Signes de Jésus

Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 19:59

THÈME SUR SIGNES DE JÉSUS  SUR MON BLOG :

 

Les lectures de l'Avent -4e partie

Les lectures de l'Avent -3e partie

Les lectures de l'Avent -2e partie

Les lectures de l'Avent

 

La Vierge miraculeuse d’Agrès et neuvaine du Père Ignacio Ellacuria et/ ou au Père Ignacio Martin-Baro ?

Un Dieu le Père , un Jésus-Christ, une église... ...une date de Pâques unanime pour l'ensemble des religions car celles-ci veulent que les gens sur la Terre s'aiment... et la Sainte Vierge Marie

Une pensée: un Dieu, un Jésus-Christ, une église... ...une date de Pâques unanime pour l'ensemble des religions car celles-ci veulent que les gens sur la Terre s'aiment... et la Sainte Vierge Mari

 

signes de Jésus : VASSULA RYDÉN - CONFÉRENCE DONNÉE À MONTRÉAL EN OCTOBRE 2006 À LA SALLE PIERRE-MERCURE DE 69.12 À LA FIN

signes de Jésus : VASSULA RYDÉN - CONFÉRENCE DONNÉE À MONTRÉAL EN OCTOBRE 2006 À LA SALLE PIERRE-MERCURE À 62.08

signes de Jésus : VASSULA RYDÉN - CONFÉRENCE DONNÉE À MONTRÉAL EN OCTOBRE 2006 À LA SALLE PIERRE-MERCURE À 41:52

signes de Jésus : VASSULA RYDÉN - CONFÉRENCE DONNÉE À MONTRÉAL EN OCTOBRE 2006 À LA SALLE PIERRE-MERCURE À 33:49

signes de Jésus : VASSULA RYDÉN - CONFÉRENCE DONNÉE À MONTRÉAL EN OCTOBRE 2006 À LA SALLE PIERRE-MERCURE À 16:47

signes de Jésus : VASSULA RYDÉN - CONFÉRENCE DONNÉE À MONTRÉAL EN OCTOBRE 2006 À LA SALLE PIERRE-MERCURE.

 

pensées venant }~ rosaire... signes de Jésus

nous sommes capable d'être à l'affût des signes de Jésus ex.: Édith Piaf, Johnny Cash, etc.

pensées venant }~ pendant que je fais mon rosaire...II

pensées venant }~ pendant que je fais mon rosaire...

 

ma foi augmente + + +

Répandez la joie et le monde sera meilleur

ma foi augmente + +

 

Une belle histoire Merci Andréa

Le sens de la Nativité

Par rrrichardrouleaugmail.over-blog.com - Publié dans : Signes de Jésus
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 19:27

Les lectures de l'Avent -4e partie

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=OYtqwjddXIY

L'année Lithurgique commence au premier temps de l'Avent, le 27 Novembre et se termine après les fêtes de la Toussaints 

Pièces musicales :

Cantate Domino
Ut Queant laxis
Spiritus
Veni Domine
Bene Omnia Fecit
Agnus III
ALLELUIA DE Pentecôte
Lumes
Ave Regina Celorum
Lux ETERNA
ALLEUIA


- Chant de Noël et de paix interprété par une chorale d'enfants. D'autres chants sur le site "Le Calendrier de l'Avent en chansons".Venez chanter avec nous!
- Christmas song about peace sang by a children's choir. Come sing with us. More songs here:

www.csdraveurs.qc.ca/musique/noel



Extrait du Concert A4 Gospel à Mulhouse

Description : 
Entrez dans la magie du groupe à4, ce quatuor issu d'horizons culturels et musicaux différents qui a trouvé son originalité en interprétant du gospel 100% vocal. Mélange des genres, des styles musicaux et des voix, à4 vous invite à voyager dans l'univers soul, Rn'B, mais aussi dans le jazz et le blues.
La qualité et la particularité musicale de ce groupe, son désir de communiquer sa foi sans l'imposer, en toute simplicité, son goût pour la mise en scène, sont au service d'un témoignage d'espérance.
Leurs voix résonnent et donnent corps à un sémillant bouquet de chants gospel éclectiques. Keith Lancaster, Gary Miller et Georges Pendergrass, cénacle de génie, comptent parmi les auteurs de leur répertoire.
Limpides et pleins de surprises vocales, leurs chants laissent… sans voix !
Un mélange détonnant et étonnant.

GREGORIAN - Hodie es - Ave Régina célorum

videos.lalibre.be4 janv. 2010 - 5 mn
Durée : 281 | 200 vues | 10/10 Chants grégoriens. Temps del'Avent, Noël. Moines et Moniales chants ...

Racinn' Nwel - Kriyé Leison/ NWEL MATINIK.. KARAOKE

dailymotion.com13 déc. 2009 - 3 mn
, les « Chanté Nwel » s'organisent. Durant l'Avent, voisins, amis et famille se retrouvent chez l'un ou l'autre ...
Racinn' Nwel - Kryé Leison/ NWEL MATINIK.. KARAOKE 

Les chants de Noël sont strictement réservés à la période qui va de l’Avent à la nuit de Noël. Année après année, les fêtes de la Toussaint célébrées, les « Chanté Nwel » s’organisent. Durant l’Avent, voisins, amis et famille se retrouvent chez l’un ou l’autre, munis de victuailles offertes en partage. Au son des tambours, d’instruments de fortune, on entonne les cantiques. Le créole se mêle au français au moment du refrain, qui marque l’instant de défoulement, d’improvisation. C’est fête, on rit, on chante à gorge déployée, on plaisante. L’ordre règne dans ce joyeux désordre. Les musiciens y veillent, et les cantiques sont interprétés selon un certaine suite.



chants de l'avent     CHANTS LITURGIQUES
On est loin du lyrique, pourtant les chants Grégoriens sont les ancêtres du chant moderne. 
Et un peu de spiritualité ne peut faire de mal !!!

Chants Grégoriens de Pentecôte. Veni-Créator


Veni-Créator, hymne 8ième mode
SPIRITUS DOMINI,introït 8ième mode 
Alléluia VENI SANCTE SPIRITUS
2ième mode
Interprétation :Moines Bénédictins de Sancto-Domingo de silos(Italie) Moniales Abbaye de de Montserrat (Espagne)
et Choeur des Moines de l'abbaye de Ligugé (France)

Nous chanterons pour toi, Seigneur


- Petits Chanteurs de Provence


Nous chanterons pour toi, Seigneur

Paroles : Daniel Hameline
Musique : Jean Bonfils 

Nous chanterons pour toi, Seigneur
Tu nous as fait revivre ;
Que ta parole dans nos cœurs
À jamais nous délivre.

Des quatre points de l'horizon
Les peuples sont en marche
Pour prendre place en la Maison
Que, par nous, tu prépares. 

Le chant est un vieil enregistrement sur cassette fait à partir d'un ancien vinyle.

Chant GREGORIEN : L'Année Lithurgique.mp4

Durée : 00:06:13


Description : 
L'année Lithurgique commence au premier temps de l'Avent, le 27 Novembre et se termine après les fêtes de la Toussaints 

Pièces musicales :

Cantate Domino
Ut Queant laxis
Spiritus
Veni Domine
Bene Omnia Fecit
Agnus III
ALLELUIA DE Pentecôte
Lumes
Ave Regina Celorum
Lux ETERNA
ALLEUIA

L'Avent (du latin adventus : venue, arrivée du Messie) est la période qui couvre quelques semaines précédant Noël, quatre dans la tradition de l'Église latine. Depuis le papeGrégoire Ier, nommé aussi Grégoire le Grand, l'Avent représente pour les catholiques la période où l'on se prépare à la venue du Christ, à sa naissance, ce pape ayant instauré ce temps liturgique par analogie au Quadragésime du Carême, aussi dans certaines traditions, on nomme l'Avent « Quadragésime de Saint Martin » ou le « Petit Carême ».

Dans les Églises utilisant le calendrier romain, l'Avent débute le quatrième dimanche avant Noël, et marque le début de l'année ecclésiastique ou liturgique. Chez les Orientaux et les Mozarabes, comme dans le temps chez les Celtes, Espagnols et Gaulois, le temps de l'Avent dure 6 semaines, en commençant soit le 11, soit le 15 novembre.

La couleur liturgique de cette période est en général le violet. Certains épiscopaliens et luthériens utilisent du bleu, et certains byzantins utilisent du rouge ou du blanc.

 

 

L'avent

l'avent| Momes.net

L'avent, c'est la période avant Noël ! Pourtant, ça ne veut pourtant pas dire "avant". C'est un mot qui vient du latin "adventus" qui veut dire la venue, l'arrivée. L'Avent est un temps pour se préparer à l'arrivée de Noël. Pour les religieux, cela veut dire se préparer pour la naissance, l'arrivée de Jésus, le fils de Dieu. Dans la vie de tous les jours, c'est un temps pour décorer le sapin, préparer la crèche et surtout, ouvrir une par une, les cases du calendrier (de l'Avent)

Nous avons déjà parlé du calendrier de l'Avent (Adventskalendar) au début de cette étude.

Nous constatons maintenant qu'il ne correspond pas à la période de l'Avent puisqu'il commence seulement

le premier décembre quel que soit le début de l'Avent.

On les rencontre dès le XIX ème siècle, surtout dans les familles protestantes qui lisaient la Bible à la maison

alors que les catholiques se rendaient à la messe. Sous forme de maison munie de 24 ouvertures derrière

lesquelles se cachaient des friandises pour les enfants, ou sous forme d'horloge peinte à la main dont on

faisait avancer l'aiguille chaque jour, elles étaient artisanales.

C'est aussi par un calendrier de l'Avent artisanal que commence Gerhard Lang, fils de pasteur. C'est

seulement en 1908 qu'il fait publier le premier calendrier imprimé. Il s'agissait de 24 images détachables

à coller chaque jour sur un support pour former un poème religieux.

En 1920, on voit naître des calendriers cachant des friandises. En 1940, par manque de papier, la fabrication

est interdite pour reprendre, malheureusement, en 1942-43 avec des motifs nazis. Depuis 1946, la mode de ces

calendriers n'a jamais faibli et on les voit passer rapidement des motifs religieux aux motifs profanes. Mais,

n'est-ce pas le sort de Noël lui-même qui est, de nos jours, plus la fête des enfants que celle de l'Enfant-Jésus ?


LA CRÈCHE

La crèche, pour bien préciser, est la mangeoire des animaux. Ce n'est qu'au fil des siècles qu'elle va prendre

sa signification de scène de la Nativité.

Malgré ce qu'on peut lire ici ou là, la crèche ne remonte pas à Saint François d'Assises qui se contenta de

faire installer une crèche remplie de foin dans une grotte avec un âne et un bœuf vivants.

La première crèche, constituée de petits personnages remonte à 1562 et fut réalisée par des Jésuites. Les

santons de Provence datent, eux, du XIX ème siècle. Leur création serait attribuée à un certain Jean-Louis

Lagnel (1764-1827), né à Marseille, qui fût peintre, puis faïencier, puis sculpteur avant d'être figuristre.

L'ARBRE DE NOËL

Il nous vient d'Alsace où il a été mentionné dès 1521. A l'origine, il était chargé d'hosties.

Mais c'est en 1605 et en Allemagne qu'il commence à être décoré.

Il entre aux Tuileries en 1837 par Hélène de Mecklembourg, duchesse d'Orléans, et en Angleterre en 1840

par Albert de Saxe-Cobourg, époux de la reine Victoria.

Il s'orne de pommes rouges, allusion à l'arbre du jardin d'Éden, sur lequel Ève cueille le fruit défendu.

Au début du XIX ème siècle, les fruits auraient été remplacés pour la première fois, en Alsace, par des boules

de verre multicolores.

On connaît la suite et l'arrivée de guirlandes électriques clignotantes qui font la joie des petits... et, quelquefois,

le désespoir des assureurs. 

LE PÈRE NOËL

Ce pauvre Père Noël, dont l'ancêtre serait Saint Nicolas (Santa Claus) qui distribuait les cadeaux dans la nuit

du 5 au 6 décembre en Allemagne et dans l'Est de la France, aurait peut-être des origines plus lointaines qui

remonteraient à Odin qui, dans les Pays Nordiques, juché sur un nuage, déversait une pluie de gâteries sur les

enfants. Je signale au passage que Odin était tout sauf ce portrait qu'on en donne.

Je dis "pauvre Père Noël" parce qu'il est devenu très rapidement un pur élément commercial. Il le devient dès

1931 grâce à cause de Coca-Cola qui en fait son support publicitaire. Qui peut encore croire à la poésie d'un

personnage cloné à l'infini à chaque coin de rayon de nos grands magasins ?

Pour en savoir plus, et en images, sur le Père Noël et tout ce qui touche à Noël, je vous invite à visiter le

 site de Marie-Alice Maire qui, au travers de cartes postales anciennes et de timbres magnifiques redonne un

peu de poésie à des traditions bouffées par des intérêts commerciaux bien tristes.

Schola Saint Grégoire de Montréal

Que ce soit dans un cadre liturgique ou en concert, la Schola Saint Grégoire de Montréal se consacre

à l'interprétation non seulement du chant grégorien, mais aussi des répertoires liturgiques qui lui

sont apparentés (chants milanais, bénéventain et vieil-hispanique, drames liturgiques, plain-chant, etc.).

La Schola Saint Grégoire a été invitée à participer à des célébrations liturgiques dans plusieurs églises du

Québec et a présenté de nombreux concerts spirituels au Canada et à l'étranger.

Palestrina: Chants versez l'Avent et Noël / Choeur concinite CD

Sancte Deus~ chant Grégorien

Ce n'est pas le groupe pop 'Grégorien', mais le chant réellement comme il est destiné à être chanté dans la vie liturgique du Rite romain be l'Église Catholique, depuis le 5ème siècle.


Le chant grégorien est un baume sur les problèmes de chaques jour qui nous invite à la méditation dans la douceur de ces chants,qui font tant de bien à l’âme.




Extrait du Concert A4 Gospel à Mulhouse

wideo.fr12 févr. 2010 - 16 mn
mulhouse , mulhousien , haut rhin , alsace , photo , photos , calendrier de l'avent , gospel , a4 , a cappella ...
origine de l'avent


L'avent : définition et origine de l'avent

L'Avent est la période de quatre semaines qui précède la fête de Noël. Sur les couronnes de l'Avent on allume donc 4 bougies : chaque dimanche jusqu'à Noël, les unes après les autres.

- Tout savoir sur l'avent 


lettre pere noelt


La lettre au Père Noel

L'Avent annonce la venue iminente du Père Noêl. C'est le moment d'écrire sa lettre au père Noel ! C'est tout naturellement surmomes.netque le Père Noël a installé son bureau de poste !

- La lettre au Père Noël

 

quiz avent


Le quiz de l'avent

Êtes-vous sûr de bien tout connaître sur L'avent ? Testez vite vos connaissances !

Jouer au quiz de l'avent



recette-avent


Recettes de l'avent

L'avent aussi peut-être gourmand. La preuve avec cette délicieuse recette sucrée !

- La couronne de l'avent





comptine avent

Comptines et histoires de l'avent

En attendant le 25 décembre, l'avent nous invite à nous préparer à Noël. Alors on se met dans l'ambiance avec des histoires enchantées !

- Livres : 24 petites souris avant Noël 
- Les comptines de l'avent et de Noël 

ORIGINE DE L'AVENT

tous les articles sur les fêtes >>

calendrier avent fabriqué avec un sac en papier

L'origine de l'Avent se situe dans la période gallo-romaine. Les chrétiens de Gaule et d'Espagne se préparaient à Noël en procédant à un jeûne, mais l'Avent n'a été officiellement instauré qu'au VI ème siècle à Rome. A l'origine l'Avent débutait par un jeune, jusqu'au XIIIème siècle, l'Avent était caractérisé par un jeûne commençant le 11 novembre jour de la Saint Martin. Contrairement au jeûne duCarême, la période de l'Avent est caractérisée par la joie et l'allégresse.

Dès son origine l'Avent se déroulant dans la période la plus sombre de l'année, les préparatifs de la fête de Noël sont l'occasion d'apporter joie et lumière dans les maisons. Les maisons ont été progressivement décorées de bougies et lanternes pour lutter contre l'obscurité et de branchages persistants pour lutter contre le dépouillement de la nature.

Les origines de l'Avent étant associées à la lumière, l'Avent nécessairement est la période des lumières, des bougies, des couronnes pour décorer la maison et l'emplir de lumière.

LE CALENDRIER DE L'AVENT

Autant le dire tout de suite : le calendrier de l'avent n'a rien à voir avec les autres calendriers décrits sur ce site

qui décrivent un "Système de division du temps en années, en mois et en jours." Source : Le Petit Robert.


Il correspondrait plutôt àla troisième définition qui est donnée du calendrier, toujours dans le Petit Robert :

"État, date par date, d'un ensemble d'activités sur une période donnée." Il n'est, en effet, qu'une "récupération"

d'une partie de notre calendrier qui va du premier au 24 décembre pour servir de compte à rebours pour les

enfants avant le jour merveilleux du 25 décembre qui est le jour des cadeaux.

Il se présente sous différentes formes (petits sacs accrochés au sapin, maison avec 24 portes...) dont le

principe est de contenir et d'offrir, chaque jour, un petit cadeau aux enfants (en général des friandises) en

attendant le jour de Noël et son plein de cadeaux.

Ils fleurissent aussi sur Internet où, lorsqu'on clique sur le jour, on peut lire un conte ou d'autres choses. Je

m'étonne que la Française des Jeux ne se soit pas encore emparée du principe.

Mais, reconnaissons que ce calendrier n'a aucun intérêt pour nous. C'est la raison pour laquelle cette page

n'est pas dans la partie du site consacrée aux calendriers.

Alors, on arrête et on ferme la page ?

Avouons que ce serait un peu bête, en ce fin de mois de novembre 2003, et donc, à quelques jours de Noël,

de ne pas en profiter pour nous lancer dans une petite étude sur l'Avent, sur Noël et sur la naissance de ce

calendrier de l'Avent.

Parce que Jésus né un 25 décembre, ça, c'est pipeau.

FÊTE CHRÉTIENNE ET FÊTES PAÏENNES

Les Églises primitives ne connaissaient qu'une seule fête : le jour du Christ Seigneur, c'est à dire la Pâque,

qu'elle soit annuelle ou hebdomadaire (le dimanche).

Comme nous l'avons vu dans la page consacrée au calendrier julien, en 46 av. J.-C. Jules César adopte le projet

de calendrier que lui propose Sosigène d'Alexandrie. L'équinoxe de printemps y est fixée au 25 mars et le

solstice d'hiver au 25 décembre.

Décembre,dans la Rome antique, voyait se pratiquer un certain nombre de fêtes :

D'abord, des fêtes consacrées au culte de Saturne : les Saturnales.

Il s'agissait d'une sorte de carnaval qui se caractérisait par un bouleversement des hiérarchies sociales et des

conventions morales. On y voyait les maîtres s’y mettre au service de leurs esclaves.

À l’origine, la fête proprement dite ne durait qu’un jour, le 17 décembre, anniversaire du temple de Saturne.

César puis Caligula y ajouteront chacun deux jours et les Saturnalia dureront du 17 au 23 décembre. Seuls le

17, le 19, le 21 et le 23 sont proprement festi, réservés aux dieux, les autres sont simplement feriati, chômés

et occasion de réjouissance.

"La foule se répand dans les rues aux cris rituels de Io ! Saturnalia ! Bona Saturnalia ! Il est d’usage d’échanger

invitations et petits cadeaux (à l’origine, ce sont des objets rituels : chandelles de cire, que l’on allumait le soir

tombé, et poupées d’argile, ces dernières représentant sans doute d’abord un sacrifice humain simulé). Les

hostilités doivent cesser, la justice est en vacance, les prisonniers sont amnistiés, les écoles ferment. Comme

sous l’âge d’or où tous les hommes étaient égaux, les saturnales sont censées abolir la distance qui existe

entre hommes libres et esclaves : les hommes libres s’abstiennent de porter leur toge, tous, libres et esclaves,

portent sur la tête le pileus, bonnet de l’affranchi, symbole de liberté ; dans la maison, les maîtres offrent aux

esclaves des dapes (repas rituels : viande rôtie et vin) avant de manger eux-mêmes, à moins de partager

fraternellement avec leurs serviteurs un festin ; les esclaves, naturellement, ne travaillent pas : ils ont licence,

ce qui leur est habituellement interdit, de boire du vin jusqu’à l’ivresse et de s’adonner aux jeux de hasard

(ils jouent en général des noix), on leur concède une relative liberté de parole. Il est vrai que durant ces jours

les riches s’éclipsent volontiers à la campagne pour s’épargner tumulte et humiliation." Encyclopedia

Universalis.

Ensuite, aux Saturnales succède la fête des Sigillaires (sceaux) au cours de laquelle les enfants se voient

remettre de petits cadeaux.

Enfin, le culte le plus célébré dans l'empire est certainement celui de Mithra, d'origine indo-iranienne (où Mithra

était le dieu du Soleil) et importé en Italie par les soldats romains. On y fêtait la naissance du dieu soleil,

 natalis solis invicti, qui renaissait alors que les jours s'allongeaient à nouveau.

Quand on sait que Christianisme et Mithraïsme, religions concurrentes ne faisaient pas bon ménage, on va commencer à deviner la suite.

Quand on sait aussi que les empereurs s'assimilaient volontiers au soleil (Ils ne seront pas les seuls !!), ils

voyaient d'un bon œil ce natilis invicti, cette naissance de l'invaincu, qu'ils considéraient en fin de compte

comme leur propre glorification, on comprendra mieux l'ampleur que prendra ce culte. A un tel point qu'en 274

l'empereur Aurélien le déclare religion d'État et fixe tout naturellement sa célébration au 25 décembre, date

prétendue du solstice d'hiver selon le calendrier julien.

A la fin du II ème siècle, Pâques apparaît sous la forme d’une période de cinquante jours, solennisation annuelle

de ce qu’est, chaque semaine, la célébration dominicale.

Au cours des décennies qui suivent, le christianisme prend de l'ampleur et voit d'un plus en plus mauvais œil

ces fêtes païennes de décembre.

En 325, à l'initiative de Constantin le Grand, chrétien de cœur sinon de compromis, le concile de Nicée

réaffirme l'essence divine du Christ.

Il n'en faut pas plus pour célébrer, sinon la naissance de Jésus dont on ignore la date, du moins le Seigneur

venant au monde. La Bible le désignant comme étant la Lumière du monde, la date est toute trouvée : celle du

solstice d'hiver.

La fête païenne du solstice d'hiver qu'on appelait aussi "Naissance (Natale) du soleil" va devenir Natale du

Sauveur. Et Nataleva devenir Noël en français.

La première mention officielle de Noël aurait été trouvée dans un calendrier romain de 336. On la retrouve dans

un calendrier calligraphié datant de 354, le Chronographe qui aurait été rédigé par un Grec, Denis Philocalus,

pour un riche vénitien du nom de Valentin. Noël y est noté au 25 décembre.

NOËL : SOLSTICE OU 25 DÉCEMBRE ?

Avant de poursuivre notre voyage dans le temps, ouvrons une petite parenthèse pour en finir avec un problème

de dates :

On dit que la fête du soleil, et donc Noël, correspond au solstice d'hiver. Or, nous savons que le solstice d'hiver

se situe entre le 21 et le 23 décembre. Alors, pourquoi Noël le 25 décembre ?

Tout simplement parce que, au début du calendrier julien, le solstice d'hiver était bien au 25 décembre. Mais

comme ce calendrier n'était pas parfait (je vous renvoie aux pages de ce site pour plus de détails), il dérivait et

marquait 3 jours de trop en 400 ans (écart pris au concile de Nicée). Grégoire a bien corrigé l'erreur accumulée

depuis le concile de Nicée mais pas celle commise de César à Constantin.

Maintenant, Noël est devenu une fête fixe et est donc célébré le 25 décembre.

Ce qui ferme notre parenthèse.

L'ÉPIPHANIE

Parallèlement à Noël, dans l'Église chrétienne d'occident, on voit apparaître l'Épiphanie dans l'Église d'orient.

La motivation est d'ailleurs la même : combattre les manifestations païennes du solstice d'hiver.

En Égypte, cette manifestation était fixée au 6 janvier.

L'Épiphanie, du grec epiphaneia (manifestation) était la manifestation de Dieu dans l'humanité: Naissance,

les anges, les bergers, les Mages, le baptême du Christ, le miracle de Cana...

Le problème fut réglé en... conservant les deux fêtes :

- En Occident, Noël c'est la naissance de Jésus ; l'Épiphanie, elle, est consacrée l 'Adoration des Mages.

- En Orient, à part l'Église arménienne qui ne fête pas Noël, L'Épiphanie regroupe encore l'Adoration des mages,

les anges, les bergers et le baptême du Christ.

Notons au passage que, pendant les Saturnales romaines, il était de coutume d'envoyer des gâteaux à ses

amis. Au Moyen Âge, cette tradition se perpétua et comme la période tombait lors des redevances féodales,

il était de bon ton d'offrir un "gâteau des rois" à son seigneur. Il faut certainement chercher là l'origine de la

galette des rois de l'Épiphanie.

Suite aux dernières réformes de la liturgie romaine, l'Épiphanie, dans les pays où ce jour n'est pas férié

(comme la France), est rapportée au dimanche qui se situe entre le 2 et le 8 janvier.

L'AVENT

C'est au IV ème siècle qu'on voit la période de Noël se structurer comme celle de Pâques avec l'apparition d'un

"Carême de Noël" comme la nomme Hilaire de Poitiers. Trois semaines marquées par la pénitence et la

réflexion sont affectées à ce temps de préparation avant Noël au Concile de Saragosse en 380.

Il faut attendre le VI ème siècle pour voir apparaître la notion d'Avent telle que nous la connaissons.

L'adventus désigne l'avènement d'un empereur. Peu à peu, dans le langage chrétien, il en vient à signifier la

venue du Christ. Je ne sais pas si c'est encore le cas mais durant cette période très ascétique, l'Église

catholique n'autorisait aucune cérémonie de mariage durant le temps de l'Avent.

L'Avent commence le dimanche le plus proche du 30 novembre et se poursuit jusqu'à Noël (non compris).

Diverses traditions sont, dans certains pays comme l'Allemagne, associées à cette période. Par exemple, une

couronne faite de brins de plantes à feuilles persistantes (sapin, houx, lierre...) sont suspendues au plafond ou

posées. On y place quatre bougies rouges. Chaque dimanche de l'Avent, on allume une bougie afin que les

quatre soient allumées le jour de Noël. Cette couronne porte le nom de "couronne de l'Avent" (Adventkrantz).

Un petit truc au passage. Comment, en France, savoir si nous sommes dans un dimanche de l'Avent ? Il suffit

d'aller dans une église au moment d'un office. Si le prêtre porte des ornements violets, on est dans l'Avent.

D'autres traditions peuvent marquer cette période de l'Avent. Nous n'allons pas les passer toutes en revue.

Citons seulement, pour la France, le 4 décembre, jour de la Sainte-Barbe. Outre le fait qu'elle soit la patronne

des mineurs, des pompiers ou des prisonniers (de par la faute de son père qui, furieux de sa conversion

au III ème siècle, la décapita et... reçu le ciel sur la tête pour punition de son acte), elle est aussi associée aux

rites de fécondité. En Provence, c'est à la Sainte-Barbe qu'on inaugure les fêtes de Noël. On met des lentilles à

germer. Si de jeunes pousses apparaissent à Noël, c'est le signe d'une bonne récolte pour l'année suivante.

Précisons que la période de Noël commence au premier jour de l'Avent et se termine le jour de l'Épiphanie.

Le temps de Noël, lui, va du 25 décembre à l'Épiphanie.

Aux débuts de l'Église chrétienne, il n'existait pas encore de messe de minuit mais une messe du jour célébrée

à Saint-Pierre à Rome. La bénédiction Urbi et Orbi ("à la ville" (Rome) et "aux autres villes") n'est devenue une

tradition que récemment.

Ce n'est qu'au VII ème siècle, sous le pontificat de Grégoire le Grand, que s'instaurent les quatre offices de

Noël : vigile au soir du 24 décembre, messe de minuit, service du lever du jour et messe en matinée.

CALENDRIERS DE L'AVENT

Un calendrier de l'Avent comme il en existe des centaines sur Internet.

Bas-relief d'une scène de la Nativité datant du XIV ème siècle.

Jésus,emmailloté de langes, est couché dans une crèche, l'âne et le bœuf le réchauffent de leur haleine.

(Photo : Andrew Macrae)

Elle a notamment participé aux "Événements Art Sacré" du Centre de Créativité du Gesù de Montréal, aux "Espaces Spirituels" de l'église St-Viateur d'Outremont, aux "Concerts Spirituart" de l'église Saint-Jean-Baptiste de Montréal, au "Festival de musique sacrée de l'Outaouais", aux "Messes estivales" de l'Église St-Dominique de Québec, aux "Journées du chant grégorien à l'abbaye de Clervaux" (Luxembourg), au "Festival du Monde Arabe de Montréal", au "Festival de chant grégorien" de l'église St. Mary Magdalene de Toronto ainsi qu'à la 9e édition du "Festival international de chant grégorien de Watou" (Belgique).

 

Tout a commencé en juin 1994.  Un petit groupe de passionnés de chant grégorien se réunit alors, à l'initiative de Jean-Pierre Noiseux, pour participer à une messe à la chapelle du Couvent des Carmes, à Montréal.  À l'automne de la même année, plus précisément le 3e dimanche de l'Avent, le même groupe, auquel s'ajoutent quelques autres chanteurs, retourne à la chapelle des Pères Carmes où la Schola chantera une fois par mois durant quelques années. Ce fut le véritable début de l'aventure.  Dès sa fondation et grâce à la sympathie du curé Jean Primeau (+) c.s.v. et de ses successeurs, les membres de la Schola se rencontreront régulièrement dans les locaux de la paroisse St-Viateur-d'Outremont pour y travailler le chant grégorien et étudier la notation musicale des manuscrits de chant du moyen-âge.  De 1999 à 2010, la Schola a participé à la liturgie eucharistique en l'église St-Viateur-d'Outremont les deuxièmes dimanches de chaque mois.

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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 06:34

Les lectures de l'Avent -3e partie




Couleurs liturgiques    http://servant35.cef.fr/servant/dossiers/fiches_liturgiques/couleurs_liturgiques.php     

Retraite de l'Avent de Notre Dame du Web
 

Entrée en Avent
L'Avent commence le 27 novembre, quatrième dimanche avant Noël (25 décembre). Ce temps permet de se préparer à l'arrivée du Seigneur. Propositions en ligne.

 


L'Avent, un temps de prière, propositions en ligne pour 2011

 

Temps d'attente, temps de désir, l'Avent nous permet de nous préparer à l'arrivée du Seigneur dans nos cœurs et dans nos vies. De multiples propositions existent en ligne pour vivre pleinement ce temps. Voici quelques idées pour vivre pleinement l'Avent et accueillir la joie de Noël.
 
Vous trouverez sur le site de votre diocèse d'autres propositions.
 

Découvrir Edith Stein avec les frères des Carmes de Paris

Retraite proposée par les frères des Carmes de Paris
Les frères des Carmes de Paris vous propose de faire une retraite de l'Avent en ligne pour « Le mystère de Noël » de sainte Thérèse-Bénedicte de la Croix (Edith Stein).

Cliquez pour vous inscire.



"La bonté du Seigneur est pour tous !", c'est le thème de la retraite de l'Avent de Notre Dame du Web

Retraite de l'Avent de Notre Dame du Web
Dans ses habits flambants neufs, Notre Dame du Web propose une retraite de l'Avent 2011 sur le thème "La bonté du Seigneur est pour tous !" du 27 novembre au 25 décembre 2011.
A programme :
- une introduction au thème de la semaine
- des points d'oraison sur la liturgie du dimanche
- des exercices pratiques
- un commentaire théologique des lectures du dimanche du Père Domergue SJ
- une œuvre d'art
- de la musique ou un chant
- des fonds d'écran

Cliquez pour vous inscrire



Un minisite dédié pour préparer et fêter Noël à Paris

Nativite par Catherine Axelrad

Le diocèse de Paris propose un minisite consacré au temps de l'Avent. Vous y trouverez des informations et des témoignages sur le sens de la Fête, des activités destinées aux plus jeunes, toutes les animations (concerts, conférences, crèches), ateliers, ventes, célébrations, classés par arrondissements.
Si vous souhaitez vous engager dans une action solidaire ou missionnaire, vous trouvrez toutes les informations nécéssaires grâce à la rubrique "Agir". 
Enfin, vous pourrez connaître les lieux et les horaires de toutes les célébrations parisiennes
 



"Que naisse en nous le christ", une retraite de l'Avent proposée par le Monastère invisible

monastère invisible
Sans murs ni clocher, le Monastère Invisible rassemble celles et ceux qui portent le souci des vocations sacerdotales et religieuses. Il propose cette année une retraite en ligne sur le thème : « Que naisse en nous le Christ ». Durant quatre semaines, les internautes sont invités à prendre conscience que le Christ doit aussi naître en nous, personnellement, selon la parole du Christ : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. »

Cliquez pour vous inscrire.



La route de Noël 2011 avec les Fraternités Monastiques de Jérusalem

L'Arbre de Jessé par Marc CHAGAL

Du 27 novembre au 25 décembre 2011, sur le thème "Viens Seigneur, viens nous sauver", la route de Noël 2011des Fraternités Monastiques de Jérusalem propose un parcours biblique liturgique avec les textes proposés par laliturgie en première lecture de chaque jour du temps de l'Avent.

Les inscriptions sont ouvertes.




Un kit, "Dimanche, parole en fête" pour préparer Noël sur le site du diocése de Beauvais

logo Beauvais - Noyon - Senlis

Le site Internet du diocèse de Beauvais propose un kit, "Dimanche, parole en fête" pour préparer Noël.
"Laissons-nous réveiller par le Christ !" est une proposition intergénérationnelle à destination des paroisses avec :
• des « ateliers par âge » : petite-enfance, enfance, collégiens, lycéens et adultes
• des « ateliers transversaux » : certains adaptés aux personnes porteuses de handicap, d'autres adaptés à des groupes "inter-générationnels".



Le sens de l'Avent

 

Quelle est la signification de l'Avent?

3ème dimanche de l'Avent


Le temps de l'Avent (du latin adventus, « venue, avènement »). s'ouvre le 4e dimanche précédant Noël.

L'Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent à célébrer simultanément la venue du Christ à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le coeur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps : "Il est venu, Il vient, Il reviendra !".

L'Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement inouï, et décisif pour l'humanité, puisque Dieu s'est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l'exception dupéché.

Cette préparation de l'Avent est d'autant plus importante qu'il s'agit aussi de célébrer la venue du Christ dans le cœur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps.

Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l'Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur, comme le rappellent également les autres lectures de la messe.

Le début de l'Avent marque aussi l'entrée dans une nouvelle année liturgique : celle-ci commence chaque année avec ce temps de préparation à Noël, pour s'achever une année plus tard à la même période.

L'Avent, comme l'ensemble du calendrier liturgique catholique, aide les fidèles à revivre les grands événements de la vie et de l'enseignement du Christ, en particulier de sa naissance (Noël) à sa Résurrection (Pâques). L'Église relit et revit donc « tous ces grands événements de l'histoire du salut dans " l'aujourd'hui" de sa liturgie » (Catéchisme de l'Église catholique, § 1095).

Dimanche 27 novembre 2011 les catholiques rentrent dans l'Avent


L'Evangile du premier dimanche de l'Avent, reprend l'appel du Christ : « Veillez donc car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. Il peut arriver à l'improviste et vous trouver endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

La deuxième lecture et l'Evangile du dimanche suivant, le 5 décembre, insistent encore : « Dans l'attente de ce jour, frères bien-aimés, faites donc tout pour que le Christ vous trouve nets et irréprochables, dans la paix » dit saint Pierre Apôtre. « Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route » demande Jean-Baptiste, qui « proclamait un baptême de conversion pour le pardon despéchés » .

Dimanche 12 décembre, troisième dimanche de l'Avent, la deuxième lecture reprend les paroles de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens : « Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance : c'est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus. N'éteignez pas l'Esprit, ne repoussez pas les prophètes, mais discernez la valeur de toute chose. Ce qui est bien, gardez-le ; éloignez-vous de tout ce qui porte la trace du mal. »

Enfin, l'Evangile du19 décembre, quatrième et dernier dimanche de l'Avent, rappelle comment fut conçu et attendu l'enfant Jésus : l'ange Gabriel apparaît à Marie et lui annonce qu'elle va « concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus (...) L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu ».

Cet Evangile renvoie à la liturgie du dimanche précédent au cours de laquelle est lu le Magnificat, cantique proclamé par Marie lors de sa rencontre avec Elizabeth quelques jours après la visite de l'Ange :

« Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante,
Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom.
Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux sui le craignent.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur,
Il se souvient de son amour. »

 

L'Avent dans la Bible

Pendant les messes de l'Avent, les lectures rappellent d'abord la longue attente par les Hébreux du Sauveur annoncé par Dieu : « Un rameau sortira de la souche de Jessé (père de David), un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d'après les apparences, il ne tranchera pas d'après ce qu'il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays...» (1).
Les lectures de l'Avent rappellent également comment fut conçu et attendu l'enfant Jésus : l'ange Gabriel apparaît à Marie et lui annonce qu'elle va « concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus (...) L'Esprit Saint viendra sur toi, et le puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu » (2).
Jean-Baptiste, fils d'Elizabeth et cousin de Jésus, appelait ses prochains à la conversion et annonçait la venue imminente du Fils de Dieu en ces termes : « Moi, je vous baptise dans l'eau, pour vous amener à la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu » (3).
De même, le temps de l'Avent appelle à la conversion intérieure. Les célébrations rappellent, en permanence et avec force, que les fidèles doivent être mobilisés spirituellement pour que la foi soit un ferment constant de renouvellement personnel et social autant que de confiance dans l'avenir.
(1): Livre d'Isaïe (11, 1-10)
(2) Évangile selon saint Luc (1, 26-38)
(3) Évangile selon saint Marc 1,1.8 et selon saint Jean 1,19.28

 







































































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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 06:17

Les lectures de l'Avent -2e partie



                         3  ème  dimanche  http://missel.free.fr/Annee_B/avent/3.html 

3e dimanche de l'Avent - Dimanche de Gaudete

Année B


Première lecture

3e dimanche de l'Avent

Première lecture

Lecture du livre d'Isaïe (LXI 1-2 & 10-11)[1].

L'Esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé

porter la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, annoncer aux prisonniers la

délivrance, et aux captifs la liberté, annoncer une année de bienfaits, accordée par le Seigneur. Je

tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m'a enveloppé du

manteau de l'innocence, il m'a fait revêtir les vêtements du salut, comme un jeune époux se pare du

diadème, comme une mariée met ses bijoux. De même que la terre fait éclore ses germes, et qu'un

jardin fait germer ses semences, ainsi le Seigneur fera germer la justice et la louange devant toutes les

nations.


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] Ce passage est extrait de la troisième partie du Livre d'lsaïe (chapitres LV à LXV). Le prophète, après le

retour d'exil fait-il le récit de sa propre vocation ? Ce n'est pas sûr. Le rapprochement évident avec les verset 1

à 7 du chapitre XLII qui parlent du Serviteur de Dieu, invite à lire ici une parole mise par le prophète dans la

bouche d'un personnage mystérieux qui se présente comme envoyé de Dieu. Ce personnage est-il un individu

isolé ? N'est-il pas plutôt la personnification d’lsraël, comme le suggère l'ensemble du contexte (chapitres LX à

LXII) ? Ce personnage reçoit une mission de prophète : annoncer aux pauvres et aux captifs la fin de leur

détresse. Ce sera une année sabbatique (tous les sept ans) ou plutôt jubilaire (tous les cinquante ans),

accordée gratuitement par Dieu. La seconde partie du texte vise peut-être un autre personnage que la

première. Ce sont alors les bénéficiaires de la prédication qui précède. C'est Jérusalem qui parle, comme au

chapitre LX. Elle chante sa joie, dont Dieu est à la fois l'auteur et l'objet. Son vêtement signifie le salut de

Dieu qui l'enveloppe et la pénètre, qui la transforme intérieurement en la délivrant de son péché et de ses

blessures. Elle est plus belle que de jeunes époux. Elle est fertile comme une terre de jardin, car le

Seigneur fait pousser en elle la justice (la sainteté) et jaillir la prière de louange. C'est un témoignage pour

tous les païens. On sait que l'Ancien Testament a fait de ce texte une lecture messianique, voyant en ce

messager le portrait du Messie. Jésus lui-même se l'est appliqué (évangile selon saintLuc, IV 18-21). Marie a

repris à son compte l'exultation (évangile selon saint Luc, I 46), et l'Eglise s'est reconnue dans cette épouse

(épître de saint Paul aux Ephésiens, V 25).

Psaume

3e dimanche de l'Avent

Psaume (Evangile selon saint Luc, I 46-50 & 53-54)

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.
Il s'est penché sur son humble servante,
désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles :
Saint est son nom.
Son amour s'étend d'âge en âge,
sur ceux qui le craignent.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour.


Textes liturgiques © AELF, Paris

Epître

3e dimanche de l'Avent

Epître

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (V 16-24)[1]

Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance ; c'est ce

que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus. N'éteignez pas l'Esprit, ne repoussez pas les

prophètes, mais discernez la valeur de toute chose. Ce qui est bien, gardez-le ; éloignez-vous de tout ce

qui porte la trace du mal. Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu'il garde parfaits

et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de notre Seigneur Jésus-Christ. Il est

fidèle, le Dieu qui vous appelle : tout cela, il l'accomplira.


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] Les chrétiens de Salonique étaient préoccupés au sujet du retour de Jésus. Paul les rassure quant au fait et

à l'enjeu de ce retour, tout en les laissant dans l'ignorance quant au délai. Il les invite à la vigilance, à la

sobriété, à la conversion permanente. Il termine sa lettre par une exhortation à la joie, à la patience, puis par

une prière. Le joie est l'état qui convient au chrétien ; il la puise, comme son être, dans le Seigneur. Elle est en

lui œuvre, don de l'Esprit (voir l’épître de saint Paul aux Philippiens, I 4). Elle se traduit, dans la prière, par

l'action de grâce de tous les instants. Telle est la volonté de Dieu qui a adopté les chrétiens en son Fils, le

Ressuscité. Dans leur communauté, animée par l'Esprit, tous doivent être accueillants au travail de l'Esprit

qui agit comme un feu, fût-il sous la cendre. On ne doit pas mépriser les prophètes qui ont reçu le don

d'exhorter. Dans les phénomènes charismatiques, ce qui relève de l'Esprit est utile et même nécessaire. Saint

Paul fait alors, pour et sur les chefs des communautés, une prière qui a la valeur d'une bénédiction. Le Dieu

de la paix veut les sanctifier dans tout leur être, à l'abri de tout mal, et dans le rayonnement de l'Esprit

Saint. Il les gardera fidèles jusqu'au retour de Jésus, car il est fidèle : son premier appel, il veut le faire réussir

pleinement en eux, et il le peut.

Evangile

3e dimanche de l'Avent

Evangile

Suite du saint Évangile de notre Seigneur 
Jésus-Christ selon Saint Jean (I 6-8 & 19-28).

Parut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean[1]. Il était venu comme témoin, pour rendre

témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là

pour lui rendre témoignage[2].

Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs[3] lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des

lévites pour lui demander[4] : « Qui es-tu ? » Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le

Messie. » Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Elie[5] ? » Il répondit : « Non. »

« Alorses-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. » Alors, ils lui dirent : « Qui es-tu ?

Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il

répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : aplanissez le chemin du Seigneur, comme

a dit le prophète Isaïe. » Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette

question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Elie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? » Jean leur

répondit : « Moi, je baptise dans l'eau[6]. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez

pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale[7]. »

Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] L'an quinze du principat de Tibère César, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, et Hérode tétrarque de

Galilée son frère Philippe tétrarque du pays d'Iturée et de Traconitide, et Lysanias tétrarque d'Abilène, sous le

pontificat d’Anne et Caïphe, la parole de Dieu fut advint à Jean, le fils de Zacharie, dans le désert 

(évangile selon saint Luc, III 1).

[2] Il ne dit pas simplement : « il y eut un envoyé de Dieu », mais « il y eut un homme. » Il parle ainsi afin de

distinguer le Précurseur, qui participe seulement de l'humanité, et l'homme qui, unissant étroitement en lui

divinité et humanité, est venu ensuite : afin de séparer la voix qui passe du Verbe qui demeure toujours

de façon immuable, afin de suggérer que l'un est l'étoile du matin qui apparaît à l’aube du Royaume des

cieux, et de déclarer que l'autre est le soleil de justice qui lui succède. Il distingue le témoin de celui auquel

il rend témoignage, celui qui est envoyé de celui qui envoie, la lampe vacillante de la lumière splendide qui

remplit l’univers et qui, pour le genre humain tout entier, dissipe les ténèbres de la mort et des péchés.

Ainsi le Précurseur fut l'homme du Seigneur, non pas Dieu ; le Seigneur, dont il fut le Précurseur, fut à la fois

homme et Dieu. Le Précurseur fut un homme qui deviendrait Dieu par la grâce. Celui dont il prépare la venue

était Dieu par nature; il devait se faire homme par humilité, et parce qu'il voulait opérer notre salut et notre

rachat. « Un homme fut envoyé. » Par qui ? Par le Dieu Verbe qu'il a précédé. Sa mission était d'être

Précurseur. C'est dans un cri qu'il envoie sa parole devant lui : A travers le désert, une voix crie. Le messager

prépare l'avènement du Seigneur. Son nom était Jean, signifiant que la grâce lui a été donnée d'être le

Précurseur du Roi des rois, le révélateur du Verbe inconnule baptiseur en vue de la naissance spirituelle, le

témoin, par sa parole et son martyre, de la lumière éternelle (Jean Scot Erigène : homélie sur le Prologue de

Jean, XV).

[3] Le peuple l’admirait et l'aimait. Jean, il est vrai, était extraordinaire et méritait de recevoir plus d'admiration

que les autres hommes, lui qui vivait autrement que les autres... Les gens avaient les plus grandes raisons de

l'aimer, mais, dans leur amour, ils dépassaient la mesure, puisqu'ils se demandaient en leur cœur si Jean n’était

pas le Christ. C'est parce qu'il redoutait cet amour désordonné et manquant de raison que l'Apôtre Paul disait

de lui-même : « J'ai peur qu'on ne se fasse de moi une idée supérieure à ce qu’on voit en moi ou ce qu'on

m'entend dire et que l'excellence même de mes révélations ne m'enorgueillise » (IICorinthiens, XII 6-7). 

Craignant donc de tomber lui aussi dans ce dé faut, Paul ne voulait pas révéler à son sujet tout ce qu'il savait,

de peur qu'on ne se fît de lui une idée supérieure à ce qu'on voyait et que, dépassant la mesure dans la

vénération, on ne dît de lui, comme de Jean, qu'il etait le Christ (Origène : homélie sur l’évangile selon saint Luc).


[4] Lorsque saint Jean l’Evangéliste parle des Juifs, c'est souvent au judaïsme officiel, représenté par ses

chefs, qu'il entend nous faire songer. La délégation qui vient interroger saint Jean Baptiste est constituée de

prêtres sadducéens, représentant l'autorité officielle, et de lévites (clergé inférieur investi de la police du

Temple), qui devront se prononcer sur ses actes et ses paroles.

[5] Suivant une tradition populaire fondée sur le prophète Malachie (III 23-24) et le livre de l’Ecclésiastique

(LXVIII 10-11), le retour d’Elie devait précéder la venue du Messie. Les Juifs s’attendaient à ce retour au

sens littéral (S. Marc, IX 12 ; S Matthieu XVII 10 ; S. Marc XV 35-36). Jésus expliquera que le rôle d’Elie a

été rempli par Jean Baptiste (S. Marc, IX 12-13, S. Matthieu, XVII 11-12). Il est curieux que les Juifs aient

songé à identifier Jean-Baptiste à Elie puisque son origine était connue ; né du prêtre Zacharie et

d’Elisabeth. Cependant, Jean Baptiste a longtemps vécu dans le désert comme Elie, il est apparu avec le

manteau de poil du prophète.

[6] Le baptême de Jean préparait à la grâce de trois façons : par l’enseignement qui l’accompagnait et qui

préparait les hommes à la foi du Christ ; par l’idée qu’il donnait du baptême du Christ ; par la pénitence qui

préparait les hommes à recevoir l’effet du baptême du Christ (saint Thomas d’Aquin : Somme Théologique,

III° partie, question 38).

[7] Le rôle des prophètes était d’éloigner du péché ; le rôle propre du Christ était de sauver ceux qui

croiraient en lui (saint Hilaire : commentaire de l’évangile selon S. Matthieu, II 2).

A propos du dimanche de Gaudete

A propos du dimanche de "Gaudete"

Au VIII° siècle, et encore au XII° siècle, lorsque les quatre dimanches de l’Avent étaient considérés

comme les étapes d’un temps d’allégresse, tout à la joie de la venue prochaine du Rédempteur, le

troisième dimanche était le point culminant de cette montée joyeuse vers Bethléem. Il porte le

nom de « Gaudete » (ce qui signifie : « soyez joyeux ») en raison du premier mot de l’Introït[1]. Certes,

parce qu’il est par excellence l’hymne de Noël, le « Gloria in excelsis Deo » ne réapparaît pas encore ; la

liturgie romaine qui suspend les exercices pénitentiels le dimanche mais y célèbre cependant, depuis le

début de l’Avent, en ornements violets et sans fleurs, tempère aujourd’hui ses rappels pénitentiels en

prenant les ornements roses. « Par sa couleur, le symbole de la joie de l'Eglise, dont l'odeur figure les

bonnes œuvres de la personne à honorer, alors que la rose elle-même, produite de la racine de

Jessé, est mystiquement la fleur des champs et le lys de vallées dont parle l'Ecriture, c'est-à-dire Jésus né de Marie. »

Jadis, la station se faisait à Saint-Pierre de Rome où, pour l’occasion, le pape séjournait, y

célébrait solennellement et y octroyait une gratification. Au milieu de la nuit, le pape et toute sa cour

venaient à Saint-Léonpour se rendre à Saint-Grégoire où l’on encensait le maître-autel ainsi que les autels

dédiés à saint Sébastien, à saint Tiburce et aux saints apôtres Simon et Jude, puis on se rendait vénérer

le linge de sainte Véronique où, sur le chemin de la Croix, le Seigneur daigna imprimer sa face, et on

encensait l’autel dédié à Marie. On montait ensuite, près de l’arc triomphal au Saint-Pasteur que l’on

encensait, avant que de descendre encenser le tombeau de saint Pierre.

Les fiançailles de ceux qui se devaient marier après Noël étaient bénies au dimanche de Gaudete ainsi

que les oriflammes et les bannières. Enfin, quand l'occasion se présentait, on sacrait ou couronnait les

princes chrétiens.

Il ne reste souvent dans nos célébrations que l’emploi de la couleur rose. Les premiers chrétiens avaient

boudé cette couleur parce que la fleur qu’elle rappelle avait une place de choix dans les cultes païens.

Plus tard, le rose finit par entrer dans les symboles chrétiens, comme une image du martyr (saint

Cyprien de Carthage, saint Jérôme) et de la pudeur (saint Jérôme). Si Tertullien et Clément d'Alexandrie

avaient condamné les roses, saint Basile et saint Ambroise les montrèrent sans épines dans le paradis

terrestre. Si Prudence loue sainte Eulalie d'avoir toujours méprisé les couronnes de roses, les ornements

d’ambre et les colliers d’or, il affirme que, au ciel, les vierges cueillent « l’une des violettes et l’autre des

roses » ; cette idée se trouve déjà dans la passion de sainte Perpétue : « dans la patrie des justes, la

terre est toute embaumée de rosiers aux fleurs empourprées qui la couvrent, et, arrosée par des

sources vives, elle y produit de brillants soucis, de molles violettes et le tendre safran ». Fortunat de

Poitiers, montrant le jardin de la reine Ultrogothe, veuve de Childebert, parle « du parfum des

roses du Paradis[2] » ; il félicite sainte Radegonde et l’abbesse Agnès de réserver les roses pour

orner les églises. Charlemagne fit mettre des roses dans tous les jardins de ses résidences et métairies,

tandis qu'Alcuin les cultivait dans le jardinet de sa cellule, peu avant que Walafrid Strabon la déclarât

« fleur des fleurs[3]. »

Utilisée au troisième dimanche de l'Avent (Gaudete) et au quatrième dimanche du Carême (Lætare), la

couleur rose, couleur de l'aurore, marque, au milieu des temps de pénitence, une pause où l'Eglise vise à

mieux faire entrevoir la joie qu'elle prépare (Noël ou Pâques), à donner courage pour les dernières

étapes à parcourir,  et à rendre grâce pour les œuvres déjà accomplies :  « Aux armes des religieuses

l'ont met une couronne composée de branches de rosier blanc avec ses feuilles, ses roses et ses

épines, qui dénote la chasteté qu'elles ont conservée parmi les épines et les mortifications de la vie[4]. »


Jadis, où l'on était plus attentif qu'aujourd'hui à conformer l'environnement du culte à l'esprit de la liturgie

célébrée, on pouvait, les dimanches roses (Gaudete etLætare), contrairement aux autres dimanches de

l'Avent et du Carême, parer l'autel de fleurs, sonner toutes les cloches et toucher les orgues alors que les

diacres et les sous-diacres prenaient la tunique et dalmatique qu'ils avaient abandonnées au début de

l'Avent ou du Carême.

La couleur rose emprunte sa signification au rouge, symbole de l'amour divin, et au blanc, symbole de la

sagesse divine, dont la combinaison signifie l'amour de l'homme régénéré par la pénitence pour la sagesse

divine reçue dans la Révélation ; « couleur agréable, odeur réconfortante, aspect qui donne la joie[5]. »

De fait, c'est moins la fleur qui inspire ici le symboliste que la rosée, l'eau tombée du ciel, que

les juifs regardaient comme un signe de bénédiction. Sans doute faut-il rappeler que les vents de la mer,

soufflant de l'Ouest, apportent vers la Palestine un air humide qui, les nuits d'août à octobre où il ne

pleut pas, permet la croissance des végétaux ; la rosée est donc un symbole de prospérité et

signe de bénédiction, ainsi qu'en témoigne souvent l'Ancien Testament : « Que Dieu te donne avec la

rosée du ciel et de gras terroirs, abondance de froment et de vin nouveau[6] » ; « Béni de Yahvé, son

Pays ! A lui le don exquis du ciel en haut (la rosée) et de l'abîme qui s'étale en bas (les sources[7]) »;

« C'est comme le rosée de l'Hermon qui descend sur les montagnes de Sion, car c'est là que Yahvé a

établi la bénédiction, la vie à jamais[8] »; « Je serai comme la rosée pour Israël, il fleurira comme

le lys, il enfoncera ses racines comme le peuplier.[9] »

En revanche, l'absence de rosée est un signe de châtiment comme on peut le voir, par exemple, chez le

prophète Agée : « Réfléchissez sur votre sort : vous attendiez beaucoup et il n'y a eu que peu. Et ce

que vous avez ramené à la maison, j'ai soufflé dessus ! A cause de quoi ? - oracle de Yahvé des

armées - à cause de ma maison qui, elle, est en ruine, alors que vous courez chacun pour sa maison.

Voilà pourquoi le ciel a retenu la rosée, et la terre a retenu sa récolte[10]. » La rosée est aussi le

symbole de la Parole divine reçue par les fidèles  qui, s'ils s'y conforment, leur communique la sagesse

et leur ouvre le salut par les voies de la justice, ainsi que le note le Deutéronome : Que ma parole

s'épande comme la rosée[11]. » Pendant tout le temps de l’Avent, nous chantons : « Rorate cæli de

super et nubes pluant justum ! » (Cieux, versez votre rosée et que les nuées fassent pleuvoir le juste !)

Le chevalier Morini qui, au temps de Grégoire XVI (1831-1846), fut un des officiers de la cour

pontificale, écrivait[12] que la couleur rose est considérée comme tenant le milieu entre le pourpre et le

violet ; figurant la joie que l'Eglise ressent aux approches de Noël et de Pâques, parce que la rose

a trois propriétés : l'odeur, la couleur et le goût, que l'on peut considérer comme représentant la charité,

la joie et la satiété spirituelle qui sont la figure du Christ, ainsi, saint Bède le Vénérable dit[13] qu'au

VII° siècle, le tombeau du Christ était peint d'une couleur mélangée de blanc et de rouge.

Les habitués des Litanies de Lorette qui se souviendront que la Vierge Marie y est honorée et priée

comme la Rose mystique pourront la prier ainsi : « O Rose parfumée, vermeille et pudique, qui avez

toujours été épanouie  et  ornée  de couleurs  plus belles que l’arc-en-ciel, ô Rose bénie entre toutes

les fleurs qui embaument la jardin mystique de l’Eglise, ô Rose, délice et ornement de la cour céleste,

force et secours des faibles mortels qui sont attirés par l’odeur de votre piété à vous aimer et à vous

invoquer comme leur protectrice spéciale dans tous leurs besoins, fortifiez, je vous en supplie,

la vertu chancelante de mon cœur languissant par vos parfums, par la douce vivacité de vos couleurs

et par l’abondante rosée des grâces dont vous êtes remplie, afin qu’animé par le désir de bénéficier

de vos mérites, je m’efforce d’imiter vos vertus.

O Rose mystique, ô Mère et Vierge d’une chaste et incomparable fécondité, inspirez-moi un ardent amour

pour la pureté de cœur, pour la mortification de mes passions pour la garde de mes sens intérieurs et

extérieurs, afin que je puisse vous ressembler et vous plaire. Donnez-moi des mœurs pures et une

volonté forte pour remplir mes devoirs envers Dieu, envers le prochain et envers moi-même. Que, par

votre toute-puissante intercession, je plaise aux regards purs de Dieu et que j’en sois béni.

J’obtiendrai infailliblement cette grâce si vous m’attirez fortement par la suave odeur de vos vertus et

si vous m’animez par l’efficacité de votre puissant secours. O Vierge et Mère, candide et vermeille Rose

de Dieu, priez pour moi qui ai recours à vous. »


[1] « Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete » (soyez toujours joyeux dans le Seigneur ; encore

une fois, soyez toujours joyeux).

[2] Saint Fortunat : « Carmina » (VI 6), « De horto Ultrogothonis reginæ ».

[3] Walafrid Strabon : « Hortulus ad Grimaldum. »

[4] Le « Palais de l'Honneur ».

[5] « Ordo Romanus », XIV 81.

[6] Livre de la Genèse, XXVII 28.

[7] Livre du Deutéronome, XXXIII 13.

[8] Psaume CXXXIII 3.

[9] Livre du prophète Osée, XIV 6.

[10] Livre du prophète Agée, I 8-10.

[11] Livre du Deutéronome, XXII 2.

[12] Morini : « Dizionario di erudizione storico-ecclesiastica ».

[13] Saint Bède le Vénérable : « Histoire de l'Angleterre »,  V 16.

                          4 ème  dimanche  http://missel.free.fr/Annee_B/avent/4.html 

4e dimanche de l'Avent

Année B


Première lecture

4e dimanche de l'Avent

Première lecture

Lecture du livre de Samuel (VII 1-16)[1].

Le roi David était enfin installé dans sa maison, à Jérusalem. Le Seigneur lui avait accordé des jours

tranquilles en le délivrant de tous les ennemis qui l'entouraient. Le roi dit alors au prophète Nathan :

« Regarde ! J'habite dans une maison de cèdre, et l'arche de Dieu habite sous la tente ! Nathan

répondit au roi : Tout ce que tu as l'intention de faire, fais-le, car le Seigneur est avec toi. » Mais, cette

nuit-là, la parole du Seigneur fut adressée à Nathan : « Va dire à mon serviteur David : Ainsi

parle le Seigneur : Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j'y habite ? C'est moi qui t'ai

pris au pâturage, derrière le troupeau, pour que tu sois le chef de mon peuple Israël. J'ai été avec

toi dans tout ce que tu as fait, j'ai abattu devant toi tous tes ennemis. Je te ferai un nom aussi

grand que celui des plus grands de la terre. Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, je l'y

planterai, il s'y établira, et il ne tremblera plus, et les méchants ne viendront plus l'humilier

comme ils l'ont fait depuis le temps où j'ai institué les Juges pour conduire mon peuple

Israël. Je te donnerai des jours tranquilles en te délivrant de tous tes ennemis. Le Seigneur te

fait savoir qu'il te fera lui-même une maison. Quand ta vie sera achevée et que tu reposeras

auprès de tes pères, je te donnerai un successeur dans ta descendance, qui sera né de toi, et je

rendrai stable ta royauté. Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. Ta maison et ta

royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] Jusqu'à David, Israël n’a pas de capitale fixe, mais plusieurs sanctuaires locaux. David, pensant que l'arche

d'alliance mérite mieux qu'une tente mobile, veut bâtir un temple sur le mont Sion où il a fixé sa capitale et

construit un palais royal. Après qu’il a approuvé le Roi, le prophète Nathan reçoit un nouvel oracle : David

n'est-il pas prétentieux, orgueilleux de vouloir loger Dieu ? Dieu ne peut être enfermé dans un lieu, comme les

idoles dans leur temple ; le Dieu de l'Exode est lié à un peuple plus ou moins nomade. Malgré ces objections,

le projet de David sera réalisé par Salomon. En revanche, le prophète révèle à David un autre projet de

Dieu. Il lui rappelle tout ce que Dieu a déjà fait pour lui : son élection imprévue, ses victoires militaires et

l'unification des tribus. Il lui fait de nouvelles promesses sur la renommée de son nom, sur la stabilité et la

sécurité d'lsraël dans cette terre et cette ville. Dieu est l'auteur de la stabilité, de la continuité. Puis, jouant sur le

double sens du mot maison (construction etlignée dynastique), la promesse assure à David une dynastie

qui sera toujours maintenue. Cette promesse servira de support à un messianisme royal, donc à l'attente

d'un roi exceptionnel.

Psaume

4e dimanche de l'Avent

Psaume 88

Avec mon élu, j'ai fait une alliance,
j'ai juré à David, mon serviteur :
J'établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges.

Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Et moi, j'en ferai mon fils aîné,
le plus grand des rois de la terre !

Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle ;
je fonderai sa dynastie pour toujours,
son trône sera aussi durable que les cieux.


Textes liturgiques © AELF, Paris

Epître

4e dimanche de l'Avent

Epître

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (VII 25-27)[1]

Gloire à Dieu, qui a le pouvoir de vous rendre forts conformément à l'Evangile que je proclame en

annonçant Jésus-Christ. Oui, voilà le mystère qui est maintenant révélé ; il était resté dans le

silence depuis toujours, mais aujourd'hui il est manifesté. Par ordre du Dieu éternel et grâce aux

écrits des prophètes, ce mystère est porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à

l'obéissance de la foi. Gloire à Dieu, le seul sage, par Jésus-Christ et pour les siècles des siècles. Amen.


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] La grande épître de saint Paul aux Romains, dont le théme majeur est le salut par la foi en Jésus Christ

offert à tous les hommes, s'achève par une prière de louange à Dieu pour cette révélation faite aux hommes de

tous pays. Vu l'importance stratégique de Rome, capitale de l'Empire, on devine la joie de saint Paul de voir

l'Évangile implanté dans cette ville. Jésus est à la fois l'auteur et l'objet de la révélation de ce mystère.

Mystère : ce mot évoque la profondeur, la densité, l'inépuisable fécondité de cette lumière qui est

parvenue jusqu'à l'intelligence humaine. Dieu l'a éclairée sur les secrets de son dessein de salut. Secrets

cachés jusque-là, maintenant révélés, ce qui suscite émerveillement et reconnaissance. L'instrument de cette

révélation, ce furent les écrits prophétiques, repris et accomplis par l'Évangile de Jésus. Grâce à Jésus et à

son Église, ce mystère est sorti des limites d'lsraël, a franchi toutes les frontières pour devenir accessible à

tous les païens. Le résultat ? C'est la foi en Jésus, la grâce suprême, qui se traduit par l'obéissance, la

soumission libre de l'esprit humain accueillant la lumière qui vient d'un Autre, de Dieu, et qui y conforme sa

conduite.

Evangile

4e dimanche de l'Avent

Evangile

Suite du saint Évangile de notre Seigneur 
Jésus-Christ selon Saint Luc (I 26-38).

L'Ange Gabriel[1] fut envoyé par Dieu[2] dans une ville de Galilée, appelée Nazareth[3], à une jeune

fille, une vierge[4], accordée en mariage[5] à un homme de la maison de David, appelé Joseph[6] ; et le

nom de la jeune fille était Marie.

L'Ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce[7], le Seigneur est avec toi[8]. »

A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

L'Ange lui dit alors : « Sois sans crainte[9], Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que

tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donnera le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils

du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David[10] son père, il règnera pour toujours sur la

maison de Jacob[11], et son règne n'aura pas de fin. » Marie dit à l'Ange : « Comment cela va-t-il

se faire, puisque je suis vierge ? » L'Ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance

du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé

Fils de Dieu[12]. Et voici qu'Elisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi un fils dans sa vieillesse et elle

en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait  la femme stérile . Car rien n'est impossible à Dieu. »

Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors

l'Ange la quitta[13].


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] Ce n'est pas un ange quelconque, c'est l'Archange Gabriel qui est envoyé : il convenait que pour

annoncer le mystère qui est le sommet de toutes choses, un des anges les plus élevés fût envoyé.

Gabriel, veut dire : « la force de Dieu » ; il fallait que la force de Dieu annonçât ce Dieu des vertus qui venait

détruire l'empire des esprits mauvais (saint Grégoire le Grand : homélie XXXIV).

On croit que Gabriel était l’archange à qui la Vierge avait été confiée depuis sa naissance et que seul il

connut le dessein de Dieu à son égard (saint Bernard : traité sur le Baptême, XXI).

[2] Les Anges viennent vers nous, mais ils ne viennent pas d'eux-mêmes, ni pour nous donner des ordres en

leur nom personnel ; ils sont avant tout occupés à l'adoration de Dieu et quand ils viennent vers nous, c'est là

pour eux une occupation accessoire (saint Basile : commentaire d’Isaïe, VI 185).

Pour l'œuvre de cette réparation qui devait faire sentir ses effets partout, il convenait qu'il y eût le concours de

la triple hiérarchie divine, angélique et humaine (saint Albert le Grand : Somme théologique, IV 7).

[3] Nazareth (en grec Nazara) qui n’est pas mentionné dans l’Ancien Testament, est un village de Galilée situé

à vingt-quatre kilomètres au sud-ouest de Tibériade.

[4] Il y a de l'affinité entre les anges et les vierges. Vivre dans la chair en-dehors de la chair, n'est plus une vie

selon la terre, mais une vie selon le ciel (saint Jérôme : sermon sur l’Assomption).

Si vous voulez savoir ce que c'est qu'une vierge, vous l'apprendrez par celle-ci : vous l'apprendrez par son

maintien, par sa modestie, par les paroles qui lui sont dites, par le mystère qui s'accomplit en elle. Elle était

seule dans la partie la plus retirée de la maison et un ange seul pouvait pénétrer jusqu’à elle 

(saintAmbroise : commentaire de l’évangile selon saint Luc, II 8).

[5] Hors des mariages relevant de catégories particulières, comme celui de Samson, les Israélites distinguaient

deux temps dans le mariage : l’accordaille qu'on appelle les fiançailles, et le mariage.

Les fiançailles réglaient l'accord entre les deux familles qui se liaient au paiement du mohar qui était un don

fait par le futur mari à la famille se sa fiancée. La fiancée n'était pas encore l’épouse, mais son statut était

modifié par ces accordailles. Toute infidélité était sévèrement punie, car elle portait atteinte à des droits

acquis. Les fiançailles pouvaient durer assez longtemps, et dans ce cas, le fiancé était dispensé de service

militaire. Les fiançailles prenaient fin, soit par la rupture du contrat entre les deux familles (le mohar était

restitué), soit par la tradition de la jeune fille à son mari qui prenait alors sa fiancée chez lui ; cependant il

suffisait que le père ait mis à sa disposition une chambre où il pût retrouver celle qui était désormais sa

femme. Au moment où elle quittait la protection paternelle, la jeune fille recevait une bénédiction, avec des

souhaits pour sa fécondité.

Les fiançailles de Joseph et de Marie s'expliquent en fonction de ces institutions. Marie a éte fiancée à Joseph.

Celui-ci ne l'a pas encore prise chez lui, ou d'une manière plus générale ils n'ont pas encore habité ensemble,

lorsqu'il s'aperçoit qu'elle est enceinte. Il peut rompre le contrat et songe à le faire discrètement, mais une

intervention surnaturelle le fait changer d'avis.

[6] Il fallait donc que la bienheureuse Marie eut un époux qui fût le témoin le plus assuré de son intégrité et le

nourricier très fidèle de notre Seigneur et Sauveur (saint Bède le Vénérable : Homélie pour l'Avent, I 3).

[7] Il convenait que cette Vierge à qui le Père se disposait à donner son Fils unique, ce Fils engendré de son

cœur, égal à lui et qu'il aime comme lui-même, qu'il voulait lui donner de sorte qu'il fût naturellement un seul et

même Fils, commun à Dieu et à la Vierge, il convenait que cette Vierge fût ornée de la plus haute sainteté

qui se puisse concevoir après celle de Dieu (saint Anselme de Cantorbery : « De conceptu virginali et

originali peccato »).

[8] L’Ange ne dit pas le « Seigneur est en vous », mais « le Seigneur est avec vous. » Dieu qui est partout, est

présent d’une façon particulière dans les créatures raisonnables, et plus intime encore dans les bons. Il l’est

dans les créatures sans raison mais elles ne l’embrassent pas. Les créatures raisonnables

l’embrassent par l’intelligence, et les bons l’embrassent avec le cœur. Combien cette union fut grande en

Marie : c’était non seulement la volonté, mais la chair de Marie que Dieu s’unissait, de façon à produire de la

substance de Dieu et de celle de Marie un seul être, le Christ (saint Bernard : Homélie III Missus est, 4).

[9] On ne sait plus aimer quand on craint ; la crainte est plus dure à l’homme que la mort : Caïn, après le

meurtre de son frère, désirait la mort pour échapper à la crainte. La crainte assiégeant l’homme de toutes parts,

l’avait détourné du culte du Créateur et l’avait asservi au culte des idoles. dieu, voyant donc que la crainte

écrasait l’homme, voulut le ramerner à lui par l’amour (saint Pierre Chrysologue : sermon CXLIV).

[10] Le trône de David désigne ici le pouvoir sur le peuple d'Israël, que David gouverna en son temps avec un

zèle plein de foi, en obéissant aux ordres du Seigneur et en bénéficiant de son secours. Donc le Seigneur a

donné à notre Rédempteur le trône de David son père, quand il décida de le faire s'incarner dans la race de

David. Ce peuple, que David dirigea par son pouvoir temporel, le Christ va l'entraîner par une grâce spirituelle

vers le royaume éternel dont l'Apôtre dit : Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, il nous a fait entrer

dans le royaume de son Fils bien-aimé (saint Bède le Vénérable : Homélies pour l'Avent, I 3).

[11] La maison de Jacob désigne l'Église universelle qui, par la foi et le témoignage rendus au Christ, se

rattache à la destinée des Patriarches, soit de ceux qui ont tiré leur origine charnelle de leur souche, soit de

ceux qui, nés charnellement d'une autre nation, sont renés dans le Christ par le baptême dans l'Esprit. C'est

sur cette maison de Jacob qu'il régnera éternellement. Oui, il règne sur elle sur la terre, lorsqu'il gouverne le

cœur des élus où il habite, par leur foi et leur amour envers lui ; et il les gouverne par sa continuelle

protection, pour leur faire parvenir les dons de la rétribution céleste ; il règne dans l'avenir, lorsque, une fois

achevé l'état de l'exil temporel, il les introduit dans le séjour de la patrie céleste. Et là, ils se réjouissent de ce

que sa présence visible leur rappelle continuellement qu'ils n'ont rien à faire d'autre que de

chanter ses louanges (saint Bède le Vénérable : Homélie pour l'Avent, I 3).

[12] Pour l'œuvre de cette réparation qui devait faire sentir ses effets partout, il convenait qu'il y eût le

concours de la triple hiérarchie divine, angélique et humaine (saint Albert le Grand).

[13] Comment aborder ce mystère, mes lèvres sont souillées ? Mais puisque Dieu est venu sur terre pour me

sauver et sanctifier, je m'adresserai à l'Ange pour lui demander de me dire quelque chose de la cause de sa

joie et de mon salut : « créature de Dieu, antérieur à nous par la création, proche de Dieu par la contemplation,

qui êtes à l'abri du péché, dans la gloire pour toujours, je ne diminue pas votre joie en vous demandant la

participation à votre science. » O Saint Ange de Dieu, envoyé à la Vierge d'Israël, à la Mère de mon Dieu,

qui vous hâtez de venir à celle qui par sa virginité est la gloire de la terre, dites-nous s'il peut y avoir une

pureté plus grande, plus vraie, plus semblable à celle des anges que la fécondité d'une vierge. Une vierge

dont la pureté est augmentée par sa fécondité, n'est-elle pas supérieure aux anges dont une partie s'est laissé

déchoir de la noblesse où Dieu l'avait créée ? Les autres maintenant sont confirmés en grâce pour toujours.

Cette pureté de la Vierge est éternelle ; cette femme est un vase de sainteté, elle est le temple

du Saint-Esprit (saint Ildefonse).


6. Documents sur la liturgie de l'Avent


Liturgie du temps   http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/liturgie/aventliturgie.htm 

L'AVENT prépare NOEL
L'Avent dans la liturgie





LES ACTUALITES
RELIGIEUSES






Depuis le début de l'histoire du Christianisme, Pâques est la fête centrale de l'année. C'est la résurrection du Christ, notre Sauveur et seigneur, et la foi en cette résurrection qui fondent le Christianisme. 

Dans les siècles qui ont suivi le début du Christianisme, on a instauré le Carême - les quarante jours qui précèdent Pâques - comme une période privilégiée de préparation à ce mystère, en même temps qu'il était le temps de la préparation baptismale et un temps de repentance pour ceux qui avaient failli à l'engagement baptismal. 

C'est seulement vers le quatrième siècle que la célébration de la naissance de Jésus, Noël a été instituée. Noël n'est pas une fête secondaire dans l'histoire du Christianisme, elle se comprend dans le sens de l'Incarnation rédemptrice. 

C'est encore plus tard, que la période de l'Avent est venue se greffer avant Noël par analogie au Carême. 

DANS LA LUMIERE DE NOEL 

Toutefois, la préparation de Noël par le temps de l'Avent ne se fait pas de même manière que celle du mystère pascal par le Carême. Il n'y a pas de dévotion particulière mais plutôt une invitation à être attentif, vigilant, éveillé à travers les quatre dimanches qui précèdent Noël. C'est l'occasion de prendre peu à peu conscience du temps qui vient. 

Le dernier dimanche avant Noël est voué à un rappel des évènements qui ont annoncé la venue de Jésus. Les trois autres dimanches sont consacrés à une ouverture sur l'avenir du monde. 

Le symbole principal de l'Avent est sans conteste la lumière, ce qui est compréhensible à cette époque de l'année. La lumière non seulement chasse l'obscurité mais aussi représente l'espoir et la lutte contre le mal. 

C'est l'époque de l'année où il y a moins de lumière - du moins dans l'hémisphère nord, celui où s'est développé le christianisme durant les 15 premiers siècles. Dès novembre s'installent dans les villes et les campagnes la grisaille et les journées courtes, la pluie, le froid, le vent et les nuits plus longues. L'ambiance générale se répercute sur la vie et la pensée. Un rayon de soleil en ces jours donne plus d'optimisme. 

Par contre-coup, on prend conscience du fardeau des problèmes qu'il y a dans le monde et c'est en ces moments-là, que l'Eglise et la liturgie nous appellent à une espérance : le retour du Christ. Un seul mot magique peut alors remplacer la lumière du soleil, c'est "Noël". Les vitrines, les radios, les télévisions se mettent à l'unisson, même si elles sont loin d'en exprimer le sens véritable : la venue parmi les hommes de Dieu en l'enfant de Bethléem. 

Noël célèbre à la fois l'accomplissement des anciennes prophéties de l'histoire d'Israël concernant la venue du Messie, ainsi que l'annonce de sa deuxième venue, son retour. Ainsi les prophéties accomplies sont garantes des promesses à venir. 

De cette façon Noël est une ouverture de l'histoire vers une perspective autre que la catastrophe et la sinistrose, que certains voudraient transposer en commentant les images bibliques de la venue du Messie et du Jugement dernier . "En célébrant chaque année la liturgie de l'Avent, l'Eglise actualise cette attente du Messie : en communiant à la préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent leur désir ardent de son second avènement" (Catéchisme de l'Eglise catholique).



L'AVENT prépare NOEL





LES ACTUALITES
RELIGIEUSES







L'Avent dans le temps liturgique.
Développement historique.
La spiritualité de ce temps.
Le sens des mots. 
Les icônes de la Nativité.
Les crèches.
Usages et coutumes.




Ne pouvant sans cesse mentionner, à chaque page, les références des passages cités qui émaillent tous ces textes historiques et théologiques, nous vous renvoyons aux auteurs qui ont été nos sources principales : 

- Liturgia du P. R. Aigrain. Ed. Bloud et Gay 
- Liber Sacramentorum du cardinal Schuster. Ed. Vromant 
- L'Eglise en prière du P. Aimé Georges Martimort. Ed. Desclée 
- Lectionnaire d'Emmaüs de Pierre Griolet. Ed. Desclée de Brouwer 
- L'an de grâce du Seigneur par un moine de l'Eglise d'Orient. Ed. An-Nour 


Nous restons à votre disposition pour vous aider dans vos recherches pour toute documentation .

flashpress@infocatho.cef.fr 


Par rrrichardrouleaugmail.over-blog.com - Publié dans : Signes de Jésus
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 05:52

Les lectures de l'Avent 

 

 

Les lectures de l'Avent soulignent un double avènement: la venue du Christ à sa naissance et l'attente de sa deuxième venue à la fin des temps.

L'Avent dans la Bible

Pendant les messes de l'Avent, les lectures rappellent d'abord la longue attente par les Hébreux du Sauveur annoncé par Dieu : « Un rameau sortira de la souche de Jessé (père de David), un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d'après les apparences, il ne tranchera pas d'après ce qu'il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays...» (1).
Les lectures de l'Avent rappellent également comment fut conçu et attendu l'enfant Jésus : l'ange Gabriel apparaît à Marie et lui annonce qu'elle va « concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus (...) L'Esprit Saint viendra sur toi, et le puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu » (2).
Jean-Baptiste, fils d'Elizabeth et cousin de Jésus, appelait ses prochains à la conversion et annonçait la venue imminente du Fils de Dieu en ces termes : « Moi, je vous baptise dans l'eau, pour vous amener à la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu » (3).
De même, le temps de l'Avent appelle à la conversion intérieure. Les célébrations rappellent, en permanence et avec force, que les fidèles doivent être mobilisés spirituellement pour que la foi soit un ferment constant de renouvellement personnel et social autant que de confiance dans l'avenir.
(1): Livre d'Isaïe (11, 1-10)
(2) Évangile selon saint Luc (1, 26-38)
(3) Évangile selon saint Marc 1,1.8 et selon saint Jean 1,19.28


Qu’est-ce que l’Avent ?

Adventus, en latin, signifie « avènement ». Le temps liturgique de l’Avent est consacré à une ardente préparation de la venue du Seigneur.

Il commence le quatrième dimanche avant Noël. Marqué par une pénitence de tonalité joyeuse, il utilise les ornements violets ; on se passe habituellement d’accompagnement musical pour les chants liturgiques, et d’ornementation florale.

L’Avent célèbre le triple avènement du Seigneur : sa naissance à Bethléem dans le passé, sa venue dans les cœurs par la grâce, et son retour glorieux à la fin des temps. Dès le début de l’année liturgique, la triple référence au passé, au présent et à l’avenir, qui appartient à la structure de la liturgie ici-bas, est rendue manifeste (voir Mémorial).

On passe sans heurt d’une année liturgique à une autre. Les derniers dimanches du temps ordinaire préparent à la Parousie du Seigneur et au jugement dernier ; la fête duChrist-Roi en est l’aboutissement. Le début de l’Avent considère surtout le dernier avènement du Christ (avenir).

A partir du 17 décembre commence une grande semaine de préparation à Noël, plus attentive à la commémoration du mystère de l’Incarnation et de la naissance du Sauveur (passé), pour que nous puissions mieux recevoir la grâce du salut (présent). La liturgie actualise ainsi le passé dans le présent, pour instaurer l’avenir ; elle le fait avec un art consommé, signe de la plénitude dont elle est dépositaire.

 

1. Chants de l'Avent chants liturgiques en latin grégoriens 

 Les chants de l'Avent en latin, chants liturgiques en latin, chants grégoriens de l'Avent sont différents chaque dimanche

Chants du 1er dimanche    http://www.christusrex.org/www2/cantgreg/missa_h1adv.html 

Hebdomada Prima Adventus
Dominica

Introitus: Ps. 24, 1-4 Ad te levavi (3m29.7s - 3275 kb) 

Graduale: Ps. 24, 3. V. 4 Universi, qui te exspectant (2m00.6s - 1887 kb) 

Alleluia: Ps. 84, 8 Ostende nobis (2m41.5s - 2525 kb) 

Offertorium: Ps. 24, 1-3 Ad te, Domine, levavi (1m41.0s - 1579 kb) 

Communio: Ps. 84, 13 Dominus dabit benignitatem (51.2s - 801 kb) 

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Chants du 2me dimanche     http://www.christusrex.org/www2/cantgreg/missa_h2adv.html  

Hebdomada secunda adventus
Dominica

Introitus: Cf. Is. 30, 19.30; Ps. 79 Populus Sion (3m15.8s - 3061 kb) 

Graduale: Ps. 40, 2.3. V. 5 Ex Sion (2m50.7s - 2675 kb) 

Alleluia: Ps. 121, 1 Lætatus sum (2m11.2s - 2057 kb) 

Offertorium: Ps. 84, 7.8 Deus, tu convertens (2m01.6s - 1901 kb) 

Communio: Bar. 5, 5; 4, 36 Ierusalem, surge cum Ps. 147, 12.13 (1m56.7s - 1825 kb) 

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Chants du 3eme dimanche   http://www.christusrex.org/www2/cantgreg/missa_h3adv.html 

Hebdomada tertia adventus
Dominica

Introitus: Phil. 4, 4.5; Ps. 84 Gaudete in Domino (cum Gloria Patri)(6m13.5s - 5839 kb) 

Graduale: Ps. 79, 2.3. V. 2 Qui sedes, Domine (2m24.8s - 2265 kb) 
(anno B) Io. 1, 6. V. 7 et Lc. 1, 17 Fuit homo (2m09.3s - 1011 kb)

Alleluia: Ps. 79, 3 Excita, Domine (1m58.4s - 1853 kb) 

Offertorium: Ps. 84, 2 Benedixisti, Domine (1m18.4s - 1226 kb) 

Communio: Cf. Is. 35, 4 Dicite: Pusillanimes (56.9s - 891 kb) 



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Chants du  4eme dimanche    http://www.christusrex.org/www2/cantgreg/missa_h4adv.htm

Hebdomada quarta adventus
Dominica

Introitus: Is. 45, 8; Ps. 18 Rorate cæli desuper (cum Gloria Patri)(3m35.9s - 3375 kb) 

Graduale: Ps. 144, 18. V. 21 Prope est Dominus (2m41.0s - 2517 kb) 

Alleluia: Veni, Domine (3m08.2s - 2949 kb) 

Offertorium: Lc. 1, 28.42 Ave, Maria... et benedictus (2m03.4s - 1933 kb) 

Communio: Is. 7, 14 Ecce virgo concipiet (51.0s - 799 kb) 

 

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5. Documents sur les messes des dimanches du temps de l'Avent 

Lectures des messes 

Année B   ( 2008-2009, 2011-2012)         

    1er dimanche   http://missel.free.fr/Annee_B/avent/1.html    

1er dimanche de l'Avent

Année B

 



Première lecture

1er dimanche de l'Avent

Première lecture

Psaume

1er dimanche de l'Avent

Psaume 74

Berger d'Israël écoute,
toi qui conduis ton troupeau, resplendis !
Réveille ta vaillance
et viens pour nous sauver.

Dieu de l'univers, reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu'a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l'homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n'irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom.


Textes liturgiques © AELF, Paris

Epître

1er dimanche de l'Avent

Epître

Evangile

1er dimanche de l'Avent

Evangile

                         2 ème  dimanche   http://missel.free.fr/Annee_B/avent/2.html  

 2e dimanche de l'Avent

Année B

Première lecture

2e dimanche de l'Avent

Première lecture

Psaume

2e dimanche de l'Avent

Psaume 84

J'écoute ; que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu'il dit, c'est la paix pour son peuple.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s'embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.


Textes liturgiques © AELF, Paris

Epître

2e dimanche de l'Avent

Epître

Evangile

2e dimanche de l'Avent

Evangile

Lecture du livre d'Isaïe (LXIII 16-17 & LXIV 1, 3-8)[1].

Tu es, Seigneur, notre Père, notre Rédempteur ; tel est ton nom depuis toujours. Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de ton chemin, pourquoi rends-tu nos cœurs insensibles à ta crainte ?

Reviens, pour l'amour de tes serviteurs et des tribus qui t'appartiennent.

Ah ! si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes fondraient devant toi.

Voici que tu es descendu, et les montagnes ont fondu devant ta face. Jamais

on ne l'a entendu ni appris, personne n'a vu un autre dieu que toi agir ainsi envers

l'homme qui espère en lui. Tu viens à la rencontre de celui qui pratique la justice

avec joie, et qui se souvient de toi en suivant ton chemin.

Tu étais irrité par notre obstination dans le péché, et pourtant nous serons sauvés.

Nous étions tous semblables à des hommes souillés, et toutes nos belles actions

étaient comme des vêtements salis. Nous étions tous desséchés comme des

feuilles, et nos crimes, comme le vent, nous emportaient. Personne n'invoquait ton

nom, nul ne se réveillait pour recourir à toi. Car tu nous avais caché ton visage, tu

nous avais laissés au pouvoir de nos péchés. Pourtant, Seigneur, tu es notre Père.

Nous sommes l'argile et tu es le potier : nous sommes tous l'ouvrage de tes mains.


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] Le Prophète épanche son cœur dans une admirable prière. Après la période d'intense

renouveau qui suivit le retour d'exil (538), voici la désillusion : le peuple oublie son

Rédempteur et se laisse égarer. Dieu va-t-il à nouveau le châtier ? Le prophète répond à

cette question. D'abord, il fait une profession de foi (LXIII 16) : le Seigneur est le Père

d'lsraël ; c'est lui qui l'a appelé à l'existence au temps d'Abraham et de Moïse ; c'est lui

aussi qui vient de le sauver et de le faire renaître une deuxième fois en le ramenant de la

captivité de Babylone. Puis, un soupir angoissé (I 7) : pourquoi ce silence de Dieu face aux

égarements de son peuple ? Un père corrige ses enfants qui s'écartent du droit chemin :

pourquoi Dieu n'agit-il pas ainsi ? Vient ensuite une prière suppliante (I 8) : afin que ses

enfants reviennent à lui, qu'il revienne vers eux ! qu'il n'écoute que son amour ! qu'il

descende des cieux ! La réponse est immédiate : Dieu est descendu, il est venu

vers l'homme, il ne cesse de s'approcher de lui. Cela a été souvent vérifié dans le passé,

tout récemment encore en tirant son peuple de l’exil. Il reviendra encore, car il est plein

de miséricorde. Il respecte la liberté des pécheurs qui peuvent, hélas ! se souiller et

s'éloigner de lui. Mais il attend leur conversion et l'espère. Il peut, comme le potier,

casser le vase malformé pour en refaire un autre. Mais son désir est que l'homme se

laisse façonner par sa main, comme l'argile malléable. Dieu n'a qu'une ambition : la réussite

et le bonheur des humains. A eux de s'abandonner à lui.

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (I 3-9)[1]

Frères, que la grâce et la paix soient avec vous, de la part de Dieu notre Père, et de

Jésus-Christ, le Seigneur. Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour la

grâce qu'il vous a donnée dans le Christ Jésus ; en lui vous avez reçu toutes les

richesses, toutes celles de la Parole et toutes celles de la connaissance de Dieu.

Car le témoignage rendu au Christ s'est implanté solidement parmi vous. Ainsi,

aucun don spirituel ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre

Seigneur Jésus-Christ. C'est lui qui vous fera tenir solidement jusqu'au bout, et vous

serez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus-Christ. Car Dieu est fidèle, lui

qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus-Christ, notre Seigneur.


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] Malgré les graves problèmes qui agitent et divisent les chrétiens de Corinthe, saint Paul

commence son épître par une action de grâce. Après une salutation de type liturgique,

il énumère les raisons de sa satisfaction, motif de sa priere. D’abord l'annonce de

l'Evangile dans cette ville cosmopolite et malfamée (Actes, XVIII), et l'accueil de quelques

croyants : même pauvres (I 26), ils ont acquis une suprême richesse en écoutant la

Parole et en s'ouvrant à la connaissance du vrai Dieu. Ensuite les dons de toutes sortes

(charismes) qui ont accompagné ce témoignage rendu à Jésus-Christ pour affermir leur

foi. Enfin l'espérance qui a été répandue en eux, et qui leur fait attendre la révélation finale

et totale de Jésus-Christ. D'ici là, saint Paul exhorte les Corinthiens à demeurer fidèles,

en s'appuyant sur la fidélité de Dieu qui les a appelés à ne faire qu'un en Jésus : puisque

Jésus les tient en lui, il achèvera en eux son œuvre, s'ils se laissent conduire. Comme à

son habitude, saint Paul adresse ses compliments sous forme d’action de grâce, invitant à

aller plus loin. Tendue vers le dernier avènement du Seigneur, l’Eglise doit saisir le

temps de l’Avent comme une conversion en progressant dans la connaissance de la vérité

révélée, dans l’observance des commandements donnés et dans la réception des grâces

préparées.

Suite du saint Évangile de notre Seigneur 
Jésus-Christ selon Saint Marc (XIII 33-37).

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Prenez garde, veillez : car vous ne

savez pas quand viendra le moment[1]. Il en est comme d'un homme parti en

voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à

chacun son travail et recommandé au portier de veiller. Veillez[2] donc, car vous ne

savez pas quand le maître de la maison reviendra[3], le soir ou à minuit, au chant

du coq ou le matin[4]. Il peut arriver à l'improviste[5] et vous trouver endormis[6]. Ce

que je vous dis là, je le dis à tous :Veillez[7] ! »


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1]C'est pour cette attente et cette espérance que nous avons été faits chrétiens (saint

Augustin : sermon CVIII, 1).

[2]Il veille celui qui tient les yeux ouverts à la venue de la véritable lumière ; il veille celui

qui dans ses oeuvres s'inspire toujours de sa foi ; il veille celui qui sans cesse écarte de

lui les ténèbres de la torpeur et de la négligence (saint Grégoire le Grand : homélie XIII

sur les péricopes évangélique, 3).

[3]Le chrétien ignore et ignorera toujours le jour du jugement, et c’est pourquoi il est

fidèle chaque jour ; il craint toujours parce que toujours il espère (Tertullien :

De anima, XXXIII).

[4] Ces indications désignent les quatre veilles de la nuit suivant la division romaine ; les

Romains avaient quatre relèves et les Juifs trois, mais, au temps de Jésus, les Juifs avaient

adopté la division romaine : première veille (le soir, de 18 à 21 heures), deuxième veille

(le milieu de la nuit, de 21 à 24 heures), troisième veille (le chant du coq, de minuit

à 3 heures) et quatrième veille (le matin, de 3 à 6 heures). On remarquera que les veilles

citées par Jésus se réfèrent à des moments précis de sa passion : il est livré le soir par

Judas, il comparaît dans la nuit devant Caïphe, Pierre le renie au chant du coq, il est livré

à Pilate le matin. Toutes les heures sont aussi à propices à la trahison qu’à la fidélité.

[5]Il a laissé incertaine l'heure de notre mort pour que chacun de nous s'y préparât

sans cesse (saint Grégoire le Grand : homélie XIII sur les péricopes évangélique, 6).

[6]Il faut que ceux qui ont été négligents dans les premières époques de leur vie, sachent

se réveiller dans les époques qui suivent ; En face de la patience de Dieu, quelle excuse

pourriez-vous invoquer ? Dieu est délaissé, et il attend ; il se voit méprisé et il appelle à

nouveau ; ce mépris a été une offense qui réclamait un châtiment, et cependant il promet

une récompense à ceux qui reviennent à lui, quoique tardivement; Mais que l'on sache

profiter de cette longanimité, parce que sa justice, au jour du jugement, sera d'autant plus

rigoureuse qu'il a, avant le jugement, montré une patience plus grande 

(saint Grégoire le Grand : homélie XIII sur les péricopes évangélique, 5).

[7]Ils sont vraiment heureux et proclamés tels par Dieu, ces serviteurs que Dieu trouve

veillant, prêts à tout labeur, le cœur rempli de lumière (saint Cyrille).

Lecture du livre d'Isaïe (XL 1-5 & 9-11)[1].

Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que

son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur

double punition pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Préparez à travers le désert le

chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin

sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux

deviendront droits et les escarpements seront changés en plaine. Alors la gloire du Seigneur se

révélera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé (…) Monte sur une

haute montagne, toi qui porte la bonne nouvelle à Sion. Elève la voix avec force, toi qui portes la

bonne nouvelle à Jérusalem. Elève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : Voici votre

Dieu. Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance et son bras est victorieux. Le fruit

de sa victoire l'accompagne et ses trophées le précèdent. Comme un berger, il conduit son

troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des

brebis qui allaitent leurs petits. »


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] Voici le début du « livre de la consolation » dont l’auteur, le deuxième Isaïe (du chapitre XL au

chapitre LV), est un prophète inconnu du temps de l'Exil. Les Juifs sont dans l'angoisse d'une captivité

qui se prolonge : la destruction du Temple et de la royauté, la servitude sous le joug des païens,

semblent être les signes d'un châtiment divin irrémédiable. Cependant, Dieu confie au prophète

un message d'espérance. Le pardon est proclamé et on annonce la fin de la servitude . Après Jérémie,

le prophète du malheur, le deuxième Isaïe porte une parole de consolation : « proclamez que son service

est accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition

pour toutes ses fautes. » Puis vient l'annonce de la manifestation glorieuse de Dieu qui va parcourir en

sens inverse la route de l'exil, et revenir à travers les déserts de la Syrie. Comme pour le

passage d'un grand personnage, une directive est adressée à tous les fidèles : « Préparez à travers le

désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin

sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront

droits et les escarpements seront changés en plaine. » Ces images ont une valeur symbolique : c'est

par l'humilité de cœur et la droiture qu'il convient de se préparer à cet événement. A l'inverse, le

Seigneur lui-même réalisera ce chemin dans leur cœur (3-5). Enfin, avec plus de précision encore, le

prophète se mue en héraut pour interpeler Sion, la ville qu'on n'a pas oubliée. La bonne nouvelle qu'il crie

à Jérusalem et aux villes de Juda, c'est le retour de Dieu dans son pays, celui qu'il a choisi pour y fixer

sa demeure. Il vient en Roi victorieux. Mais il ne vient pas seul. Une armée triomphante l'accompagne.

Il vient en berger et son troupeau le suit.

Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre Apôtre (III 8-14)[1]

Frères bien-aimés, il y a une chose que vous ne devez pas oublier : pour le Seigneur, un seul

jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour. Le Seigneur n'est pas en retard

pour tenir sa promesse, comme le pensent certaines personnes ; c'est pour vous qu'il patiente :

car il n'accepte pas d'en laisser quelques-uns se perdre ; mais il veut que tous aient le temps de

se convertir. Pourtant le jour du Seigneur viendra comme un voleur. Alors les cieux disparaîtront

avec fracas, les éléments en feu seront détruits, la terre, avec tout ce qu'on y a fait, sera brûlée.

Ainsi, puisque tout cela est en voie de destruction, vous voyez quels hommes vous devez être,

quelle sainteté de vie, quel respect de Dieu vous devez avoir, vous qui attendez avec tant

d'impatience la venue du jour de Dieu (ce jour où les cieux embrasés seront détruits, où les

éléments en feu se désagrégeront). Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur,

c'est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. Dans l'attente de ce jour,

frères bien-aimés, faites donc tout pour que le Christ vous trouve nets et irréprochables, dans la

paix.


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] La seconde épître de saint Pierre est une exhortation à la fidélité. Les destinataires s'étonnaient

du retard de la Parousie (retour glorieux du Christ). Que devient sa promesse ? Les derniers

témoins du Christ disparaissent et rien n'est changé, le monde va de mal en pis. Jésus aurait-il trompé

ses disciples ? Mais alors, à quoi bon lutter ? Saint Pierre répond que pour Dieu, le temps n'existe pas.

Dieu est au-dessus et au-delà. Il est le maître de l'histoire et nul ne peut lui demander des comptes.

Ce retard dont nous lui faisons grief est en fait une marque d'amour, une preuve de patience de sa part.

S'il nous laisse un délai plus long, c'est pour que nous ayons le temps de nous convertir, car il veut

que tous soient sauvés ensemble : interprétation tout à fait positive qui s'appuie sur la foi dans la bonté

du Seigneur et qui sape l'objection des impatients ou des désabusés. Cependant, soyons sur nos

gardes, le Jour du Seigneur viendra, c'est sûr, quand Dieu voudra (c'est son secret) et pour les

hommes ce sera une surprise, comme lorsque le voleur vient la nuit (S. Matthieu, XXIV 43-45). Alors le

déluge de feu déferlera, plus terrible que le déluge d'eau au temps de Noé. Dieu châtiera les impies.

L'auteur reprend ici les prophètes, mais aussi des éléments de l'enseignement de Jésus

(S. Marc XIII 24-25). Ce sera la fin d'un monde. Alors, Dieu créera des cieux nouveaux et une terre

nouvelle, selon le mot du prophète (Isaïe, LXV 17). Ce bouleversement sera donc l'enfantement d'un

monde nouveau où Dieu exercera sa justice avec des hommes justes.

Suite du saint Évangile de notre Seigneur 
Jésus-Christ selon Saint Marc (I 1-8).

Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe : « Voici que j'envoie mon messager devant toi, pour

préparer ta route. A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez

sa route[1]. » Et Jean le Baptiste parut dans le désert[2]. Il proclamait un baptême[3] de conversion

pour le pardon des péchés. Toute la Judée[4], tout Jérusalem, venait à lui[5]. Tous se faisaient

baptiser par lui dans les eaux du Jourdain[6], en reconnaissant leurs péchés[7]. Jean était

vêtu de poil de chameau[8] avec une ceinture de cuir autour des reins[9], et il se nourrissait de

sauterelles et de miel sauvage[10]. Il proclamait[12] celui qui est plus puissant que moi[13]. Je ne

suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales[14]. Moi, je

vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint[15]. »


Textes liturgiques © AELF, Paris


[1] Consolez, consolez mon peuple. Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est

accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour

toutes ses fautes. Une voix proclame : « Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez

dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute

colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits et les escarpements seront changés

en plaine. Alors la gloire du Seigneur se révélera et tous en même temps verront que la bouche du

Seigneur a parlé » (Isaïe, XL 3-5).

[2] Il [saint Jean-Baptiste] avait dû se former au désert, celui qui devait venir dans la vertu et l’esprit

d’Elie ; il avait dû se séparer de tout commerce avec les hommes, afin de se séparer de leurs

erreurs et de leurs préjugés, pour être tout entier à la contemplation des choses invisibles. Parce

que toutes ses pensées et tous ses désirs étaient tournés vers Dieu, il arriva à posséder la grâce plus que tous les autres prophètes (saintGrégoire de Nysse : « De Virginitate », VI).

[3] En Israël, on connaît l’immersion comme moyen de purification légale ; ainsi, le Lévitique la

commande-t-il pour la purification du lépreux guéri (XIV 8), et pour l’effacement de l’impureté

sexuelle (XV 16-18) ; le Livre desNombres l’ordonne pour laver l’impureté après l’attouchement d’un

cadavre (XIX 19). Aux prescriptions de la Loi, les scribes ont ajouté d’autres bains qui opèrent une

pureté légale mais sans aucun caractère directement moral, même s’ils font passer du domaine

profane au domaine sacré ou inversement. Des bassins d’eau pure ou des piscines rituelles permettent

de se purifier. Le baptême de Jean dans les eaux du Jourdain manifeste sur un point essentiel sa

différence d’avec les rites pharisiens de pureté : conféré sous le signe de la conversion morale, il reprend

l’essentiel de la prédication de l’Ancien Testament pour la placer dans la perspective du Royaume

de Dieu qui approche. Quelques paroles prophétiques ont déjà exprimé le symbolisme du bain de

l’eau en vue de la purification intérieure (Psaume LI 9 ; Isaïe, I 16 ; Ezéchiel, XXXVI 25 ; Zacharie, XIII 1).

Le baptême de Jean qui est appelé « un baptême pour la rémission des péchés », annonce déjà

le salut en se substituant, en quelque sorte, aux rites de pardon de l’Ancienne Alliance. Le

baptême de Jean s’accompagne nécessairement d’une orientation morale (charité, justice, droiture) ;

elle prépare la venue du Royaume de Dieu, non point seulement dans l’histoire générale, mais surtout

dans le cœur de chacun, changé par la conversion. Le baptême de Jean ne donne la purification

intérieure que dans la mesure où Dieu accepte les dispositions intérieures de celui qui le reçoit.

[4] La Judée désignait, à l'époque perse, le pays occupé par les Juifs rentrés de Babylonie. Très réduit

au début, le territoire se limitait à Jérusalem et à sa banlieue. Au cours du II° siècle, le grand prêtre

Jonathan se vit accorder trois districts pris à la Samarie (Ramathaïm, Aphéréma et Lydda), ainsi que

celui d'Akkaron. Simon, son fils et successeur, occupa Gazara et Joppé, ouvrant ainsi un chemin vers la

mer. Après les conquêtes hasmonéennes, le terme de Judée peut être pris dans son sens strict,

c’est-à-dire le pays de Juda, ou dans le sens plus large de royaume juif. Il en est de même à l'époque

hérodienne et au temps de Jésus. De manière analogue, le gouverneur romain qui dirige la

Samarie, la Judée et l'Idumée est dit procurateur de Judée (après la guerre juive, les monnaies de

Vespasien portent la légende « Judæa capta »). Dans les évangiles, le terme est généralement pris

dans son sens strict, par opposition à la Samarie et à la Galilée.

[5] Les Juifs n’avaient plus le sentiment de leurs péchés, et alors qu’ils étaient en proie à toutes les

misères, ils se proclamaient justes. Jean vient donc leur donner le sentiment de leurs fautes. Déjà,

son extérieur les ramenait à la conscience de ces fautes (saint Jean Chrysostome : homélie X sur

l’évangile selon saint Matthieu, 2).

[6] Le Jourdain qui seul véritable fleuve de la Palestine, court sur quelques deux cents cinquante

kilomètres, en raison de ses nombreux méandres, du pied de l’Hermon au sud de la mer Morte. Le

Jourdain prend sa source au pied de l’Hermon où il se forme de trois petits cours d’eau (le Nahr

Banijas, le Nahr el Leddan et le Nahr el Hasbani) ; après avoir traversé le lac Mérom (le lac Houlé),

il traverse le lac de Génésareth (aussi appelé la mer de Galilée, le lac de Tibériade ou le lac de 

Kinnereth) ; enfin, il se jette dans la mer Morte. Le Jourdain a un certain nombre d’affluents dont les trois

principaux, sur la rive gauche, sont le Yarmouk, le Ouadi Yabis et le Jabbok ; la pente du Jourdain

est très forte puisqu’il naît à plus quarante-cinq mètres au-dessus du niveau de la mer, et qu’il finit à

moins trois cent quatre-vingt-dix mètres au-dessous du niveau de la mer ; son débit est de

quatre-vingt-quinze mètres cubes à la seconde.

Le nom Jourdain semble dériver de la racine hébraïque « yrd » qui signifie « descendre » :

« Le nom de Jourdain signifie : celui qui descend. Le fleuve de Dieu qui descend avec la puissance d’un

flot abondant, c’est le Sauveur, Notre Seigneur, en qui nous sommes baptisés dans l’eau véritable,

dans l’eau du salut » (Origène : vingt-et-unième homélie sur l’évangile selon saint Luc).

L’évangile dit que Jean baptisait à Bethanie de Transjordanie (évangile selon saint Jean, I 28), site dont

on a perdu la trace, mais que l’on situe à vingt-cinq kilomètres au nord de la mer Morte, sur la rive

gauche du Jourdain, en Pérée (partie de Transjordanie située entre Pella et Machéronte) ; d’aucuns

pensent qu’à cet endroit, sous la conduite de Josué, les tribus passèrent le fleuve pour entrer dans la

terre promise (Josué, I 2, II 7-10, III 1-17 & XXIV 11). « Josué est celui qui reçut le commandement

après la mort de Moise : une fois que Moise eut disparu, Josué prit le commandement ; une fois que la

Loi ancienne fut abrogée, régna le véritable Jésus. Ainsi en atteste l'Evangile : ‘ Jusqu'à Jean ce furent la Loi et les prophètes ; depuis lors le royaume de Dieu est annoncé ’ (évangile selon saint Luc, XVI 16) … Quand

Moïse fit sortir le peuple de la terre d'Egypte, aucun ordre ne fut respecté dans le peuple, aucune règle ne fut observée par des prêtres ; ils traversent l'eau de la mer, une eau salée, pleine d'amertume ; ils arrivent dans un

désert, et durant quarante ans le peuple y est éprouvé, en butte à la souffrance ; il n'est pas seulement

éprouvé, mais à cause de ses récriminations constantes il est même anéanti dans cette immensité

désertique, ne méritant pas, pour ce qui est de la première génération, d'entrer dans la Terre de la

promesse. Voilà ce qui arriva sous Moïse, c'est-à-dire sous la Loi. Mais quand Josué, figure du

Sauveur, fit sortir la multitude, une lecture attentive vous fera voir quels sont les faits qui à l'époque

renvoient déjà au peuple chrétien. Les prêtres marchent en tête, l’arche de l'alliance est portée par des

prêtres sur leurs épaules. Point de mer, point d'eau salée en perspective ; sous la conduite de Josué,

on va vers le Jourdain. La traversée ne se fait pas dans le désordre et la violence, comme jadis la mer

Rouge, et ce n’est pas une fuite angoissée : c'est l’entrée, sous la conduite de Josué et avec les

prêtres, dans le Jourdain, dans une eau douce et délectable. On n’observe pas un silence furtif, mais

 

on fait sonner des trompettes qui jouent une musique mystérieuse et divine. C’est ainsi qu'à l'annonce

de la trompette céleste, suivant Jésus à traver les eaux du Jourdain, à travers le sacrement du

baptême, le peuple méritera d'entrer dans la Terre de la promesse, c'est-à-dire dans la béatitude de la

vie éternelle » (saint Césaire d’Arles : sermon CXVI).

[7] (La conversion) exprime la peine que l’on éprouve de ce que l’on a fait, le changement des pensées et

des sentilents. Celui qui se repent reconnaît son erreur antérieure, il reprend, pour ainsi dire, son esprit

égaré, il punit la folie à laquelle il s’était abandonné et il relève son esprit pour vivre avec droiture

  (Lactance : « Divinæ Institutiones », livre VI).

[8] Le chameau qui rumine mais n’a pas le sabot fourchu : il est impur pour vous (Lévitique, XI 4).

[9] Ce vêtement, dit l’« Opus imperfectum in Matthæum », mortifiait le corps du Baptiste, en même

temps qu’il le couvrait. La ceinture est le symbole de la vigilance avec laquelle Jean-Baptiste tenait ses

sens assujettis pour le service de Dieu. Pour la célébration de la messe, après avoir revêtu l’aube, autour

de sa taille le prêtre serre le cordon, symbole de la garde du Seigneur qui le conserve pur ; en serrant le

cordon autour de sa taille, le prêtre disait autrefois : « Ceignez-moi, Seigneur, étroitement d’une ceinture

de pureté, et éteignez dans mes sens les ardeurs du plaisir mauvais, afin que demeurent en moi

les vertus de continence et de chasteté. » Sans doute, le cordon peut-il aussi rappeler que les Juifs,

pour manger l’agneau de la Pâque, devaient se ceindre les reins : « Voici comment vous le mangerez :

ceinture aux reins, sandales aux pieds et bâton à la main » (Exode, XII 11) ; il symbolise alors que l’on

est prêt à suivre le Seigneur. Enfin, le cordon est au moins une réponse à l'ordre de Jésus : « Que

vos reins soient ceints » (évangile selon saint Luc, XII 35). La ceinture qui fait partie du costume

monastique, même s’il y a été ajouté pour un motif évident de nécessité, n’en symbolise pas moins

la retenue, la continence et la probité ; c'était autrefois se déshonorer que de n'être pas ceint. L'Ordo

Romanus est le plus ancien document que nous ayons à le montrer la ceinture comme un vêtement

ecclésiastique.

[10] Ce vêtement pris à des animaux immondes auxquels ont peut comparer les nations païennes et qu’il

sanctifiait en le portant, était un symbole de la sainteté que nous pouvions recevoir par son ministère.

Les hommes, dans leurs allures désordonnées, ressemblaient à ces sauterelles dont se nourrissait le

Prophète, ils étaient volages, stériles dans leurs œuvres, verbeux, agités. Et maintenant il s’est

trouvé que nous sommes devenus la nourriture des saints et les délices des prophètes : et nous leur

avons offert en même temps que nos personnes un miel qui provenait non des rayons de la Loi,

mais des arbres sauvages (saint Hilaire de Poitiers : commentaire de l’évangile selon saint Matthieu, II 2).

[11] Evangile selon saint Jean, I 6-8 & 19-28 : Parut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n'était

pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage. Et voici quel fut le témoignage de Jean,

quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »

Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. » Ils lui demandèrent : « Qui es-tu

donc ? Es-tu le prophète Elie ? » Il répondit : « Non. » Ils lui demandèrent : « Alorses-tu le grand

Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. » Alors, ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous

donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la

voix qui crie à travers le désert : aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »

Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni

le Messie, ni Elie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise

dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière

moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. » Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.

[12] Le baptême de Jean préparait à la grâce de trois façons : par l’enseignement qui l’accompagnait et

qui préparait les hommes à la foi du Christ ; par l’idée qu’il donnait du baptême du Christ ; par la

pénitence qui préparait les hommes à recevoir l’effet du baptême du Christ (saint

 Thomas d’Aquin : « Somme Théologique », III° partie, question 38).

[13] Le rôle des prophètes était d’éloigner du péché ; le rôle propre du Christ était de sauver ceux

qui croiraient en lui (saint Hilaire : commentaire de l’évangile selon saint Matthieu, II 2).

[14] Il est si grand qu’il peut passer pour le Christ ; certains le croient. Il n’a pas à propager cette

idée, il n’a qu’à l’accepter. Mais cet humble ami de l’époux, rempli d’amour pour l’époux, ne veut point

se substituer à l’époux : il rend témoignage à son ami et il montre à l’épouse le véritable époux. Voulant

être aimé de l’époux, il a horreur d’être aimé à la place de l’époux (...) Il préférera rendre témoignage au

Christ, s’humilier devant le Christ, que de passer pour le Christ (...) Et, à cause de cela, il est le

plus grand des prophètes, parce qu’il reconnut et montra le Christ quand le Christ fit son entrée dans

son royaume. Il s’humilia devant celui qui était grand pour être exalté par celui qui était vraiment

grand. Prophète, il mérita d’être annoncé par les prophètes (saint Augustin : sermon CCLXXXVIII, 2).

[15] Vous serez tous imprégnés du Saint-Esprit : tandis que l’eau ne lave que l’extérieur, le Saint-Esprit,

comme le feu, pénétrera au plus intime de vous-mêmes, il détruira tout ce qui est mauvais 

 (saint Jean Chrysostome : homélie XI sur l’évangile selon saint Matthieu, 4).

Par rrrichardrouleaugmail.over-blog.com - Publié dans : Signes de Jésus
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