que le Christ a été étendu sur la Croix, couché, tiré, étiré en tous sens à la manière d'une peau, ses mains et ses pieds sacrés fixés à la Croix, très durement blessés et percés par les pointes d'horribles clous...
 "...l'âme considère comment elle a offensé Dieu en se vêtant de façon recherchée et ambitieuse; elle voit qu'à cause de cela, le Christ a été mis à nu et élevé honteusement sur la croix tandis que des soldats se partageaient ses vêtements...
 "...L'âme voit aussi qu'elle a offensé Dieu de tout son corps, et elle voit que, pour cette offense, le corps tout entier du Christ a été torturé de multiples flagellations et des tourments les plus horribles, qu'il a même été transpercé par une lance et tout ensanglanté de son sang précieux. Parce qu'elle s'est intérieurement délectée de chacun de ces péchés, l'âme voit que le Christ a supporté dans son âme très sainte des souffrances de tous genres, diverses et horribles, c'est-à-dire la Passion de son corps qui crucifia son âme, la compassion pour sa très sainte Mère, le respect dû à Dieu violé par le péché, et la compassion pour notre misère. Toutes ces souffrances rassemblées dans son âme très sainte crucifièrent le Christ de façon très horrible et indicible."

 
 
 
Le Christ soumis aux créatures
 Angèle de Foligno explique longuement comment le Christ s'est soumis à toutes les créatures, notamment aux créatures inanimées. Elle dit, entre autres, à propos de sa Passion:
"... Il a donné pouvoir aux verges de Le frapper très durement. Il a donné pouvoir aux clous de percer et de pénétrer les mains et les pieds très divins de Celui qui a tout fait. Il a donné pouvoir au gibet qu'on appelle la Croix, de porter son Auteur et Seigneur tout ensanglanté et percé. Il a donné pouvoir à l'éponge, au vinaigre, au fiel et à bien d'autres choses insensibles, d'insulter leur Auteur et Seigneur, et d'avoir plein pouvoir sur Lui. Il a même donné pouvoir à la lance de pénétrer, d'ouvrir et de percer son très divin côté."
 Et Angèle de conclure: "Que l'humilité très profonde, très humble et absolument inouïe de cette très haute majesté, dégonfle et confonde l'orgueil de notre nullité!"
 Vraiment Jésus peut dire, à chacun d'entre nous: "Je ne t'ai pas aimé par plaisanterie", phrase qui a été souvent traduite par: "Ce n'est pas pour rire que je t'ai aimé."
 Non! Ce n'est pas pour rire que Jésus nous a aimés!

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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 04:19


Carême 2014
18 avril 2014

VENDREDI Saint

Isaïe 52, 13 - 53, 12                                           Psaume 30 (31)
Hébreux 4, 14-16; 5, 7-9                                    Jean 18, 1 - 19, 42


«Et maintenant, la foule des nations est stupéfaite à son sujet,
des rois ne savent plus que dire,
car ce qu'ils voient n'a rien de commun
avec ce qu'on a pu leur raconter, ce qu'ils apprennent est inouï.»
(Isaïe 52, 15)


Il parait que les comédiens qui ont interprété le rôle de Jésus au théâtre ou au cinéma s'en trouvent profondément transformés. Ils en sont marqués pour toute la vie. Nous qui sommes «enracinés dans la Parole», comment réagis­sons-nous à la proclamation de la passion de Jésus? Sommes-nous des habi­tués, des indifférents, des sympathisants ou encore des pécheurs rachetés et reconnaissants? Comment aurions-nous réagi devant ce que Jésus a subi en ce vendredi, veille de la Pâque juive? Pour le savoir, il suffit de constater comment nous réagissons à la situation des pauvres, des exclus, des affamés, des victimes de l'injustice, de la calomnie, de la médisance ou de la guerre. Il y a bel et bien plusieurs façons de tuer une personne: pauvreté, chômage, peur, violence, pour ne nommer que celles-là... Chaque fois que nous l'avons fait à l'un de ces petits qui sont les siens, c'est à Jésus lui-même que nous l'avons fait (cf. Matthieu 25, 31-46).


«Chaque fois que nous regardons la croix de Jésus, dit Jean Vanier, nous nous souvenons de l'amour de Jésus pour nous, lui qui nous a aimés jusqu'au bout.» Nous nous rappelons qu'il a été rejeté, condamné à mort comme un criminel et crucifié. Pourtant, c'est par sa mort sur la croix qu'il nous a donné la vie, et qu'il continue de nous la donner, avec une nouvelle vision d'amour sur notre monde.


«Ô Croix, dressée sur le monde, d Croix de Jésus Christ. Par toi, la Vie surabonde, 8 Croix de Jésus Christ »
("0 Croix dressée sur le monde, NOVALIS-ALPEC, 5 vendredi saint. t. 1)

 

 


 


 


 

CARÊME 2014
Enracinés dans la Parole, page 46

Mgr François Thibodeau
Carnet pour la réflexion et la prière quotidiennes

VIE liturgique

Vendredi saint (Psaume 30 (31)) (DiMail 515) 

http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:D_Jo6BENu-kJ:dimail.over-blog.com/article-vendredi-saint-ps-dimail-71857816.html+&cd=7&hl=fr&ct=clnk&gl=ca

6.03.2011
DiMail 515


En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ;
 garde-moi d'être humilié pour toujours.
En tes mains je remets mon esprit ;
 tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires
 et même de mes voisins;
 je fais peur à mes amis,
 s'ils me voient dans la rue, ils me fuient.
On m'ignore comme un mort oublié,
 comme une chose qu'on jette.
J'entends les calomnies de la foule ;
 ils s'accordent pour m'ôter la vie.
Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
 je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
 des mains hostiles qui s'acharnent.
Sur ton serviteur, que s'illumine ta face ;
 sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage,
 vous tous qui espérez le Seigneur !
Traduction AELF

Seigneur, sois le rocher qui m'abrite. Tu combles à la face du monde ceux qui ont en toi leur refugeEn ce vendredi saint, voici les mots d'une prière de supplication marquée par la confiance en Dieu (Ps 30 (31)).
Voici quelques questions pour le psaume de ce dimanche :
- Quand le Seigneur a-t-Il été un rocher où j'ai pu m'abriter ?
- Quelle(s) comparaison(s) est-ce que j'utilise pour parler de ce que fait le Seigneur pour moi ?
- Quand ai-je fait l'expérience que le Seigneur me conduisait et me guidait ?
- Quand ai-je vu le visage de quelqu'un illuminé de façon surnaturelle ?
- Qu'est-ce que j'encourage les autres à faire ?
Pour les couples et les (grands-) parents :
- Dans quelle(s) circontance(s) difficile(s) le Seigneur nous a-t-Il guidés ?
- Quand avons-nous invité plus particulièrement l'un de nos (petits-) enfants à aimer le Seigneur ?
Pour ceux qui travaillent (professionnellement ou à la maison) :
- Quand le Seigneur a-t-Il été un refuge dans lequel j'ai pu me sentir protégé ?
- Quand ai-je pris courage car j'espérais dans le Seigneur ?
Pour prier : avec les extraits de ce psaume, Dieu vous donne des mots pour exprimer sa foi en Dieu dans les épreuves et la persécution.
Bonne semaine.
OJ+
Voir aussi la 1° lecture (Is 52,13 - 53,12) [DiMail 320]
Voir auss la 2° lecture (He 4,14-16 . 5,7-9) [DiMail 454]
  Voir auss l'Evangile (Jn 18,1 - 19,42) [DiMail 261]
«Et maintenant, la foule des nations est stupéfaite à son sujet,
 des rois ne savent plus que dire,
 car ce qu'ils voient n'a rien de commun
 avec ce qu'on a pu leur raconter, ce qu'ils apprennent est inouï.»
(Isaïe 52, 15)
Retr@ite Carême 2014

 -  Pratiquer la petite voie de Thérèse de l’Enfant Jésus

Semaine Sainte

 - La souffrance transfigurée :
  Toutes nos souffrances
 ne peuvent être transfigurées
 que par l’Amour qui nous porte et nous sauve !

1. Méditation des récits de la Passion :

Jésus ouvert aux autres jusqu’à la fin
 Pour accompagner notre rencontre de Jésus alors qu’il expérimente sa Passion et la mort,
 nous voudrions écouter ses dernières paroles, celles qu’il a prononcées sur la Croix.

Ce qui est le plus éclatant, c’est qu’elles ne sont que des paroles d’ouverture, qui ouvrent des relations avec les autres : son Père par trois fois, le bon larron, sa mère, le disciple bien-aimé … nous-mêmes ?

 Elles nous révèlent chacune à leur manière quelque chose de Jésus et nous proposent un chemin.
3. Prier chaque jour de la semaine sainte avec Thérèse :
Vendredi 18 avril
« Le Rédempteur mourant sur le Calvaire
De l’Eternel se vit abandonné…
Et maintenant Il voit ton agonie
Tous tes soupirs par Lui sont entendus. »
Récréation 3, 18rv
« Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : ‘Eli, Eli, lama sabactani’ce qui veut dire : ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?’ »
 Mt 27, 46

Vidéo- (9 min) *La solitude et l’abandon de Jésus*
by myriamir 

FERMONS NOS YEUX ET ENTRONS DANS LE COEUR DE JÉSUS   La solitude et l'abandon de Jésus. Homélie du Vendredi Saint. - La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ. Par Mgr. Hilarion Alfeyev. Lue par François Virely 

Prière du Vendredi Saint pour la délivrance de *33 âmes du Purgatoire*

by myriamir

Coeur de Jésus dans lequel se trouvent tous les trésors de la sagesse et de la connaissance scientifique, Ayez pitié de nous! Prière du Vendredi Saint pour la délivrance de 33 âmes du Purgatoire   Je te vénère, ô sainte croix portant les Membres sacrés de Notre-Seigneur et rougie de Son Précieux Sang. Je Vous […]
http://myriamir.wordpress.com/2014/04/18/priere-du-vendredi-saint-pour-la-delivrance-de-33-ames-du-purgatoire/

Jésus livré par les hommes

by Autour de la Bible
Alors (Pilate) le leur livra pour être crucifié; ils prirent donc Jésus et l’emmenèrent." Jean 19. 16
"Il (Jésus) a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix." La Bible, Colossiens 2:15
"Il (Jésus) a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix." La Bible, Colossiens 2:15
Jésus est livré aux chefs religieux juifs par Judas. Les Juifs le livrent à Pilate. Celui-ci, à son tour, livre Jésus “à leur volonté” (Luc 23. 25), c’est-à-dire à celle des Juifs. Jésus est enfin livré à la troupe romaine pour être crucifié. Qui est celui qui est ainsi livré?
C’est le Dieu créateur: “tout a été créé par Lui et pour Lui” (Colossiens 1. 16). Il est ici-bas parce qu’il “s’est anéanti” en devenant le Fils de l’homme. Il n’a pas cessé d’être Dieu en devenant homme, mais il a dû, “à tous égards, être rendu semblable à ses frères” (Hébreux 2. 17). Les hommes profitent de cet anéantissement volontaire pour porter la main sur le Fils de Dieu.
C’est l’homme parfait: Jésus commence dans la crèche une vie d’abaissement, dans la pauvreté et le labeur, mais parfaite d’obéissance à son Père et de bonté envers les hommes. Pilate, détenteur de l’autorité, le déclare juste, mais donne néanmoins son accord pour qu’il soit crucifié.
C’est le messager de Dieu: celui qui apporte la bonne nouvelle de la paix. Par ses paroles de grâce et par ses miracles pleins de compassion, Jésus fait connaître à tous l’amour de Dieu. La foule, si souvent bénéficiaire de ses bienfaits, s’écrie: “À mort, à mort! Crucifie-le!” (Jean 19. 15).
C’est le Messie d’Israël: tout ce que Jésus a dit et fait constitue une confirmation des Écritures dont les Juifs étaient dépositaires. Les chefs du peuple le reconnaissent: “Celui-ci est l’héritier; venez, tuons-le, et l’héritage sera à nous” (Marc 12. 7). Le souverain sacrificateur et Caïphe, le chef du sanhédrin, qui auraient dû être les premiers à accueillir leur Messie, le livrent aux Romains en déclarant “Nous n’avons pas d’autre roi que César” (Jean 19. 15).
Contemplons la perfection, le calme, la dignité du “Prince de la vie” (Actes 3. 15) en face de tant de haine et de lâcheté, alors qu’il se laisse crucifier et qu’il va donner sa vie. Adorons-le, lui notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ! Il “nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu en parfum de bonne odeur” (Ephésiens 5. 2).
P.a.S
9.21.
 L'agonie et la capture au Gethsémani
http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2009/09-021.htm
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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 04:49
Le fait du Mystique et Le Vendredi Saint - La Passion du Christ
 
J'aimerais maintenant m'attarder sur le fait du Mystique et Le Vendredi Saint - La Passion du Christ 
Vassula Ryden +  passion du Christ  =>

Vassula revit la Passion de Jésus


 

Depuis qu'elle reçoit de Dieu le charisme de locution, Vassula a fait, à plusieurs reprises, l'expérience de la Passion de Jésus.

Les rapports qui suivent rendent compte d'une de ces expériences qui s'est produite juste avant une rencontre à Omaha, Nebraska, en juin 1993.

 

 

Le 12 juin 1993, avant la conférence au cours de laquelle le père Ljudevic Rupcic, o.f.m. devait aussi prendre la parole, Vassula Rydén, le père Michael O'Carroll, Mme Christine Lynch, éditrice de la version anglaise imprimée, M. Pat Callahan, de Trinitas, éditeur de la version manuscrite originale, et M. John Lynch se trouvaient dans la chambre d'hôtel de Vassula pour discuter des politiques de distribution des Messages de La vraie vie en Dieu.

L'expérience de Vassula a commencé peu après le début de la réunion. Le compte rendu de Vassula est suivi de ceux du Père Michael , de Pat Callahan et de Chris Lynch. (Ces rapports ont été abrégés pour cette édition internet)

 

   
Compte rendu de Vassula:

Avant la rencontre, Vassula avait reçu de Jésus le message suivant: 11 juin 1993

Au début de la réunion ils discutaient et j'écoutais. Au bout de dix minutes environ, leurs voix ont commencé à troubler mon âme et à devenir monotones et pénibles, blessant mon âme. Une image s'est présentée à moi, combien tout le monde, moi comprise, sommes loin de la sainteté et combien la sainteté manque à l'intérieur de chaque âme.

Une douleur s'est insinuée en moi au point où je me sentais en grande agonie. Je me suis penchée vers le père Michael O'Carroll et lui ai murmuré à l'oreille que je ne me sentais pas bien. À ce moment, il a demandé à Pat Callahan de rester avec moi pendant qu'il allait chercher un document dans sa chambre d'hôtel.

Quelques secondes après que l'agonie ait atteint son sommet, je me suis sentie tomber et Pat m'a aidée à m'allonger sur le sol; j'étais tourmentée. Mon âme ressentait une grande douleur et je pleurais amèrement. Je pleurais et j'étais collée au plancher parce que Jésus avait pris mon être tout entier de sorte que je ressentais ce qu'Il ressentait pendant qu'Il agissait et parlait à travers moi Le poids de mon corps avait changé, il était devenu lourd comme du plomb, bien que je n'aie pas moi-même senti de changement.

J'ai senti combien le monde entier était en train de ronger le Corps du Christ. J'ai fait l'expérience du monde entier qui rongeait le Corps du Christ. J'ai senti que la Paix était absente de chaque personne et que, au lieu de lever la tête pour regarder le Christ, nous étions tous très occupés à nous entre-déchirer sans nous occuper de Sa Sainte Présence au milieu de nous.

J'ai vu combien le monde est trompé, même ceux qui sont proches du Christ, et combien l'amour manque. J'ai senti combien le Très Saint est ignoré parce que nous sommes trop occupés à être mesquins et vindicatifs les uns envers les autres. J'ai senti la méchanceté du monde et le plaisir que nous prenons à nous faire du mal les uns aux autres. J'ai senti tout ce qui flagelle et recrucifie le Christ. Le contraste entre Sa Sainte Face et notre âme souillée était frappant! Combien loin nous sommes tous de la sainteté et de la pureté.

Puis Jésus a parlé par ma bouche. Il suppliait sans cesse «Paix», pendant que Son Corps était rongé par notre cruauté. Parfois, le mot était murmuré. Puis je me suis sentie crucifiée. L'agonie de la crucifixion pénétrait en moi ou sur moi. Je ne me rappelle plus pendant combien de temps. Je me souviens que mon corps a pris la position de la mort. La tête inclinée sur la poitrine et les épaules penchées, soulevées au-dessus du plancher et dans cette position pendant un très long temps. Pendant tout ce temps mes poignets étaient rivés au plancher. Quand ce fut terminé j'ai senti comme si quelqu'un soulevait ma main droite et lui donnait la forme d'une croix de bénédiction byzantine. J'ai senti qu'une puissance plus grande que moi m'aidait à faire la bénédiction, apparemment sur chaque personne présente. Je ne pouvais pas me rappeler ce détail. Pendant que cela se passait, j'ai senti de la paix et aucune agonie.

Une fois cela terminé, j'ai de nouveau senti l'agonie pénétrer mon âme et la douleur du Christ m'a envahie entièrement. Je me rappelle que j'étais étendue sur le sol puis que je me suis trouvée soudainement assise et je crois que j'ai crié très fort. Puis j'ai de nouveau été projetée en arrière. On joignait mes mains comme pour la prière. Puis je me suis entendue prier lentement le Notre Père, tout en pleurant. Chaque mot qui sortait de ma bouche était séparé du suivant par un intervalle de deux ou trois secondes. Chaque mot était prononcé avec grande difficulté et ma voix était à peine audible. Je me rappelle que juste avant de dire «mais délivrez-nous du mal», j'ai senti comme si mon corps était mis en pièces et la douleur était devenue si intense que je croyais que j'allais mourir.

Immédiatement après la prière, j'ai senti un désir ardent de voir le Père. Et je me suis mise à Le chercher. Mes lèvres prononçaient plusieurs fois «Abba?», comme si je disais «Où es-Tu?»

Je croyais que tout était fini. L'agonie m'a quittée et j'ai murmuré le nom de Pat. Il s'est penché vers moi et a mis son oreille près de mes lèvres car ma voix était à peine audible. Je lui ai demandé de me soulever et de me placer sur une chaise, parce que j'avais entendu le père O'Carroll dire qu'ils devraient m'étendre sur le lit. Alors Pat a tout d'abord essayé de m'asseoir et je pouvais voir les efforts qu'il faisait, au point qu'il en tremblait, et pourtant il ne pouvait pas me soulever du sol, pas même d'un centimètre. J'ai compris, à cause d'expériences antérieures, que le Christ me retenait encore. J'ai dû leur demander deux ou trois fois encore, à quelques minutes d'intervalle, de me soulever. Mais ils n'y arrivaient pas. Le père O'Carroll a essayé seul, mais il n'a pas réussi.

J'ai souri parce qu'ils semblaient si complètement perdus devant le surnaturel. Ils ont décidé d'essayer tous les deux ensemble, mais sans plus de succès. Presque immédiatement, de moi-même, sans trop d'effort, je me suis assise. Mes mouvements étaient très lents. Je n'avais plus de voix. Ils m'ont apporté du thé mais je n'arrivais pas à boire. Je me suis rendue compte que Jésus me retenait encore et peu après je me suis écroulée de nouveau dans la position du Crucifié. J'ai ressenti la crucifixion une seconde fois. À la fin, j'ai fait signe à Pat avec les yeux car je ne pouvais pas bouger. Ma bouche était sèche et mes lèvres étaient comme du parchemin. J'ai demandé à Pat de m'humecter les lèvres. Il a plongé ses doigts dans du liquide puis a mouillé mes lèvres. Il a fait cela plusieurs fois pour soulager ma soif.

Je pense que ma main a été de nouveau soulevée et qu'elle a pris la forme de la bénédiction byzantine. Lorsque mon regard a croisé celui du père Rupcic, (voir le compte rendu de Pat Callahan) de nouveau ma main a été utilisée pour le bénir. Puis, Jésus a parlé par ma bouche et prophétisé:

 

  Dis au père Rupcic qu'à la fin les Croates seront délivrés.
Tout n'est pas en vain.
Tout cela est pour Ma Gloire.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu.
Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux.
Réjouissez-vous! car votre Roi est sur le chemin du retour. Le Salut est proche!

 

Quand tout fut terminé, je me sentais bien de nouveau et je n'ai pas eu «d'effets secondaires».

(Le jeudi 17 juin 1993, alors que j'étais en voyage aux Philippines, j'ai reçu l'expérience du stigmate dans le pied droit où il est encore aujourd'hui.)

 


 
Compte rendu du père Michael O'Carroll:

La réunion a débuté à 10 h. Presque immédiatement, Vassula s'est tournée vers moi et a murmuré: «je ne me sens pas bien». Je l'ai dit aux autres, en supposant qu'ils attendraient de voir ce qui allait ariver, et j'ai quitté la pièce pour quelques minutes. Lorsque je suis revenu, j'ai vu que Vassula s'était effondrée dans les bras de Pat Callahan. Ensuite, elle était étendue sur le plancher. J'avais vu Vassula subir la Passion au moins deux fois, une fois en Suisse et une fois à Pittsburgh. L'expérience ne s'était pas reproduite au cours des 18 derniers mois. Mais j'ai reconnu qu'elle se reproduisait, en notant les traits que j'avais vus auparavant: le regard scrutateur et tout le visage tendu, les bras levés, des tressaillement occasionnels de tout le corps, accompagnés de cris d'angoisse ou de gémissements. Cette fois, elle pleurait de temps en temps.

Certains d'entre nous étaient émus aux larmes. Pat Callahan s'est agenouillé près de Vassula et écrivait pendant qu'elle parlait. Le mot «Paix» a été répété plusieurs fois. Il y avait un message pour le père Ljudevic Rupcic, o.f.m., et un message pour la conférence. Me rappelant les expériences antérieures, au moment où Vassula semblait sortir de l'expérience j'ai suggéré de lui offrir du thé. Elle en a pris un peu. Puis, de manière inattendue, elle a dit à Pat que l'expérience allait recommencer. Ce qui arriva. Mme Lynch retourna au bureau de vente. Plus tard, John est allé la retrouver.

Pat et moi avons humecté les lèvres de Vassula avec des gouttes de thé ou d'eau qu'elle a accepté. Chacun séparément et tous les deux ensemble nous avons essayé de soulever Vassula. Pat avait eu, dans une entreprise de construction, l'occasion de soulever des poids de plusieurs centaines de livres. Nous n'avons même pas pu bouger le corps de Vassula bien qu'elle ait été réceptive à nos efforts; elle est plutôt svelte et il aurait été normalement facile de la porter. Comme nos efforts étaient vains, elle a souri avec humour et j'avais le sentiment qu'elle me taquinait presque, comme si elle disait «continuez toujours».

Pat pensait que, dans son corps, c'était le Sauveur qui était écrasé par les péchés du monde. Lorsque l'expérience eut pris fin, Vassula, sans effort apparent, s'est assise d'elle-même et est retournée à sa chaise. Pat estime que l'expérience a duré plus de trois heures. Nous avons persuadé Vassula de prendre un léger goûter. À 16 h, à la conférence, elle était prête à donner une causerie d'une heure.

 


 
Compte rendu de Pat Callahan:

Nous nous sommes réunis dans la chambre de Vassula pour discuter de la publication des messages de La vraie vie en Dieu. Au début de la réunion, Vassula a dit qu'elle ne se sentait pas bien. Le père O'Carroll est allé dans sa chambre chercher des documents. Vassula m'a regardé et m'a demandé de m'approcher en disant «Pat, voudrais-tu rester près de moi, je ne me sens pas bien.» Elle s'est penchéee vers l'avant comme si elle allait s'évanouir. Je me suis dirigé vers elle pour l'aider. Au moment où j'arrivais près d'elle, elle a commencé à tomber en avant. J'ai étendu le bras pour amortir sa chute et l'ai aidée à s'étendre par terre. De toute évidence, elle souffrait beaucoup.

Alors que nous étions debout à côté d'elle, elle a commencé à gémir et à pleurer doucement, comme affligée et souffrante. Sa souffrance est devenue si violente que la grande détresse qu'elle éprouvait dans son corps est devenue évidente. C'était comme si elle pouvait à peine englober ou incorporer l'intense souffrance. Son corps se tordait d'agonie. Je ne sais pas trop combien de temps cela a duré.

Elle a commencé à se tordre d'un côté et de l'autre en réaction à la douleur, ses mouvements sont devenus plus violents, presque comme si on la manipulait de quelque façon et qu'elle essayait de s'échapper. Puis, plutôt soudainement, ses bras furent jetés en arrière comme sur une croix. Alors que ses mains et ses bras étaient fixes, sa tête et son torse bougeaient d'avant en arrière dans un mouvement de grande souffrance. Son torse, à partir des hanches, se soulevait de six à huit pouces du sol (15 ou 20 centimètres) et sa tête s'inclinait sur son épaule gauche. Elle était pour ainsi dire soulevée dans cette position, alors que ses mains étaient rivées au plancher. Ses pieds étaient joints côte à côte, son genou gauche était légèrement plié et son genou droit plié et légèrement soulevé.

Il y avait quelque chose d'irréel à assister à ce qui semblait être les éléments de la Passion du Seigneur. Avec son torse soulevé au-dessus du sol, une image s'est présenté à moi de quelqu'un sur la croix. Ses gémissements et ses cris d'agonie étaient interrompus de temps en temps par les mots «paix... paix... paix...» (répété plusieurs fois). Je ne sais pas combien de temps cela a duré, mais son corps a cessé de bouger et elle est restée suspendue au-dessus du sol comme je l'ai décrit.

Un peu plus tard, elle s'est retrouvée le dos à plat sur le sol et elle a levé les deux mains. Elle a ouvert les yeux et son visage est devenu radieux comme je ne l'avais jamais vu auparavant. Elle a appelé très doucement «Abba» les mains levées. Ses lèvres bougeaient comme si elle parlait, mais je n'entendais rien. Elle est redevenue calme, mais je savais qu'elle souffrait toujours. À un moment donné, elle a comme incliné la tête vers la gauche et elle est devenue immobile, presque comme morte.

Elle a murmuré, d'une voix à peine audible, les mots «j'ai soif». Le père O'Carroll lui a apporté un verre d'eau mais elle ne pouvait pas boire.. J'étais à genoux derrière son épaule droite. Elle était allongée les bras étendus et semblait souffrir moins. Elle a levé la main dans un geste de bénédiction, comme on représente parfois Jésus bénissant. Puis, très lentement, elle a béni chacun de nous. Tout en bougeant le bras droit, en souffrant et avec détermination, elle indiquait chaque personne mais sans jamais regarder. J'avais conscience que c'était comme si Jésus nous bénissait de la Croix. Elle est devenue immobile, a joint les mains et les a placées sur sa poitrine. Elle est demeurée immobile, les yeux ouverts. À ce moment une des personnes du groupe a dû partir.

Alors je suis allé m'agenouiller à ses pieds, du côté droit. Elle est demeurée immobile un certain temps. Elle a tourné la tête légèrement pour me regarder comme si elle voulait dire quelque chose. Je me suis penché vers elle pour écouter. Elle m'a demandé de l'aider à s'asseoir. Il semblait que ses souffrances étaient presque terminées. J'ai mis une main sous son épaule gauche et l'autre sous son épaule droite pour la soulever, mais en essayant je me suis rendu compte que je ne pouvais pas la bouger. C'était une sensation très étrange. C'était comme si j'essayais de soulever une force vivante, pas quelque chose de lourd comme cela m'était arrivé autrefois dans la construction. Vassula m'a regardé dans les yeux comme si elle savait que je ne pouvais pas la soulever et qu'elle ne pouvait pas m'aider. Puis elle a souri légèrement, alors je suis retombé assis sur les talons. Je n'ai pas compris alors ce que signifiait son sourire.

Je suis allé à ses pieds. Elle m'a demandé plusieurs fois (d'une voix douce, à peine audible) de l'aider à s'asseoir. Chaque fois j'ai essayé, sans succès, et chaque fois le petit sourire se dessinait momentanément sur son visage. Je me suis demandé ce que ce sourire pouvait signifier. C'était comme si le Seigneur me disait: «combien peu de chose tu peux faire sans Mon aide. Tu ne peux même pas aider une si petite personne à s'asseoir.» C'était aussi une affirmation, comme si le Seigneur voulait me faire savoir «ça va. Tu n'as pas besoin de tout faire parce que Je tiens tout dans la paume de Ma main. Détends-toi et sois en paix.»

Le père O'Carroll s'est assis sur un banc tout près. Elle a de nouveau demandé qu'on l'aide à s'asseoir. Même en nous y mettant à deux nous n'arrivions pas à la faire bouger. Encore là, c'était une sensation différente que d'essayer de soulever quelque chose de très lourd, en poids mort, c'était plutôt comme soulever une force vivante. Peu de temps après que le père O'Carroll et moi ayons essayé de la soulever, elle-même, de sa propre volonté, a levé un bras et s'est assise. C'était comme si le Seigneur nous rappelait que «tout se fait en Mon temps. Vous ne pouvez pas faire grand chose tant que Je ne vous donne pas Mon aide, Mon assistance.»

Alors que Vassula était assise sur le sol, elle semblait très très faible. Nous avons approché une chaise et le père O'Carroll lui a offert une tasse de thé. Il m'a expliqué que parfois elle aime boire un peu de thé après ce genre d'expérience. Nous l'avons aidée à s'asseoir sur la chaise près de la table. Elle est restée là très calme et immobile, affaissée sur la chaise. Après avoir commandé le thé, j'ai regardé ma montre. Il était environ 12 h 15. Lorsque le thé est arrivé, nous lui en avons offert, mais elle ne pouvait pas tenir la tasse. Nous lui en avons offert avec une cuiller, mais elle ne l'a pas pris. Elle semblait très faible. Pensant que l'expérience de la Passion était terminée, le père O'Carroll est retourné à sa chambre. Je crois que John aussi est parti.

De nouveau, j'ai essayé d'aider Vassula à prendre du thé; elle m'a regardé et a dit: «Pat, je ne pense pas que ce soit terminé» ou quelque chose du genre. Et immédiatement elle s'est affaissée vers l'avant une deuxième fois, comme si elle allait tomber en bas de sa chaise. Alors, je me suis avancé de nouveau pour amortir sa chute et l'aider à s'étendre sur le sol. L'expérience s'est déroulée à peu près comme la première fois, mais pas aussi longtemps ni aussi profondément. Il y avait des gémisssements, des cris et des pleurs abondants et désespérés. Elle était de nouveau allongée comme sur la croix, en grande agonie et grands tourments. Au bout d'un moment elle m'a regardé. Je savais qu'elle voulait dire quelque chose. D'une voix basse et douce elle a dit : «j'ai soif».

Je me suis souvenu des premières tentatives du père O'Carroll pour la faire boire d'un verre et puis d'avoir soigné des membres de ma famille; nous mouillions un tampon de coton et en humections leurs lèvres. Nous n'avions pas de tampon, alors j'ai pris mon doigt pour humecter ses lèvres (les lèvres de Notre Seigneur). Pendant que j'étais assis sur les talons, silencieux, des paroles des messages me sont revenues: «Mes lèvres sont desséchées par manque d'amour.» Je suis devenu accablé de chagrin. J'ai d'abord pris conscience du peu d'amour que nous donnons à notre Seigneur. Puis j'ai vraiment reçu le message! Combien peu d'amour je donne à Mon Seigneur! Pourtant, combien grands sont l'amour et la tendresse qu'Il a pour moi et pour chacun de nous. Je suis devenu conscient du don simple mais profond qu'Il me faisait de pouvoir humecter «Ses» lèvres desséchées, un si petit geste d'amour et de bonté. Pourtant Il m'a permis de comprendre combien cela était important pour Lui.

En levant les yeux, je me suis rendu compte que Vassula me regardait comme si elle voulait me dire autre chose. Je me suis penché pour l'entendre. Elle m'a donné un message pour le père Rupcic. Très doucement et lentement, elle a dit, «Dis au père Rupcic que les Croates seront délivrés à la fin.» Lorsqu'elle a commencé à dire autre chose, j'ai pris du papier pour le prendre en note. Elle a commencé: «Tout n'est pas en vain. Tout ceci est pour Ma Gloire.» Elle parlait d'abord très doucement et lentement, puis graduellement elle s'est mise à parler de plus en plus vite; je me suis énervé à essayer de la suivre. J'ai commencé à écrire le quatrième message: «Heureux les artisans de Paix... (puis j'ai manqué une partie.. Il verront Dieu.)» Le cinquième message était: «Heureux les purs de coeur car il verront Dieu aussi.» Puis, le sixième message: «Heureux... (j'ai manqué le reste).» J'ai pu prendre le dernier message. C'était: «Réjouissez-vous! car votre Roi est sur le chemin du retour. Le Salut est proche!» Elle souffrait beaucoup pendant qu'elle parlait. Je suis resté agenouillé.

Comme je tendais le message au père O'Carroll, on a frappé à la porte. C'était le père Rupcic. Les deux prêtres sont allés dans le couloir quelques minutes et je suis resté à genoux à côté de Vassula. Elle a dit: «Demande au père Rupcic de venir.» Puis, elle m'a demandé de lui lire le message suivant: «Dis au père Rupcic que les Croates seront délivrés à la fin.» Il était à la droite de Vassula, de côté. Elle regardait droit devant elle.

Pendant qu'elle était dans cet état, son visage a pris un aspect différent: radieux, extatique, très beau, mélange de joie et de douleur, peut-être transfiguré. Ses yeux étaient grand ouverts et elle regardait droit devant elle. Peu après que j'aie lu le message au père Rupcic, elle a levé le bras dans sa direction et l'a béni (Jésus l'a béni) du même geste lent, délibéré qu'auparavant, regardant droit devant elle et non pas le père.

Un peu plus tard, le père Rupcic a quitté la pièce avec les papiers sur lesquels étaient écrits les messages. Il est revenu plus tard et m'a remis les messages après avoir retiré celui qui lui était destiné.

Vassula a continué à subir la passion dans d'atroces souffrances, les bras d'abord étendus, puis croisés sur la poitrine, le regard fixé en avant au loin avec cet aspect différent, beau - presque radieux, sorte de mélange de paix profonde, de paix et, pourtant, d'apparente douleur. Je me tenais un peu au-dessus de son épaule droite. Le père O'Carroll cherchait à l'installer de façon plus confortable. Encore une fois je l'ai entendue dire: «J'ai soif.» Le père a pris de l'eau et lui a doucement humecté les lèvres (les lèvres de Jésus) avec son doigt. Elle semblait plus paisible.

Le père a quitté la pièce. Pendant que j'étais à genoux, en silence, aux pieds de Vassula, j'ai prié. J'ai beaucoup prié pendant sa passion. Elle a bougé, m'a regardé et a dit: «J'ai soif.» Très ému, je lui ai de nouveau humecté les lèvres (les lèvres de Jésus) avec mon doigt. Mon coeur débordait en pensant que Jésus désirait un peu d'amour. C'était une telle joie de pouvoir Le servir de cette manière.

Au bout d'un moment, elle a commencé à bouger comme pour s'asseoir. Je me suis déplacé un peu pour qu'elle puisse se lever plus facilement. Elle s'est agrippée à mon bras pour se redresser. Quand elle a finalement réussi à se relever elle était si faible qu'elle s'est appuyée sur moi. Je l'ai supportée ainsi un certain temps. J'étais si rempli de la réalité des souffrances de Jésus pour mes péchés, que j'avais l'impression de tenir Notre Seigneur dans mes bras après la crucifixion. J'avais l'impression que Maman Marie me laissait vivre un peu de la grande douleur et de la grande tendresse qu'Elle avait pour Son Fils. Pour un bref instant, c'était comme si j'étais Marie, soutenant mon Fils. Je ne peux pas l'exprimer autrement.

Vassula a repris graduellement connaissance et je l'ai aidée à s'asseoir sur une chaise près de la table. Je lui ai demandé si elle voulait essayer encore de boire un peu de thé. Elle en voulait et j'en ai préparé. Elle était si faible qu'elle ne pouvait tenir la tasse. Je lui ai donné un peu de thé à la cuiller. Cette fois elle en a bu un peu. Elle semblait «revenir à elle» graduellement.

J'ai de nouveau regardé ma montre. Il était environ 13 h 45. Le père O'Carroll est revenu et a attendu, assis sur le bord du lit. Ses forces revenaient peu à peu. Elle semblait très fatiguée. Elle a fini de boire son thé et a dit que tout allait bien. Le père O'Carroll lui a demandé si elle voulait manger quelque chose avant sa présentation de l'après-midi qui devait avoir lieu à 15 h. Elle a pensé qu'elle avait le temps de prendre un peu de soupe.

Avant que nous quittions la chambre, Vassula a donné une cordiale accolade au père O'Carroll - un moment très tendre. Puis nous sommes allés au restaurant. À ce moment, j'ai montré à Vassula le papier sur lequel j'avais noté les messages. Elle a fait quelques corrections et a complété ce qui manquait: «Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés enfants de Dieu.» Et «Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des Cieux est à eux.»

Vassula n'avait pas eu le temps de se reposer entre son expérience de la passion et sa présentation. C'est un miracle qu'elle se soit remise si rapidement. Après un goûter rapide, le représentant du comité de réception l'a accompagnée à la conférence où, à 16 h, elle a parlé des Messages de Jésus.

 


 
Compte rendu de Chris Lynch:

J'avais été invitée à une réunion dans la chambre d'hôtel de Vassula le samedi 12 juin 1993, pour discuter des questions de publication. Nous venions tout juste de commencer quand Vassula a dit quelque chose à voix basse au père O'Carroll. Le père s'est levé, nous a dit que Vassula ne se sentait pas bien et que nous allions poursuivre la discussion dans sa chambre. John et moi nous sommes levés et le père s'est dirigé vers la porte. Pat Callahan était assis près de Vassula et la soutenait comme si elle se sentait très faible.

Puis il s'est produit quelque chose de très étrange. Vassula était étendue de tout son long au milieu de la pièce, à quelques pieds de l'endroit où elle était assise auparavant. Bien que je la regardais à ce moment, je ne l'ai pas vue tomber, ou s'affaisser - elle semblait être là tout à coup sur le plancher, regardant en haut, les mains de chaque côté, les jambes étendues l'une contre l'autre. Je pense que nous nous rendions tous compte qu'il se passait quelque chose hors de l'ordinaire, car personne de nous n'a bougé ni fait un mouvement pour l'aider. Nous sommes juste restés là à regarder. Ce qui s'est passé pendant l'heure et demie qui a suivi était très spécial et étrange, et pourtant très beau. Le temps s'est littéralement arrêté. Nous regardions tous cette forme fragile, ses longs cheveux blonds répandus sur le sol, prendre lentement la position du Christ sur la Croix. Ses bras se sont levés lentement au-dessus de sa tête jusqu'à former un angle de 45 degrés, les deux genoux l'un contre l'autre et légèrement pliés vers la gauche. Après quelques instants, ses épaules et sa tête se sont littéralement soulevés dans une position des plus anormale, les mains toujours sur le sol, puis sa tête est retombée contre son épaule gauche, comme les figures du Christ cloué à la croix, lorsque Son corps s'affaisse et que Sa tête retombe en avant sur Son épaule.

On pouvait entendre de légers gémissements. Elle est restée dans cette position un peu de temps. Combien de temps, je ne le saurai jamais. Je me sentais hors du temps et de l'espace. Puis ses épaules et sa tête sont retombées sur le plancher. Cela s'est reproduit plusieurs fois pendant les trois heures qui ont suivi.

Pendant les périodes de calme entre ces positions de «crucifixion», le père lui a offert à boire, mais elle a refusé. Il a essayé de lui donner une petite gorgée d'eau glacée, mais elle était incapable de soulever sa tête. La troisième fois, elle a essayé de parler et très lentement, difficilement, comme si sa bouche était sèche et très douloureuse, elle a lentement articulé cinq fois les mots «paix, paix, paix»s. J'étais en larmes presque tout le temps, très consciente de ma propre condition de pécheresse et envahie par un sentiment de révérence à cause de ce qui se passait.

À un certain moment, après avoir relâché la position de crucifixion, Vassula a baissé les bras contre elle. Après une pause, ses doux yeux marrons, qui jusque là regardaient toujours le plafond, se sont fixés sur nous trois, à ses pieds. Son bras droit s'est levé lentement, sa main formant le signe de la paix: le pouce, l'annulaire et le petit doigt repliés, l'index et le majeur levés en signe de paix. Cela s'est répété trois fois, trois devant elle, là où nous nous tenions, Pat, le père et moi, et un très long signe de paix vers John qui était debout à sa droite. Cette fois, ses yeux, et non sa tête, ont bougé pour le regarder.

Plus d'une heure s'était écoulée après le début de cet événement extraordinaire quand on a demandé à Vassula si elle désirait qu'on la porte sur une chaise ou le lit. Elle a fait signe que oui, en fermant les yeux. Je me suis agenouillée sur un côté, Pat sur l'autre, et nous avons essayé de placer nos mains sous elle pour soulever sa frêle personne. J'ai été étonnée et assez confuse de voir que je ne pouvais même pas mettre mes doigts sous sa tête. Elle était comme une statue de pierre, solide, inamovible. Le père, qui se tenait debout derrière moi, a murmuré: «c'est le poids des péchés du monde.»

 

 

 

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Voir ce que j'aie sur elle à cet endroit

 

http://www.over-blog.com/recherche/recherche-blog.php?ref=2485964&query=Vassula+Ryden

 

Voir sa conférence à Montréal en 2006 ici

 

http://rrrichardrouleaugmail.over-blog.com/article-signes-de-jesus-vassula-ryden-conference-donnee-a-montreal-en-octobre-2006-a-la-salle-pierre-mer-73899327.html

 

 

 

 

Par rrrichardrouleaugmail.over-blog.com - Publié dans : foi
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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 02:21




Carême 2014
17 avril 2014

JEUDI Saint


Exode 12, 1-8.11-14                                                                   Psaume 115 (116 8)
1 Corinthiens 11, 23-26                                                                 Jean 13, 1-15

 

 


«Si donc moi, le Seigneur et le Maître,
 je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez
 vous laver les pieds les uns aux autres.«
(Jean 13, 14-15)

 

 

 


Nos gouvernements ont pris de plus en plus en charge les institutions que des personnes charitables, animées d'un profond amour pour Dieu et leur prochain, avaient créées pour l'éducation des enfants, le soin des malades et des personnes âgées, des itinérants et des analphabètes. Elles ont voulu mettre en pratique l'exemple que Jésus avait donné en lavant les pieds de ses disciples. Même si la plupart de ces institutions ne sont plus sous la responsabilité de communautés religieuses, il existe néanmoins bien des possibilités de s'engager concrètement à la suite du Christ. Il existe toujours des pauvres, des affamés, des assoiffés, des immigrants, des exclus, des victimes de violence, etc. Les organismes de bienfaisance ne cessent de rechercher des bénévoles pour répondre aux besoins des plus démunis. Ce ne sont pas des gestes éclatants, mais combien humains et essentiels: soin de jeunes, soin de personnes handi­capées ou âgées. Nettoyer une salle de bain, pousser un fauteuil roulant, lire un livre pour quelqu'un qui a perdu la vue, rendre visite à une personne seule... Ce ne sont que quelques exemples. La philanthropie, mais surtout la charité qui vient de l'amour même de Dieu, saura nous faire découvrir et poursuivre l'action la plus appropriée. Les élans de bonté autour de Noël, de Pâques ou de la fête des Mères ne devraient-ils pas se prolonger toute l'année?

 

 

 


 Le Triduum pascal nous plonge au coeur du grand amour de Jésus. lavement des pieds, institution de l'eucharistie et du sacerdoce, prière pour l'unité, agonie, bonté, malgré la trahison et l'abandon des disciples. Grâce à la liturgie, nous communions profondément à ces sentiments.


Ô Jésus, doux et humble de coeur, rends mon coeur semblable au tien!


 

CARÊME 2014
Enracinés dans la Parole, page 44

 
Mgr François Thibodeau
Carnet pour la réflexion et la prière quotidiennes

 
VIE liturgique









Retr@ite Carême 2014

 
 -  Pratiquer la petite voie de Thérèse de l’Enfant Jésus
Semaine Sainte
 - La souffrance transfigurée :
  Toutes nos souffrances
 ne peuvent être transfigurées
 que par l’Amour qui nous porte et nous sauve !

1. Méditation des récits de la Passion :
Jésus ouvert aux autres jusqu’à la fin
 Pour accompagner notre rencontre de Jésus alors qu’il expérimente sa Passion et la mort,
 nous voudrions écouter ses dernières paroles, celles qu’il a prononcées sur la Croix.

Ce qui est le plus éclatant, c’est qu’elles ne sont que des paroles d’ouverture, qui ouvrent des relations avec les autres : son Père par trois fois, le bon larron, sa mère, le disciple bien-aimé … nous-mêmes ?

 Elles nous révèlent chacune à leur manière quelque chose de Jésus et nous proposent un chemin.
3. Prier chaque jour de la semaine sainte avec Thérèse :
Jeudi 17 avril

« Jésus en s’immolant Lui-même
Nous a dit en son dernier jour :
Donner sa vie pour ceux qu’on aime,
il n’est pas de plus grand amour. »
 PN 29, 9
« Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père,
ayant aimé les siens dans le monde, les aima jusqu’à l’extrême. »
 Jn 13, 1
FEU ET LUMIERE

Extraits de l’homélie de Monseigneur Barbarin pour le dimanche des Rameaux 2012,
 prononcée dans la Cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay.
Méditation de l’Évangile :
 
« Puis-je vous proposer un petit exercice spirituel pour la Semaine Sainte que nous commençons aujourd’hui ? Pour réveiller en vous le « Notre Père » et renouveler votre manière de le prier, attribuez à chaque jour une phrase de cette prière.
 
                     
 
Puis, viennent les très grands jours. Le Jeudi Saint, jour du pain :
 « Donne-nous aujourd’hui notre pain. »
 « Je suis le pain vivant descendu du ciel », dit le Seigneur.
Ce pain, je viens le recevoir comme un mendiant, ce pain d’amour et de foi
 dont j’ai besoin pour tenir jusqu’à demain.
Jeudi saint (Jean 13, 1-17) (DiMail 260)
5/04/07
 DiMail 260

Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout.
Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture ; puis il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.
Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit : « Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »
Jésus lui déclara : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi. »
Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n'a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, ... mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ; et c'est pourquoi il disait : « Vous n'êtes pas tous purs. »
Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : « Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m'appelez 'Maître' et 'Seigneur', et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous.
Traduction AELF
 
Jésus lave les pieds de ses disciples. Le Maître et Seigneur se fait Serviteur. (Arcabas)En ce jeudi saint, Jésus lave les pieds de ses disciples avant son dernier repas (Jn 13, 1-17).
Voici les quelques pistes pour l’Évangile du Jeudi Saint :
- Quelles sont les personnes que je suis prêt(e) à aimer jusqu’au bout?
- M’est-il déjà arrivé de me faire laver les pieds lors de la célébration de la Cène? Comment l’ai-je vécu?
- Quand n’ai-je compris qu’ultérieurement la portée d’un geste ou d’une parole dont j’étais le bénéficiaire?
- Qui a refusé que je lui rende service? Pourquoi? Qu’ai-je répondu?
- Par quel(s) geste(s) est-ce que j’actualise le lavement des pieds de Jésus?
Pour les couples et les (grands-) parents :
- Comment le bain et la toilette de nos (petits-) enfants lorsqu’ils étaient jeunes a-t-il été un écho du lavement des pieds?
- Comment nous demandons-nous de nous rendre service l’un à l’autre?
Pour ceux et celles qui travaillent (professionnellement ou au foyer) :
- Par quelle personne ai-je eu l’impression d’avoir été trahie?
- Comment est-ce que je considère les dirigeants de mon entreprise?
Bon Triduum Pascal.
OJ+
Voir aussi la 1° lecture (Ex 12, 1-8.11-14) [DiMail 319]
 Voir aussi le psaume (Ps 115 (116)) [DiMail 524]
Voir aussi la 2° lecture (1 Co 11, 13-16) [DiMail 394]
Écouter le psaume

PSAUME 115 (hébreu 116b)

 J'élèverai la coupe du salut...

lu par Maxime d'Aboville

et la méditation
 
par Frères du 28
S'arrêter,
prendre le temps
Frère Jocelyn Dorvault
Le frère Jocelyn, entré chez les Dominicains en 1998, est actuellement prieur du couvent du Caire. Il a été aumônier d’hôpital à Clermont-Ferrand et est le responsable de la revue Amitiés Dominicaines.
Où est Dieu ? Il est dans tes mains.
 Si donc moi, le Seigneur et le Maître,
 je vous ai lavé les pieds,
 vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
Évangile selon saint Jean chapitre 13, versets 14-15

Temps de prière
17 avril 2014
Ouverture
Hymne
Psaume
Cantique du Nouveau Testament
Lecture
Magnificat
Prière d'intercession
Oraison et bénédiction
 
Ouverture  

Lamentations du prophète Jérémie
 Comment est-elle assise à l'écart la ville si populeuse ?
 Elle est devenue comme une veuve, la grande entre les nations.
 Princesse parmi les provinces, elle est réduite à la corvée.
 Elle passe des nuits à pleurer et les larmes couvrent ses joues.
 Pas un qui la console, parmi tous ses amants !
 Tous ses amis l'ont trahie, devenus ses ennemis.

 Juda est exilée après sa ruine et la dure servitude.
 Elle demeure chez les nations sans trouver de répit.
 Tous ses poursuivants l'atteignent en des lieux sans issue.
 Les chemins de Sion sont en deuil, nul ne vient plus à ses fêtes.
 Toutes ses portes sont désertes et ses prêtres gémissent.
 Ses vierges se désolent. Elle est dans l'amertume !
 Ses ennemis sont victorieux, ses oppresseurs ont l'avantage.
 C'est le Seigneur qui l'a jugée pour ses nombreux péchés !
 Ses enfants sont partis captifs devant l'oppresseur.

 De la fille de Sion s'est retirée toute sa gloire :
 Ses chefs étaient comme des béliers qui ne trouvent point de pâture ;
 Ils cheminaient sans force devant qui les chassait.
 Elle se souvient, Jérusalem, de ses jours de détresse et de misère.
 Quand son peuple succombait aux coups de l'ennemi, sans que nul ne la secourût.
 Les oppresseurs la regardaient, ils riaient de sa ruine.
 Jérusalem a péché gravement, elle est devenue chose impure.
 Tous ceux qui l'honoraient la méprisent car ils ont vu sa honte ;
 Elle-même gémit et détourne sa face.
 Sa souillure colle aux pans de sa robe. Elle ne pensait pas à cette fin !
 Elle est tombée si violemment ! Personne pour la consoler !
 Vois, Seigneur, ma misère car l'ennemi triomphe !

 Jérusalem, Jérusalem, reviens au Seigneur ton Dieu.
La Première Prédiction de la Passion - Père Melvin - 16 avril 2014 - Je vous demande … si vous pensez comme Saint-Pierre …
… Si vous n'atteignez pas le Ciel, vous ne pouvez que vous en prendre à vous-même parce que vous avez reçu tout ce dont vous avez besoin pour aller au Ciel … Nouvelles données par Père Melvin Hier le…
Sortons, sortons, pour offrir à tous la vie de Jésus 


Actu' de Notre Dame de Vie  
À ,Moi

La dernière lettre de la cause de canonisation du Vénérable Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus vient de paraître...
 
Si vous ne l'avez pas reçue par la poste, vous pouvez la demander en envoyant votre adresse postale au moyen du  formulaire sur le site.
Et si vous souhaitez que cette lettre soit diffusée plus largement, merci de communiquer à la postulation les adresses des personnes auxquelles vous pensez.
 
Voici les articles que vous pourrez y découvrir :
 
- Présentation par le père Louis Menvielle, vice-postulateur
 
- La piste aux étoiles par le père Emmanuel Hirschauer,
prêtre de Notre-Dame de Vie et enseignant au Studium de Notre-Dame de Vie et en Asie
 
- Aller à la rencontre de tous par le père Arnaud Adrien, prêtre diocésain de Notre-Dame de Vie et modérateur du pôle missionnaire de Cuers
dans le diocèse de Fréjus-Toulon
 
- Offrir à tous la vie de Jésus-Christ par Lucette D. de Notre-Dame de Vie, Mexico
 
- « Marie, source de joie pour les petits ! » par E.M.K., Notre-Dame de Vie, infirmière
 
- L’Évangile pour tous et par tous par l'abbé Eugène Kpoda, prêtre de Notre-Dame de Vie et prêtre du diocèse de Diébougou, Burkina Faso
 
Et en ces jours qui furent liturgiquement les derniers vécus par le père Marie-Eugène, puisqu'il est décédé un lundi de Pâques, voici quelques phrases de lui qui parsèment cette lettre :
 
- "L'amour est une onction qui descend sur toute misère ici-bas, y compris le péché pour le guérir (...) La grandeur des oeuvres importe peu ; seule a une valeur en soi la qualité de l'amour" (Je veux voir Dieu p 1053)

- "Vous êtes dans le monde pour porter témoignage de Dieu, de la vie de Dieu, de son existence et de sa force, et devenir ainsi une joie pour Dieu, une lumière pour ceux qui veulent rester fidèles" (En marche vers Dieu p 111)

- "Demandons-le à la Sainte Vierge qui fut le grand moyen, la grande voie, pour conduire à Jésus, et qui le reste, car beaucoup d'âmes vont à Jésus par Marie, demandons à Notre-Dame de Vie, source de vie et de lumière, de savoir être, comme elle, seulement un moyen, seulement une voie pour aller au Maître véritable, au seul Médiateur véritable, au seul Roi : le Christ Jésus Notre-Seigneur."(Les premiers pas de l'Enfant-Dieu p 111)
 
A tous, bon triduum pascal !
L'équipe de Notre Dame de Vie
Le Triduum pascal: l'amour plus fort que la mort
 par Jacques Gauthier   dans Le blogue de Jacques Gauthier 
Jeudi saint (Psaume 115 (116)) (DiMail 524)

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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 03:18

le mot-clé --- Conversion des Mots-clés du Guide de lecture de la Bible 2014 Avril

          
J'aimerais m'attarder sur le mot-clé  --- Conversion  des   Mots-clés du Guide de lecture de la Bible 2014  Avril 2014
  Ma conversion vous la retrouverez ici =>
   
 
  Celle des autres => ?    
 

conversion => 
&
Le fait du Mystique et Le Vendredi Saint - La Passion du Christ
 
J'aimerais maintenant m'attarder sur le fait du Mystique et Le Vendredi Saint - La Passion du Christ 






Padre Pio de Pietrelcina (1887-1968)

Canonisé par Jean-Paul II

À Elisa Lucchi, une pénitente, qui lui demande, un an avant sa mort, conseil pour la lecture de "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé", Padre Pio répond :
"Non seulement je vous permets de le lire, mais je vous le recommande"  
   
 Les parcours de Maria Valtorta et Padre Pio étaient si proches qu'un livre a été consacré à leur proximité.
Padre Pio avait été aussi condamné par le Saint-Office (en 1933) et réprimandé par le Cardinal Ottaviani, Préfet de cette Congrégation, en 1961. 
Sources : "Chrétiens Magazine", numéro spécial de mars 2009 - "Padre Pio et Maria Valtorta" - Emilio Pisani – 2000 - Éditions Centro Editoriale Valtortiano - ISBN 8879870734 - Bollettino Valtortiano n° 39 Janvier – juin 1989
Pour mieux connaître le Padre Pio, voir le dossier de "Chrétiens Magazine"



Padre Pio, sous le signe de la croix


La vie de Padre Pio est un très grand mystère.
C’est un mystère d’amour.
Sa vie nous échappe pour mieux nous mener au pied de la croix et nous faire comprendre plus profondément tout ce que cela signifie pour nous.
Et ce n’est que dans la prière que nous pouvons rejoindre un homme aussi proche de Dieu que l’était le cher Padre.
Les faits sont là, certes, comme autant de signes d’une emprise divine sur une créature. Padre Pio, premier prêtre stigmatisé, disparaît derrière la Sainte humanité du Christ.


Le Padre reçut les premiers stigmates le 20 septembre 1918


Dès avant sa naissance
Il était né le 25 mai 1887 à Pietrelcina, qui pourrait se traduire par « petite pierre ».
 De fait, ce petit village du Sannio, dans la province de Bénévent, dans la région de Naples, est littéralement accroché à un rocher.
 Francesco Forgione (c’était son nom) fut habité dès le sein de sa mère par l’œuvre rédemptrice du Sauveur.
 Il l’avait confié au père Agostino, son père spirituel :
« Je souffrais dès avant ma naissance. »
Il vécut quatre-vingt-un ans sous la motion de cette grâce de « victime » qui lui faisait dire : « Je suis crucifié d’amour. »
Il fut baptisé dès le lendemain de sa naissance dans la petite église Sainte-Marie-des-Anges qui se dresse tout près de sa maison natale.
Francesco était le deuxième enfant d’une famille de cinq.
Deux enfants étaient morts avant sa naissance, l’une de ses petites sœurs deviendra religieuse Brigittine à Rome.
Son père Grazio Forgione devra s’expatrier par deux fois en Amérique, à Buenos Aires, tout d’abord, puis à New York et dans la baie de la Jamaïque, pour payer les études de son fils et, plus tard, les dépenses médicales occasionnées par la piètre santé du jeune religieux.
Ce dernier devra, en effet, passer sept longues années hors du couvent, dans sa famille, tant sa santé était délabrée.
Quant à la mère, Maria-Giuseppa di Nunzio, c’était une femme pieuse, douce et ferme tout à la fois, très travailleuse car elle devait remplacer son époux dans le travail des champs.
Elle était pleine d’attention pour son fils Francesco.




Padre Pio aimait recevoir les enfants,
il leur faisait un catéchisme plein d'humour




Offrande

Dès l’âge de cinq ans, l’enfant jouissait de la vision de la Vierge Marie qu’il priait deux fois par jour à l’église.

C’était un garçon silencieux, tranquille et très obéissant.

Il disait lui-même qu’il ne valait rien mais qu’il était un « maccherone senza sale », une nouille insipide…

Mais le confrère auquel il avait fait cette confidence lui avait répondu :

« Vous le dites par sainte humilité ! », ce qui n’était pas faux !

Il jouait rarement avec les enfants de son âge car il ne supportait pas les blasphèmes et les jurons que certains proféraient souvent.

Son meilleur compagnon de jeu, il le confiera plus tard, n’était autre que son Ange Gardien.

Ses nuits étaient très tourmentées.

Sans cesse, il était assailli par les démons de l’enfer et le petit Francesco se battait contre eux, en hurlant dès que sa mère avait soufflé la bougie et qu’il se trouvait dans le noir.

Les vexations diaboliques, c’est-à-dire les coups dont les démons frappaient le jeune enfant, commencèrent en fait à peu près à l’âge de quatre ans, selon le père Benedetto, qui fut longtemps son provincial.

Le diable, dit-il, se présentait sous des aspects hideux, et souvent menaçants, horribles, épouvantables.

C’était un tourment tel que le pauvre enfant ne pouvait pas dormir ; il pleurait, mais il suffisait que « Mamma Peppa » allume à nouveau la lumière pour que, tout aussitôt, disparaisse le Prince des Ténèbres.

Le père, Zi’Grazio, lui, n’était au courant de rien, et les cris de l’enfant avaient le don de lui taper sur les nerfs.

Il poussait des cris si assourdissants qu’il menaça un jour de le jeter par la fenêtre s’il ne se calmait pas et il n’était pas loin de penser que cet enfant venait tout droit de l’enfer !

Sa mère lui avait répondu :
« Nous l’élèverons pour expier nos péchés ! »

Et elle ne croyait pas si bien dire.

Elle ne se doutait pas le moins du monde, à cette époque-là, de l’exceptionnelle vocation de son petit garçon.

Ces attaques diaboliques ne cesseront pratiquement jamais et affligeront Padre Pio jusqu’à la mort.

À cinq ans à peine, il caressait déjà l’idée de se donner tout entier à Dieu.

Le père Benedetto da San Marco in Lamis, qui fut son provincial et l’un de ses directeurs spirituels, écrivait :

« A cinq ou six ans, au maître-autel, lui apparut le Sacré-Cœur de Jésus ; il lui fit signe d’approcher de l’autel et lui mit la main sur la tête, attestant d’accepter et de confirmer l’offrande faite à Lui-même et de se consacrer à son amour. »

Et le père Benedetto conclut :

« Il sentit s’affermir sa décision et grandir l’ardeur de L’aimer et de se donner tout entier à Lui. »
À cause de ce devoir de consécration, le petit Francesco redoubla d’intensité dans sa prière d’enfant.

Il acceptait les souffrances et s’imposait même, si jeune, des pénitences !

Un jour, « Mamma Peppa » le surprit - il n’avait à ce moment que huit ou neuf ans - derrière son lit, qui se frappait avec une chaîne de fer.

Elle le supplia de s’arrêter, mais il continuait de plus belle.

Elle lui demanda pourquoi il se frappait ainsi :

« Je dois me battre comme les juifs ont battu Jésus, répondit l’enfant, et lui ont fait jaillir le sang sur les épaules ! »


Le 27 septembre 1899, Padre Pio fut confirmé et fit sa première communion.

Il écrira plus tard :

« Au souvenir de cette journée, je me sens tout entier dévoré par une flamme très vive qui brûle et ne fait pas mal… »

Ce qui laisse entendre qu’il reçut pleinement les Dons du Saint-Esprit.

Grâce aux visites d’un frère capucin, Francesco décida catégoriquement d’être comme lui, un religieux « avec la barbe ».



Religieux avec la barbe

 

 

 

 

 


À l’image du Christ

 


En cette tragique matinée du 20 septembre 1918, Padre Pio est marqué des plaies de la crucifixion…

Il les conservera cinquante années. Le 22 octobre suivant, il doit, « par sainte obéissance », raconter ce qui s’est passé à son supérieur provincial :

« […] C’était le matin du 20 du mois dernier, écrit-il donc, après la célébration de la sainte messe, quand je fus surpris par un repos semblable à un doux sommeil.

Tous mes sens internes et externes, les facultés de mon esprit également, se trouvaient dans une quiétude indescriptible. Il y avait un silence total autour de moi.

Il fut suivi immédiatement d’une grande paix et je m’abandonnai à la complète privation de tout.

Il y eut un répit dans la ruine elle-même

(il s’agit, selon toute vraisemblance, de ce qu’il croit être le véritable état de son âme).

Et tout cela se produisit en un éclair.

Et tandis que cela était en train de se réaliser, je vis devant moi un mystérieux personnage, semblable à celui que j’avais vu le soir du 5 août

(quand il reçut le « trait de feu »),

qui se différenciait seulement en ceci :

ses mains, ses pieds et son côté ruisselaient de sang.


Sa vue m’épouvanta, et ce que je ressentis en cet instant, je ne saurais vous le dire.

Je me sentais mourir et je serais mort si le Seigneur n’était intervenu pour soutenir mon cœur que je sentais bondir dans ma poitrine.

Ce personnage disparut de ma vue, et je m’aperçus que mes mains, mes pieds et mon côté étaient percés et ruisselaient de sang !

Imaginez la torture que j’éprouvai alors et que j’éprouve continuellement presque tous les jours […]. »


Il faut l’avoir vu à l’autel, les mains sanglantes !

J’ai eu la grâce de lui servir la messe !

Le sang coulait de ses mains blessées, un sang mystérieusement parfumé !...

Il fallait l’entendre prononcer à mi-voix des paroles à l’adresse de Celui qui était là, sur l’autel, continuant, en son Prêtre, à offrir au Père le Sacrifice rédempteur.

Vraiment, là, on comprenait que le Prêtre, à l’autel, ne peut qu’être identifié au Christ souffrant.

Il doit lui-même offrir tout son être à Jésus comme une « humanité de surcroît ».

La grâce de Padre Pio était, pour les prêtres, la prise de conscience de cette identification au Crucifié du Golgotha.

Non, après avoir assisté, ou plus exactement, participé à la messe que célébrait le père dans le petit matin de San Giovanni Rotondo, les prêtres ne peuvent plus célébrer la messe comme avant…

Ils sont Jésus-Christ !


Bien des âmes

 

 


La célébrité de Padre Pio ne fit que croître ; les âmes affluaient autour de son autel et dans son confessionnal.

Padre Pio avait, en effet, reçu le don infus de la scrutation des consciences et du discernement des esprits.

Il dévoilait les fautes oubliées, et j’ai, à ce sujet, des souvenirs quelque peu « cuisants » !

Il montrait la gravité de certains péchés, considérés par les pénitents comme véniels, et secouait les plus tenaces des fidèles.

Et ceux-ci n’hésitaient pas à participer à la messe du saint prêtre qui, entrecoupée d’extases, durait le plus souvent plus de deux heures.


À la suite de plusieurs examens des stigmates de Padre Pio, une polémique, puis une persécution furent déclenchées.

Le Saint-Office prit plusieurs mesures restrictives, malgré les vives réactions des pèlerins.

Du 11 juin 1931 au 15 juillet 1933, Padre Pio resta prisonnier dans son couvent.

La seule permission qu’il obtint fut celle de pouvoir célébrer la messe…

en privé, dans la chapelle intérieure.

Deux longues années terribles pour lui !


En 1942, selon la volonté du pape Pie XII, Padre Pio fut l’initiateur des Groupes de prière.

Cette œuvre allait de pair avec celle de la Casa Sollievo della sofferenza

(Maison de la souffrance transfigurée).

C’était l’immense hôpital qu’il avait fait construire tout à côté du couvent.

Le 5 mai 1956 fut donc inauguré solennellement ce grand édifice.

Mais les importantes sommes d’argent qui furent données à Padre Pio pour ce centre de soins, et qui provenaient de la foule de ses fils spirituels dans le monde entier, furent la cause d’une deuxième série de persécutions.

Padre Pio ne voulait pas que l’on parle de ces persécutions.

Elles constituent une page très douloureuse dans la vie du stigmatisé du Gargano.

Elles sont cependant bien réelles.

Elles sont le fait de personnes ecclésiastiques et non de l’Église elle-même.

Elles ont servi à la plus grande Gloire de Dieu puisqu’elles n’ont fait que prouver un peu plus la sainteté du religieux de San Giovanni Rotondo, par l’obéissance et la patience dont il donna le témoignage.

 



Miracle de la dernière messe

 

 


Lors de la messe solennelle qu’il célébra pour le cinquantième anniversaire de sa stigmatisation, les Groupes de prière avaient entouré Padre Pio de leur vénération et de leur affection.

À l’issue de l’office, il eut un collapsus et s’effondra.

On l’emporta dans sa cellule.

Il rendit sa belle âme à Dieu au cœur de la nuit suivante.

Mais, un certain temps après la mort constatée, les cicatrices même des plaies qui avaient marqué son corps pendant un demi-siècle disparurent d’un coup et la peau redevint comme celle d’un petit enfant, comme s’il n’y avait jamais eu la moindre blessure.

J’ai dit, dans l’ouvrage que j’ai rédigé sur celui qui fut mon père spirituel tendrement aimé puisque c’est lui-même qui me prit comme fils, le « fils de son cœur » comme il disait :

Padre Pio, Transparent de Dieu, que le père avait été ici-bas comme

« l’incarnation mystique de Jésus »,

le Seigneur ayant pris possession totalement de l’être de cet humble religieux.

La mission, qui était de ramener à Dieu les hommes qui s’étaient éloignés de Lui, était désormais terminée.

Padre Pio mourut.

Et il ne resta plus ici-bas que les membres de Francesco Forgione qui n’avaient jamais foulé notre terre.

Tel était Padre Pio.

 

 



Homme de la prière

 




Chaque soir, Padre Pio présidait la cérémonie qui réunissait les fidèles dans la petite église du couvent avant que ne fût construite la grande basilique.

On y récitait le chapelet, on y donnait la bénédiction eucharistique.

On y récitait également la fameuse Neuvaine irrésistible au Sacré-Cœur de Jésus et la Visite à la Madone.

Entendre cette voix était quelque chose d’inoubliable et, dès les premiers jours, j’en fus bouleversé et profondément ému.

Il y a, certes, beaucoup de gens qui sont capables de lire un texte intelligemment, et même avec du sentiment, en y mettant le ton !

Mais ces phrases, prononcées par Padre Pio, se revêtaient d’un exceptionnel relief. On y sentait la vibration intense d’une âme remplie de foi.

C’était l’effusion la plus suave qui soit d’un cœur plein d’amour.

Padre Pio scandait chacune des paroles.

Il les prononçait avec un accent tel qu’on ne pouvait pas ne pas en être remué et ému jusqu’aux larmes.

Lui-même, d’ailleurs, prononçait certains mots avec des sanglots dans la voix.

Tel a été mon premier contact avec lui.

Et la simple évocation de ce souvenir me bouleverse encore !


À la messe, en prononçant les paroles de la Consécration, Padre Pio souffrait atrocement.

Il savait bien, lui, ce qu’était la souffrance physique et ce qu’était la souffrance morale ou spirituelle…

Et comme il savait aussi que seule la souffrance est capable de racheter le monde parce qu’elle est porteuse de rédemption, Padre Pio unissait ses propres souffrances à celles du Seigneur en Sa douloureuse Passion.

Et cette offrande, il la faisait passer tout entière dans sa prière.

Il savait bien aussi ce qu’était cette terrible « nuit de l’esprit » dont parle saint Jean de la Croix et dans laquelle il s’est trouvé plongé dès son plus jeune âge jusqu’au moment de la définitive et irréversible rencontre, dans l’éternel face-à-face au-delà de la mort, lorsque, enfin, ses yeux ont pu contempler Dieu sans voile.

Ce qu’il conseillait aux âmes qui s’adressaient à lui et qu’il guidait vers les plus hauts sommets de la vie spirituelle et mystique, il l’a vécu, lui, le premier dans sa piété la plus profonde.

Lorsque dans toute sa vie les tempêtes s’étaient abattues plus fortement et plus violemment sur lui, lorsque la Croix, qui avait été plantée au cœur de sa vie, s’était faite plus lourde, lorsqu’il prenait sur lui les innombrables intentions qui, de tous les coins du monde, avaient afflué vers lui, vers ce paratonnerre d e s hommes, il déposait tout dans le Cœur de Jésus, il mettait en Lui seul toute sa foi et toute son espérance.

Il récitait chaque jour cette « Neuvaine irrésistible » dont les mots, pour lui, et sur ses lèvres, revêtaient une tonalité proprement « mantrique ».


Cette prière s’appelle irrésistible parce qu’elle est fondée sur trois affirmations solennelles du Seigneur Lui-même.

Nous lisons, dans l’Évangile, ces trois promesses, et, exprimée par Padre Pio, cette prière ne peut pas laisser le Cœur de Jésus insensible.

La voici :



« 0 mon Jésus qui avez dit : "En vérité, en vérité, je vous le dis, demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et il vous sera répondu, voilà que je frappe, je cherche et je demande (telle) grâce…" »



« 0 mon Jésus qui avez dit : "En vérité, en vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon nom, Il vous l’accordera. Voici qu’à Votre Père, en Votre Nom, je demande (telle) grâce…" »



« 0 mon Jésus qui avez dit : "En vérité, en vérité, je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point ! » Voici que, m’appuyant sur l’infaillibilité de vos saintes paroles, je demande (telle) grâce…" »



Et chaque parole, chaque formulation de la grâce implorée, était suivie de la récitation d’un « Notre Père », à cause de la soumission à la Volonté de Dieu, d’un « Je vous salue, Marie », car Notre Dame était là pour appuyer cette prière, et d’un « Gloire au Père », pour exprimer, par avance et dans la confiance, notre remerciement à Dieu.

Venait ensuite, à chaque fois, l’invocation :

« Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance en Vous ! »

 

 



Miracle de la dernière messe

 

 

 

 


Ainsi priait Padre Pio…

Il priait bien, il priait beaucoup, il priait toujours.

Il était, au plein sens du terme :

l’homme fait prière.

Jamais il ne se lassait de prier.

Bien plus, on lit dans les lettres qu’il écrivait à ses directeurs spirituels, qu’il se plaignait de ne jamais avoir assez de temps pour prier.

Il avait écrit un jour :

« Je voudrais que les journées aient quarante heures ! »

Il priait partout, à l’autel, au confessionnal, à sa place au matronée de la basilique où on le voyait lever son chapelet comme pour le montrer aux fidèles qui, en bas, le regardaient, priaient avec lui, priaient par lui.

Il priait dans les escaliers, dans les couloirs, dans l’ascenseur, dans sa cellule le jour, la nuit, à l’exception des très rares heures de sommeil.

Il priait avec des gémissements du cœur, il priait avec des

« oraisons jaculatoires »,

mais il priait spécialement avec son chapelet.

Il s’était promis de ne pas réciter moins de cinq rosaires par jour.

Il fut vraiment un « dévoreur » de chapelets.

Un jour, son supérieur lui demanda combien de chapelets il avait récité dans la journée.

Et Padre Pio avait répondu :

« Bah ! al mio Superiore, devo dire la verità !

(J’en ai récité trente-quatre !) »


Il répétait souvent :

« Allez à la Madone, faites-la aimer !

Récitez toujours le Rosaire.

Récitez-le bien !

Récitez le plus que vous pourrez ! »



Il priait pour ceux qui s’étaient recommandés à sa prière et aussi, chose étrange, pour ceux dont le Seigneur lui soufflait l’intention, même s’il ne les connaissait pas.


Sa prière ornait et en même temps nourrissait sa constante, profonde et habituelle union à Dieu.


Padre Pio nous a laissé ce grand exemple de prière.

Il nous a fait comprendre que tout travail spirituel ne peut être accompli et réussi si, à la base, il n’y a pas ce regard d’amour porté sur Dieu dans une intense prière.



Et dans sa prière, Padre Pio était arrivé au sommet de l’union transformante de Dieu, aux échelons les plus élevés de l’échelle mystique…

Le 18 avril 1912, il avait raconté à son père spirituel une lutte terrible qu’il avait eu à soutenir contre l’enfer qui pratiquement chaque nuit le frappait et le persécutait de toutes les façons possibles, et la consolation du Seigneur lui était venue après la messe :

« À la fin de la messe, écrit-il donc, je me suis entretenu avec Jésus pour l’action de grâce.

0 combien fut suave le colloque tenu avec le Paradis ce matin !...

Le Coeur de Jésus et le mien se fondirent.

Ce n’étaient plus deux coeurs qui battaient, mais un seul.

Mon cœur avait disparu comme une goutte d'eau s'évanouit dans la mer. »

Padre Pio pleurait de joie et il ajoutait :

« Quand le Paradis envahit un coeur, ce cœur affligé, exilé, faible

et mortel ne peut le supporter sans pleurer. »



Il disait :

« Soyez des âmes de prière.

Ne vous fatiguez jamais de prier.

C’est la chose essentielle.

La prière fait violence au Coeur de Dieu,

elle obtient les grâces nécessaires ! »

 



Padre Pio était un homme de prière.


Jean Derobert





Saint Padre Pio - Film complet sur sa vie - 1ère partie - Version sous titrée 

 

http://www.youtube.com/watch?v=bx7YYBQWEk8

EXBRAYAT Jean-Luc  
 EXBRAYAT Jean-Luc·223 vidéos
S'abonner 108

Publiée le 2014-01-10 


Film sur la vie de Saint Padre Pio version sous-titrée 1ère partie



Voici un joli film en deux parties maintenant visible en version sous-titrée en Français.

C'est une histoire de Padre Pio non historique, car quelque peu romancé et adapté pour le cinéma.

La chronologie et les évènements importants de sa vie y sont bien présents avec respect et souci d'authenticité.

Une belle histoire, mais à ne pas considérer comme une version historique de Saint Pio de Pietrelcina.

L'interprétation des acteurs est plutôt une réussite.

Ce que j'ai aimé, c'est la belle transcription à l'écran, tant des souffrances que de l'Amour de Padre Pio.
Le Cœur du Saint, qui gagnerait à être mieux connu en France et dans le monde entier.

Ce film de 2008 s'inspire largement des écrits d'Emanuele Brunatto






Saint Padre Pio - Film complet sur sa vie - 2ème partie - Version sous titrée 

http://www.youtube.com/watch?v=W1EH_mNQ47Q

EXBRAYAT Jean-Luc 

 

 

 

 


Padre Pio Son fils spirituel temoigne 

http://www.youtube.com/watch?v=7iqQsxP-fJI

2jesusTV  
 2jesusTV·20 vidéos
S'abonner 80
Publiée le 2013-07-03 

 

 

 

 

 

Padre Pio mon père spirituel, L'esprit des lettre sur KTO le 25 mai 2012 de E. Brunatto 

http://www.youtube.com/watch?v=fnmXSez-cMc

ebpio  
 ebpio·9 vidéos
S'abonner 79
Publiée le 2012-06-04 


Extrait de l'émission l'esprit des lettres diffusée le 25 mai 2012. Il s'agit de la présentation du livre Padre Pio mon père spirituel, le témoignage inédit du premier fils spirituel du stigmatisé, Emanuele Brunatto.
Voir également le site internet dédié à Emanuele Brunatto www.ebpio.com

 

 

 

 

 

 

 

 

L'eucharistie célébrée par Saint Padre Pio - Vidéo

http://www.chretiensmagazine.fr/search/label/Padre%20Pio

Un homme devenu prière.
 Extrait d’une messe célébrée par le Saint Padre Pio (1'43).

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